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En faisant ce travail, mon but a été surtout d'étendre au groupe tout entier des Grégarines certaines caractéristiques données seulement jusqu'ici pour un petit nombre d'espèces, en même temps que je me suis efforcé d'éclaireir certains points restés obscurs dans l'histoire de l’évolution de ces êtres.
De plus, la découverte d’une assez grande quantité d’espèces et l'étude complète de leur cycle m'ayant apporté des faits intéressants concernant la morphologie comparée du groupe, je me suis occupé particulièrement d'étudier ces organismes à ce point de vue. Enfin, Je nombre et la diversité des Grégarines connues se trouvant ainsi considérablement accrus, j'ai pensé qu’il était nécessaire, dès maintenant, de réunir par familles toutes les espèces présentant entre elles des affinités incontestables ou des caractères similaires, et d’établir ainsi une classification de ces Sporozoaires.
Mon travail se divisera donc en quatre parties :
I. La première se rapporte à l'étude de l’évolution des Grégarines et à celle des phénomènes qui s’y rattachent.
II. La seconde contient la morphologie comparée de ces êtres et de leurs éléments reproducteurs.
IT. La troisième est consacrée à la description des espèces nouvelles ou peu connues.
IV. Enfin la quatrième est un essai sur la classification des Gré-
garines dont le cycle évolutif est actuellement connu.
Procédés d'étude.
Les procédés que j'ai employés pour l'étude des Grégarines différent peu de ceux déjà mis en usage par les naturalistes qui se sont occupés de cesujet; à part ceux qui sont nécessaires pour la préparation et la conservation de ces organismes et de leurs spores, procédés qui offrent souvent de grandes difficultés et qui ne répondent pas d’ailleurs à tous les soins qu'ils exigent, on peut dire que l'emploi des réactifs usités est des plus simples.
Plus d'efforts réclame l'attention à apporter dans l'observation
des éléments figurés que présente l'étude des Sporozoaires, et surtout la recherche des formes évolutives que leur petitesse et l'absence fréquente de traits bien caractéristiques peuvent laisser échapper ou confondre avec d’autres productions histologiques.
L'étude morphologique générale d’une Grégarine, se fait très bien en examinant la bête vivante, placée sur le porte-objet dans un peu de liquide digestif. L'eau ordinaire ne tarde pas à la faire gonfler, puis éclater ; elle ne constitue donc pas un liquide propre à ces observations.
À défaut d’une quantité suffisante de fluide digestif, la plupart des Grégarines vivent quelque temps dans de l’eau légèrement salée, ce qui permet d’en étudier les mouvements. Pour les études prolongées, il est nécessaire de fixer ces organismes au moyen de la solution d'acide osmique ; d’autres fois, le sublimé semble préférable, surtout pour quelques espèces très grosses.
La coloration par différents réactifs, notamment par le carmin acétique, pourra rendre de grands services lorsqu'on voudra étudier à fond la structure de certains appendices délicats et ténus tels qu'on en rencontre dans les appareils de fixation ; ce même colorant sera aussi très utile pour l’étude des ornements de l’épicyte.
Pour l'étude de la couche striée ou myocyte, je ne saurais trop recommander l'emploi du chlorure d’or qui m'a donné d’excellents résultats en faisant apparaître nettement cette couche (Clepsidrina, Eirmocystis, Sphærocystis, etc.); même chez des espèces où elle semble tout d’abord faire complètement défaut (Actinocephalus Monocystis) ; pour d’autres cependant, le carmin acétique déjà cité m'a paru préférable. J'aurai d’ailleurs soin de l'indiquer au cours de mon travail.
L'étude des nucleus etnucléoles, celle des inclusions se feront bien en colorant ces éléments par le picro-carmin qu'on laissera agir longtemps. Le carmin acétique colore plus rapidement ces parties, mais il ale désavantage de colorer aussi l’entocyte, ce qui em-
pêche de voir les détails du noyau.
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Le chlorure d’or, l’eau iodée pourront aussi être utilement employés dans les mêmes cas.
L'étude des spores se fait assez bien dans la solution étendue d'acide osmique, et on peut colorer le noyau des corpuscules soit avec le carmin acétique, soit avec le picro-carmin.
Les appendices délicats des spores seront rendus plus apparents par l’action du nitrate d'argent.
Enfin on se servira de l’acide acétique, ou de l’eau ammoniacale, pour éclaircir les organismes trop bondés de granulations entocytiques et, par cela même, ne laissant pas voir nettement leur constitution intérieure.
Pour l'étude des formes très jeunes intra-cellulaires ou encore fixées aux parois du tube digestif (céphalins de Schneider), les dissociations à l’aide des réactifs connus, eau acétique, alcool au 1/3, seront employées avec succès, surtout si l’on a eu soin de fixer et de colorer les sujets au préalable.
Et, à ce propos, je ne saurais passer sous silence les difficultés qu’on rencontre dans la recherche de ces états jeunes au moins pour certaines espèces. Nombreuses, en effet, sont celles chez lesquelles on ne voit tout d’abord que des sporadins dont quelques-uns sont cependant très jeunes.
Ce n’est qu'après avoir inspecté un nombre souvent considérable d'animaux infestés, et au moyen de dissociations faites avec le plus grand soin, qu’on peut réussir à trouver les premiers états, les seuls vraiment intéressants au point de vue de l’étude du développement.
L’insuffisance des recherches faites en ce sens a plusieurs fois donné lieu à de fausses interprétations au sujet de la forme et du développement de quelques types remarquables, comme on pourra le voir dans la suite de ce travail ; c’est pourquoi je crois qu'on ne saurait trop insister sur l'attention qu'il faut apporter dans ce genre d’études, afin que ces erreurs deviennent moins fréquentes par la
suite.
Kystes. — La plupart des kystes mürissent bien dans l’eau, douce