LE CS
20 L'oxalate neutre ou dioxaline normale 1,2 est le corps qui joue le principal rôle dans la production de l’alcool allylique et du formiate d’allyle. À 2250 il se décompose spontanément en acide carbonique et alcool allylique. Estérifié par sa fonction alcool restée libre par une nouvelle molécule d’acide oxalique, il donne une dioxaline mixte, qui, à 110, perd une molécule de gaz carbonique pour se transformer en un ester mixte oxalique et formique. Ce dernier produit, à 2250,se décompose comme la dioxaline interne avec perte de 2 CO? pour donner le formiate d’allyle.
Ces faits, Chattaway les a prouvés à l’aide d’une méthode réellement originale : Le mélange réactionnel après la première élimination de gaz carbonique (à 1100) a été traité par l'ammoniaque ou laniline. Chattaway a ainsi obtenu de l’oxamide ou de l’oxanilide, corps qui ne peuvent être produits qu'aux dépens d’un ester normal de l'acide oxalique. De plus la quantité d’amide formée a toujours correspondu à la quan- tité d’alcool allylique obtenue.
De sorte qu'on peut, d’après Chattaway, représenter l’ensemble des réactions par le tableau ci-contre (page 13).
On pourrait tirer d’un travail un peu plus récent de Hantzsch [58] les mêmes conclusions que des recherches de Chattaway. Orlow (1) avait cru isoler du produit de la réaction de l’aniline sur la monoformine trois formanilides isomères. Dans le mémoire cité, Hantzsch a démontré que la monoformine employée par Orlow n’était pas pure et a identifié deux des soi-disant formanilides décrites par cet auteur avec l’oxamide et l’acide oxanilique. Or on peut déduire facilement l’origine des trois produits ainsi obtenus :
la formanilide provient d’une monoformine et peut-être d’une diformine ;
l'acide oxamique provient d’un oxalate acide ;
l’oxamiide d’un oxalate neutre.
Signalons que la monoformine d’Orlow n'était autre que le produit de réaction de l'acide oxalique sur la glycérine, n’avant subi aucune purification.
De ses recherches, Chattaway a tiré dans un mémoire postérieur les conclusions suivantes sur lesquelles il étaie
(1) E. OrLow. Journ. Soc. Phys. Chim. R,. t. 37, p. 439 (1905) d’après ZENTRALBLATT (1905) II p. 403.
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