Rapports physiques
i° Dans toutes les langues, les parties du discours sont du même nombre ; elles sont les mêmes dans toutes , et ont dans toutes des fonctions semblables et des propriétés analogues.
a° Toutes les langues ont la distinction des primitifs et des dérivés. Dans toutes , cette distinction est basée sur des raisons semblables ; dans toutes , cette distinction est soumise à des lois analogues, comme, par exemple, les dérivations en tion, en once, en ly, en ie, etc. pour le français et l'anglais.
3° Toutes les langues , outre la distinction des familles de mots, ont celle des flexions du même mot, le radical et la désinence. Dans toutes, il y a des genres, des nombres, des cas, pour le substantif et l'adjectif; des nombres, des personnes , des temps et des modes pour le verbe. Ainsi, à part les différences de détail, l'organisme de toutes les langues est un : les différences n'y portent que sur des subdivisions insignifiantes; l'essentiel est partout le même. Aucune langue n'a eu jusqu'à présent :
i i° Plus de trois genres : masculin , féminin, Pour le subs- 1 neutre; tanlif et ses cor- '• 2° Plus de trois nombres : singulier, duel , plu-
rélalifs : I riel.
' 3° Plus de sept cas.
4° Plus de trois personnes : je, ta, il.
5° Plus de sept temps : présent, futur premier et second , imparfait , parfait défini et indéfini , Pour le verbe : / plus-que-parfait.
6° Plus de six modes : l'indicatif, l'impératif, le subjonctif, l'optatif ou conditionnel , l'infinitif et le participe.
Les langues qui n'ont pas toutes ces formes suppléent à celles qui leur manquent par le double emploi de celles qu'elles possèdent.
Toutes les langues ont de même l'accent tonique, l'accent prosodique, etc.
Ainsi on peut ramener la formation et l'organisation propre de chacune des langues connues à un système unique qui les contienne toutes et les expose toutes simultanément , comme on peut ramener les alphabets de tous les peuples à un alphabet conventionnel unique qui les contienne tous. (Voyez les livres de Volney sur ce sujet. )
VI. Dans chaque langue, sans aucune exception, on peut rapporter à un paradigme unique les déclinaisons et les conjugaisons. — Puis il faut indiquer les cas d'irrégularité.
Ainsi :
1. Chaque langue en elle-même a une régularité propre invariable pour les flexions du mot et ses dérivations.