DE L'ACADÉMIE DE BESANCON
Messieurs,
Permettez-moi de vous offrir cet ouvrage, au nom d'un jeune homme qui vous était attaché par l'estime et la reconnaissance.
Vous fûtes les pères adoptifs de Fallot. Après Dieu, il dut tout à la Franche-Comté, son âme intègre, son jugement élevé, son génie méthodique, son éloquence
naturelle, et les ressources matérielles nécessaires à la culture de si hautes facultés. Premier titulaire de la pension fondée par madame Suard en faveur des jeunes Francs-Comtois qui se destinent à la carrière des lettres, il s'efforçait à justifier votre choix, et serait devenu le Mentor et l'appui de ses successeurs.
De si belles espérances se sont évanouies en un jour! Mais dans les lettres et les sciences, vos regards demeurent la providence de la Franche-Comté. Ainsi, utiles à la province, vous Têtes encore à la France et à l'humanité.
C'est avec ce sentiment de profond respect que l'ami de Fallot vous prie d'agréer l'hommage d'un livre qui, on peut le dire en toute vérité , manquait à la science , et, sans vous, n'eût été ni conçu ni exécuté.
PAUL ÀCKERMANN.
De Paris, ce 1" juin i83g.