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les acides polybasiques du phosphore, comme l’a montré M. A. Joly dans ses recherches classiques sur les composés oxygénés du phosphore.
Je me suis proposé de rechercher si on la retrouvait dans les dérivés alcooliques de lacide phosphorique, et d'étudier quelle est la nature des fonctions acides qui persistent lorsque dans la molécule d’acide phosphorique PO*H* on remplace un ou deux atomes d'hydrogène par des radicaux alcooliques. Pour préciser nettement le caractère bibasique du premier éther j’ai été amené ainsi à préparer ses sels acides PO*RMH; aucun d'eux nm’avait été signalé jusqu’à présent.
J'ai cherché ensuite à comparer les différents éihers phosphoriques d’un même alcool au point de vue de leur stabilité et pour cela j'ai mesuré la vitesse de saponification de ces éthers.
Ces différentes recherches ont été faites sur les éthers des alcools suivants :
Méthylique,
Éthylique, Allylique.
J'ai choisi ce dernier comme représentant des alcools
non saturés, et aussi à cause des relations simples de Palcool
allylique avec la glycérine, faisant prévoir un passage facile de l'acide allylphosphorique à l’acide glycérophosphorique. k
Aucun éther allylphosphorique n’avait été signalé.
Toute cette étude m’a été facilitée par l'emploi simultané, comme matières colorantes, indicatrices de neutralité, du méthylorange et de la phtaléine du phénol. M. A. Joly a
montré tout le parti que l’on pouvait en tirer dans l’étude des acides à fonctions différentes.
Leur emploi m’a été très précieux dans le cas des éthers phosphoriques et, en particulier, il m’a rendu facile le titrage d’un mélange des différents éthers d’un même alcool.
La préparation des éthers allyliques et de leurs sels, des sels acides des éthers monométhylique et éthylique, et l'étude calorimétrique de tous les éthers acides forme la première parlie de ce travail. J'y complète en quelques points l’étude des composés déjà connus des alcools méthylique et éthylique.
Dans la deuxième partie, j'éludie ces éthers au point de vue de leur décomposition et compare les vitesses de saponificalion des trois éthers du même alcool.
Ces recherches ont été commencées au Laboratoire de Chimie de l’École Normale supérieure, sous la direction de mon regretté maître M. A. Joly, qui m’a constamment aidé de ses précieux conseils. Je garde à sa mémoire un souvenir profondément reconnaissant.
Elles ont été terminées au Laboratoire de Chimie de la Faculté des Sciences de Rennes, dont toutes les ressources ont été mises à ma disposition par M. Lechartier. Qu'il me permette de lui exprimer ici mes très vifs remerciements.