RÉSUMÉ
Dans la première partie de ce travail j'ai obtenu les résultats suivants :?
1° J'ai montré que les éthers phosphoriques monoéthylique et monométhylique donnent une série de sels acides dont j'ai préparé les principaux :
PO‘(CH)KH PO“(C?H5)KH PO‘(CH)AzH'.H PO*(C2H5)AzH'.H PO‘(C H5)NaH PO*(C2H5) Na H
[PO‘ (CH) H}° Ca [PO (C2 H5) HP Ca [PO(CH*)HPSr+H?0 [PO (C2 HS) H} &r [PO‘(CH5}H} Ba H°0 [PO (C2 H5) H}? Ba LH? 0
20 J’ai obtenu la série des trois éthers phosphoriques de ; l'alcool allylique, c’est-à-dire :
a) L’acide monoallylphosphorique en dissolulion et ses deux séries de sels :
P O{(CH5) (Az H‘}° PO‘(CH5)KH PO‘ (C2 H) Na? PO“ (CS H5) Az H°.H PO“ (C2 H5) Ba P O'(CH5)NaH P Of (CHF) Ca + H° 0 -[PO*(CH5)H} Pa H20 PO“ (CS H°) Ag?
b) L’acide diallylphosphorique en solution et les sels: {P 0! (CE H°)P Ca [PO (C* H°)?P Ba PO“ (C H*° Ag.
[PO (CS H$)°} Pb.
Ces sels se décomposent par la chaleur en éther monoallylique et éther triallylique.
c) Le phosphate triallylique PO (CE HS} 3° J'ai déterminé les chaleurs de neutralisation des acides POLAR Set PO RH
formules dans lesquelles R désigne un des trois groupes LEE EDR 3 RASED EN CU à De
a) Les nombres trouvés sont sensiblement indépendants de la nature du radical.
b) L'existence de sels acides et de sels neutres, l’action des réactifs colorés, phtaléine ét méthylorange, et l'étude calorimétrique, caractérisent nettement les acides PO*RH comme des acides bibasiques, dont les deux acidités sont de valeur inégale.
c) Quand on passe de
PO' EH à: PORIE et aussi de PO*REP à MÉORSA
c’est toujours l'acidité la plus faible qui disparait.
& J'ai montré que les éthers phosphoriques de lalcool allylique fixent autant de molérules de brome qu’ils renferment de groupes CH°. L'élément halogène ainsi fixé sur un éther phosphorique est doué d’une grande mobilité et se sépare très facilement à l’état d’hydracide.
Dans la deuxième partie j’ai étudié la saponification des éthers phosphoriques.
1° En produisant la décomposition par l’eau à température constante, l’éther neutre PO: RS(R = CH* où C2 H5)
perd successivement ses trois groupes R, avec des vitesses
différentes qui sont entre elles comme
17,5 | 7,6 | 1 pour R = CH 1 Lour Re: CIE 1,57) 2,1
Le troisième radical se sépare plus rapidement que le second.
Dans le cas des éthers allyliques c’est le contraire qui se produit : PO*(C*H*)H se décompose plus rapidement que PO*(CH°)H°, et les vitesses sont entre elles comme
3,45 et À
Les éthers éthyliques sont moins rapidement décomposables que les éthers méthyliques, et ceux-ci le sont moins que les éthers allyliques.
2° Les vitesses de décomposition des éthers phosphoriques varient très rapidement avec la température; elles ne sont pas modifiées par la présence d’acides dilués.
Les bases augmentent beaucoup la vitesse de décomposiion des éthers neutres et diminuent, au contraire, celle des éthers acides dont les sels en dissolution sont stables.
Vu et approuvé :
Paris, le 25 mai 1898.