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Les spores régulières peuvent être (x) lisses (fig. 2 à 12) ou (f) épineuses (fig. 13 à 16).

Quant aux spores irrégulières, on en connaît deux formes, les spores en porte-monnaie (fig. 17) et les spores en croissant (fig. 18).

B. Spores à pôles dissemblables. — Toutes ces spores sont symétriques par rapport à leur grand axe. On peut les diviser en déux groupes :

a. Les unes, dépourvues de filament caudal, sont renflées à l’an des pôles (base) et atténuées à l’autre (sommet) qui est souvent couronné de dents. Elles ont ainsi la forme de petits sacs (fig. 20, 21).

b. Les autres, au contraire, sont pourvues d’un filament caudal toujours assez long (Urospores : fig. 22, 23, 26) ; quelquefois même

il y en a deux (Ceratospora : fig. 24).

En examinant comparativement les différentes formes de spores réunies dans les groupes que je viens d’établir, on verra facilement que, malgré leur diversité, elles peuvent être considérées comme résultant de modifications successives, souvent fort simples, de la forme élémentaire ancestrale, la spore sphérique.

Commune chez les Coccidies, la spore sphérique ne s’observe guère, chez les Grégarines, que dans les gymnospores du Porospora. Ces spores nues ne différent pas autrement du kyste bourgeonnant des Coccidies, et sous ce rapport la Grégarine du homard offre un terme de transition remarquable entre les Coccidies et.les Grégarines.

On observe encore des spores sphériques parmi les angiospores, mais seulement dans quelques-unes de ces formes aberrantes que j'ai étudiées précédemment sous le nom de formes cœlomiques (Tipula, fis. 8, PI. IV), Syneystis (fig. 2, PL. XXII). Ces formes à spores sphériques se rencontrent d’ailleurs assez rarement.

Une légère modification de la spore sphérique, résultant de la prédominance d’un axe sur tous les autres, rend la spore ovalaire (fig. 3, 4, 5).

Cette forme si voisine de la forme primitive est très répandue

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dans les Grégarines, et il est à remarquer qu’elle s’observe surtout chez celles dont l’épimérite reste aussi très simple et voisin de la forme élémentaire globuleuse (Clepsidrina, Eirmocystis, Hyalospora, etc.).

Si la prédominance d’un grand axe devient encore plus accentuée, on a des spores plus allongées, cylindriques, légèrement arrondies aux extrémités (fig. 6). Ces spores sont bien caractéristiques des genres Echinocephalus, Dactylophora, Pterocephalus, qui nous ont déjà montré des épimérites irréguliers.

Au lieu de s'arrondir, les deux extrémités peuvent être complètement aplaties (fig. 7), et alors la spore présente la forme d’un barillet ; on l’appelle doliforme. Ces spores sont toujours réunies en chapelet lors de leur évacuation.

En même temps que la spore s’allonge aïnsi par prédominance d’un grand axe, ses deux extrémités, au lieu de s’aplatir comme dans le cas précédent, peuvent au contraire s’effiler en pointe. On a ainsi une spore cylindrique dans sa partie médiane et terminée par deux cônes à ses extrémités ; ce sont les spores cylindro-biconiques (fig. 8). Elles caractérisent les genres Asterophora et Stephanophora (Planche XII).

Si l'allongement en cône des deux extrémités commence à se produire d’une façon sensible, dès le milieu de la spore, celle-ci devient biconique ou naviculaire. C’est une des formes les plus communes, et les premiers observateurs, qui n'en connaissent pas d'autres, avaient donné le nom de pseudo-navicelles à toutes les spores de Grégarines.

Les spores naviculaires les moins modifiées sont celles où la forme ovalaire prédomine encore, bien que les pôles soient déjà atténués en pointe obtuse (fig. 10 : Bothriopsis, Phialis). Viennent ensuite des formes plus allongées comme dans le Xiphorhynchus (fig. 9), où l’on voit une épispore bien distincte et très fagace ; enfin les spores de Pileocephalus (fig. 11), Amphorella, etc., ete., et celle de l’Actinocephalus acutispora (fig. 12) dont les pôles atteignent une acuité

exagérée, représentent des types parfails de spores biconiques,.

Avec les spores épineuses, commence une série de formes qui ne diffèrent de celles que nous venons de voir que par l’adjonction de soies disposées symétriquement en différents points de leur surface.

Ces appendices frêles et transparents se distinguent très difficilement sous le microscope ; ce n’est qu'avec une grande habitude et beaucoup d'attention qu'on parvient à les apercevoir. Etudiés à de forts grossissements, ils paraissent dériver d'une membrane externe ou épispore, mais qui est parfois appliquée si intimement sur l’endospore qu’il devient impossible de la distinguer nettement.

Ces soies peuvent s’ajouter à des spores biconiques ordinaires et former à chaque pôle une petite aigrette composée ordinairement de six soies divergentes et rigides (fig. 13, Corycella armata). D’autres fois, il y a en plus une couronne équatoriale composée également de six soies implantées normalement à la surface de la spore (fig. 14 et 15, Ancyrophora, Acanthospora); on les voit bien en coupe optique (fig. 10, PI. XIX).

Si les soies s'ajoutent à des spores dont la forme fondamentale est cylindro-biconique, il y a, au lieu d’ane seule couronne ventrale, deux couronnes de soies situées au niveau des deux plans qui séparent chaque portion conique terminale, de la partie cylindrique médiane (fig. 16, PI. XXII : Pogonites).

Dans les spores irrégulières,la différenciation de la forme primordiale atteint son plus haut point. Ainsi les spores en porte-monnaie des Stylorhynchides (fig. 17) peuvent être considérées comme des spores régulières ovalaires, comprimées suivant un plan parallèle au grand axe; ce sont les seules spores dont la paroi soit colorée ; elles sont toujours réunies en chapelets,

Les spores en croissant des Ménosporides (fig. 18) ne sont de même que des spores naviculaires très allongées et recourbées en arc, comme sous l'effet d’une compression suivant un plan perpendiculaire au grand axe.

Dans toutes ces spores à pôles semblables, l’allongement de l'axe qui a été le point le départ de leurs modifications, s'est effectué égale-

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ment de part et d'autre du plan médian ou équatorial ; dans celles qu'il nous reste à voir, cet allongement ne s’est produit qu’à une extrémité, l’autre restant arrondie, Il en résulte que le plan médian perpendiculaire au grand axe n'est plus un plan de symétrie, et que les deux pôles sont dissemblables,

Aiïnsi, dans les spores en sac, l’un des pôles est arrondi et constitue la base de la spore ; l’autre, terminé en pointe simple (Gronospora Terebellæ, fig. 20) ou couronné de six dents courtes (Gron. varia, Gon. sparsa, fig. 21), est le sommet.

En dernier lieu, les spores à queue ou Urospores ne sont que des spores en sac auxquelles s’est ajouté un filament caudal de longueur variable. Ainsi les spores de l’Urospora Synaptæ, fig. 23 ; Sipuneuli, fig. 26; Nemertis, fig. 25, ne diffèrent des spores simples en sac,que par la présence de leur appendice. Les spores de la Grégarine du Tubifex rivulorum de Ray-Lankester rentrent aussi dans ce groupe (fig. 22). Il en est de même de celles du Ceratospora (fig 24) qui possèdent à leur base deux longs filaments flexibles et divergents.

Comme cela est surtout apparent dans les spores de l’Urospora sipunculi, ces curieux appendices sont des dépendances d’un tégument externe (épispore) mince, hyalin, qui, après avoir formé au sommet soit des dents (fig. 26), soit une fine collerette (fig. 24), recouvre tout le corps de la spore et se prolonge à sa base en un filament caudal.

Spores concrescentes. — Vies spores concrescentes résultent de la concrescence de deux ou plusieurs sporoblastes ; quelle que soit leur forme, il est toujours facile de les décomposer par la pensée, en les différentes spores simples qui les constituent.

La plupart dessporesde Grégarines peuventainsi s'unir pour former des spores concrescentes; cependant le phénomène n’a pas été observé ni chez les spores réunies en chapelet (Clepsidrina, Stylorlynchus) ni chez les Urospores.

Ainsi on trouve des spores concrescentes résultant de la réunion

de deux spores simples, sphériques, chez les Grymnospores du Poros-

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