‹ Recherches sur les éthers phosphoriquesChapitre 15 sur 36 · FUN · texte numérisé non relu

FUN

RECHERCHES SUR LES ÉTHERS PHOSPHORIQUES. o"

Il se produit deux hydrogènes acides pour chaque molécule [PO*(CH)} Pb; employée.

L’acide libre donne des résultats semblables :

90% d'une solution d'acide P O* (C? H5Ÿ H üitrée et renfermant 0°: 00256, ont été additionnés de brome pur jusqu'à coloration persistante; par addition de quelques gouttes d'acide on a enlevé l'excès de brome qui génerait le titrage aux réactifs colorés. Le titrage fait ensuite au méthylorange a donné DRE EEE COR En ee es AZ 0,00735 ce nombre est voisin du triple de l'acidité primitive... ....., 0,00768

Aussitôt après l'addition de brome, l’acidilé monobasique devient le triple de l'acidité primitive.

Donc une molécule d'acide diallylphosphorique

PO‘ (C3 HÿH

décolore exactement 4 Br; deux des atomes de brome fixés se séparent immédiatement à froid à l’état d'acide bromhydrique, et la solution renferme

Ë (CH) Br (OH):

2H Br + PO Ke soit 3 molécules d'acide monobasique. Si l’on opère sur le sel dé plomb, une molécule d'acide bromhydrique se précipite à l’état de sel de plomb et la liqueur surnageante renferme É C H5} Br? (0H) H Br + pot ee SH Par analogie avec ce que donne l’éther monoallylique il est probable que chaque groupe allyle perd un atome de brome et que la formule de léther phosphorique bromé restant en solution est | / (CH) Br (OH) PO“ —(C? H°) Br (OH) dl

Les deux derniers atomes de brome se séparent d’ailleurs facilement. La liqueur neutralisée, en effet, et chauffée devient rapidement acide par suite de la mise en liberté d'acide bromhydrique.

La conclusion des expériences précédentes faites sur les deux éthers acides est la suivante :

Le radical allyle CH, lorsqu'il est à l’état d’éther phosphorique acide, fixe facilement 2 atomes de brome; mais il y a décomposition immédiate par l’eau à froid et perte d'un atome de brome, à l’état d'acide bromhydrique; le second se sépare ensuile rapidement, soit en chauffant, soit par évaporation lente.

Cette mobilité des atomes de brome est plus grande qu'avec la plupart des composés organiques bromés.

IT. — Je rapprocherai cette conclusion de quelques expériences que j'ai faites par une voie toute différente, dans le but d'obtenir un éther de la glycérine à la fois phosphorique et chlorhydrique

pou LE — CHOH — CH CI Ne:

correspondant au composé bromè dont j'ai parlé plus haut.

Dans plusieurs liquides physiologiques, par exemple dans le lait, dans le suc gastrique, on rencontre constamment ensemble le chlore et l'acide phosphorique; il est possible que ces deux corps soient associés dans une combinaison organique, dérivé chloré d’un éther phosphorique bibasique, analogue au dérivé glycérique ci-dessus ; les conditions de formalion et de décomposition de ce composé joueraient alors un rôle physiologique important. ë

Je suis parti de lépichlorhydrine.

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