‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 2 sur 62 · ER SI · texte numérisé non relu

ER SI

Ne: Sue s A

dal var Ent, Ge

SE ie

pour les Grégarines terrestres, de mer pour les espèces marines ; mais il faut toujours avoir soin de les entretenir avec la plus grande propreté, et ne pas craindre de changer l’eau au moins deux fois par jour, en les nettoyant chaque fois avec un pinceau fin pour les débarrasser des champignons qui en feraient rapidement leur proie.

Pour d’autres kystes, l’eau ne semble pas le véhicule convenable, etils ne sy développent pas. J'ai réussi à les faire müûrir en les conservant longtemps, environ un mois, dans l'air humide ; au bout de ce temps, le plus grand nombre avaient échappé aux causes d’infection et présentaient des spores parfaitement mûres ; si l’air n’est pas chargé d'humidité, les kystes se dessèchent promptement et perdent aussitôt la faculté de sporuler.

Enfin il arrive souvent que les kystes de certaines espèces sont très difficiles à obtenir; pour certaines grégarines vivantdans la cavité générale et ne s'y rencontrant fas généralement à l’état enkysté, il devient même impossible de se les procurer. C’est le cas d’un assez grand nombre de monocystidées des annélides.

Maïs, pour les formes vivant dans le tube digestif (grégarines intestinales) et par conséquent destinées tôt ou tard à être évacuées sous forme de kystes, c’est à l’expérimentateur de se placer dans les conditions voulues pour nourrir et conserver ie plus longtemps possible l'hôte infesté, afin de recueillir les kystes qui peuvent se faire attendre fort longtemps.

Quelquefois même, il semble impossible de les obtenir malgré tous les soins : ainsi je n'ai jamais pu réussir à récolter ceux de la Clepsidrina granulosa qui vit dans les larves d’Ephémères, bien que jaie conservé celles-ci pendant des mois entiers, au bout desquels

elles mouraient faute de nourriture.

Courte revision de l'historique.

L'historique de la question n’est plus à faire ; M. Aïmé Schneider, dans sa thèse de 1876 et, plus récemment, M. Balbiani dans ses

leçons surles Sporozoaires publiées par M. Pelletan en 1884, ont suf-

fisamment rappelé à la mémoire le nom et les travaux des auteurs qui ont écrit sur le sujet qui nous occupe. Il serait donc superflu d’allonger le présent chapitre par des détails que l’on trouvera, très précis, dans ces deux ouvrages.

D'ailleurs, depuis la thèse de Schneider et le travail un peu plus récent de Bütschli, je ne sache pas qu'il ait paru, surtout en France, beaucoup de travaux relatifs aux Grégarines.

Les seuls que je connaisse sont les monographies de quelques espèces nouvelles et les études très intéressantes sur leur développement, publiées par mon professeur A. Schneider, dont j'aurai d’ailleurs fréquemment à parler dans le cours de ce travail.

Citons encore le travail de M, Henneguy, les notes de M. Künstler et celles de M. Giard sur le développement de quelques Sporozoaires, et nous aurons ainsi clos la liste trop courte des naturalistes français quise sont occupés des Grégarines.

A l'étranger, il semblerait que l’on se soit plus intéressé que chez nous, à l’étude de ces animaux. Il y a, en effet, des auteurs anglais, italiens et allemands, qui s'en occupent assez activement et qui nous signalent, de temps à autre, la découverte de quelques formes intéressantes. Citons les travaux de Frenzel, ceux de Mingazzini.

Cependant, il faut avouer que la plupart de ces travaux pèchent par un point capital : leurs auteurs se contentant, le plus souvent, de donner une simple description du parasite adulte, sans rechercher ni ses spores ni son développement, deux éléments essentiels dans l’histoire de ces êtres.

L'étude du eyele complet d’une Grégarine n’est pas toujours, il est vrai, chose facile : elle nécessite un temps fort long et des recherches minutieuses ; mais ce n’est qu'au prix de tels efforts que l’on pourra, jen suis persuadé, arriver dans la suite à soulever entièrement le voile qui nous cache encore bien des coins de l’histoire de

ces curieux organismes.

Page 1