‹ Recherches sur les formes grammaticales de la langue franc̜aise et de ses dialectes au XIIIe siècleChapitre 102 sur 113 · IMPARFAITS · texte numérisé non relu

IMPARFAITS

Bourgogne. Texte de Gerars de Viane, éd. Bekker, dans Der Roman von Fierabras Provenzalisch, Berlin, 1839, in -4°.

i° Les premières pers. du prés, de l'iod. 1" conjug., qui aujourd'hui sont toutes et uniformément terminées par un e muet, le sont généralement par la consonne qui termine le radical ou par un s qu'on lui suffixe. Ainsi : je demans, je demande, 1788; je vos aim, je vous aime, 3o68; je octroi, j'octroie, 2989; je cuit, je cuide, 2997; je vont, je rends, 2791; je pri, je prie, 3883 ;j?e vos commansj je vous recommande, 4oa3 ; commant, cornant, 33 16 ; jemejij fie, a338;/e chant, chante, s46o.

a0 Les premières pers. sing. des imparf. et des condit. qui sont toujours chez nous terminées par un s, le sont dans ce dialecte par un e muet, au lieu de cet s. Ainsi : je asaudroie, j'assiégerais, 1785; je cuidoie, je songeais, 3a 46 ; je fasoie, je faisais, 398^ ; je querroie, je chercherais, 3986; je conbatroie, je combattrais, 3985 ; je vodroie, je voudrais, 3973 ; je disoie, je disais ,

Lorraine. Arresteve, arrêtait; robeivet, dérobait. (Histoire de

Metz, tom. III, Preuves, p. i83, charte de laai.) Cette forme et les autres semblables , pour l'imparfait de l'indicatif, sont formées directement sur la forme de l'imparfait latin en bam, bas, bat; elle a été remplacée depuis par notre forme d'imparfait en oi qui me parait dériver plutôt du parfait latin en i, is, it. Je ne crois pas que la forme en eve se trouve guère au delà de i aoo à ia3o, selon les provinces et le mouvement plus ou moins rapide du langage des localités.

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