CHOH —»> CO? + H20 + CH? = CH — CH?0OH CH?OH
La quantité d'alcool allylique ainsi produite était évaluée par Tollens et Henninger au cinquième de la quantité d'acide oxalique introduite dans l’opération.
Münder et Tollens [25] complétèrent ces données en 1873. D’autres auteurs s’occupèrent aussi de la question. Citons Vincent et Delachanal [3], H. Tornoë [24], A. Bigot R6jet Nef [271.
Mais surtout un fait nouveau fut découvert en 1881 par van Romburgh [59]. Cet auteur trouvant que les détails four-: nis par Tollens et Henninger manquaient de précision, renouvela leurs expériences et en agitant la masse réactionelle avec de l’éther, il isola, non pas une monoformine, mais une di‘ormine, qu’il décrivit avec beaucoup de détails. C'est à cette diformine qu'il attribue la production d’acide formique et d'alcool allylique.
Ce n’est qu’en 1914 que F. D. Chattaway [28] réussit à élucider cette question avec toute la précision désirable. D'après lui, l'acide oxalique réagit avec la glycérine, comme d’une facon tout à fait générale avec les autres alcools, en donnant un ester oxalique acide et un ester oxalique neutre :
19 L’oxalate acide ou mono-oxaline est instable et se décompose sous l'influence d’une élévation de température, comme l'ont indiqué Tollens et Henninger, en gaz carbonique et monoformine ; l’acide formique est déplacé par un excès d’acide oxalique et le cycle des opérations recommence.