‹ Recherches sur les Formines de la GlycérineChapitre 29 sur 46 · GAZEUX · texte numérisé non relu

GAZEUX

L'étude comparative des produits de décomposition des esters formiques sous l'influence de la chaleur a été entreprise à deux fins :

1° Nous avons pensé que l’analyse des gaz devait nous permettre d'identifier les produits non définis que nous avons appelés « formines d’estérification » avec un des esters de constitution connue. Comme il était à prévoir, nous nous sommes trouvé en présence de mélanges dont nous ne pouvons fixer qu'approximativement la composition.

20 Le dosage des différents produits liquides devait surtout nous désigner l’ester vers la production duquel nous devions orienter nos efforts, afin d’obtenir la préparation de l’alcool allylique la plus avantageuse.

Nous n'avons pu opérer simultanément le dosage des produits liquides et celui des produits gazeux. En effet, nour le premier, nous étions obligé de nous rapprocher autant que possible des conditions habituelles dans lesquelles s’effectue la pyrolyse du produit d’estérification de la glycérine par l'acide formique, c’est-à-dire de chauffer les esters formiques à pression ordinaire dans un appareil distillatoire, en élevant progressivement la température au fur et à mesure de la décomposition.

Or les mélanges gazeux obtenus dans ces conditions avec des esters de même degré sont de composition centésimale tout à fait analogue. Pour nous faire une idée exacte de l'influence de la température sur la formation des divers produits gazeux, il a été nécessaire d’analyser les gaz produits à des températures de décomposition bien déterminées et d'exprimer les résultats obtenus par des courbes représen-

Pot

tant la composition des mélanges gazeux en fonction de la température. Nos premières expériences, dans lesquelles nous effectuions la décomposition des formines en atmosphère de gaz carbonique nécessitaient des quantités de formine de 1 gramme environ. Ne disposant que de faibles quantités de produits, nous avons, par la suite, adopté une méthode n’exigeant que de 0 gr. 10 à 0 gr. 18 de substance. La décomposition se faisait en tubes scellés privés d’air et nous recueillions ensuite sur la cuve à mercure la totalité des gaz produits.

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