SAUT DIE
plus petits : différence qui me paraît due à ce que les petits kystes résultent d’un enkystement solitaire, tandis que les gros proviennent d’un enkystement double ; maïs, dans aucun cas, je n'ai observé da connexion intime entre deux kystes adjacents, ni aucun état particulier pouvant faire supposer la multiplication de ces kystes par voie de division.
En dernier lieu, je signalerai le cas du kyste du Didymophyes gigantea, qui, à sa maturité, se rompt pour donner passage à uu certain nombre de petits kystes secondaires sphériques, renfermant
chacun un nombre variable de spores mûres (fig. 5, PL. VIT).
spores.
(Avec la Planche XXII.)
La spore des grégarines, arrivée au terme de son développement, estesse ntiellement constituée par la réunion d’un nombre variable de sporozoïtes, presque toujours protégés par une membrane qui forme la paroi de la spore.
Le nombre des sporczoïtes ne dépasse guère huit pour chaque spore, sauf dans le seul cas du Porospora où, comme on l'a vu, il devient considérable et d’ailleurs en rapport avec la petitesse de ces éléments.
La spore du Porospora n’estpas seulement remarquable par Îls nombre prodisieux de ses corpuscules, elle se distingue encore de toutes les autres par l'absence de paroi protectrice. Les sporozoïtes forment alors de petits bouquets nus, sphériques, renfermis dans l’intérieur du kyste, etchacun de ces petits groupes de corpuscules représente une spore (fig. 1).
Dans tous les autres cas, la spore est pourvue d’une paroi propre et renferme les sporozoïtes étroitement serrés à son intérieur, en contact avec un excès de substance plasmique, d'importance variable, quelquefois nul, constituant le nucldus de reliquat.
Morphologie des spores. — L'absence de paroi dans I2s spores de
Mo Me
Porospora, la présence au contraire constante d’un tégument dans toutes les autres, permettent de diviser dès maintenant les spores des Grégarines en deux groupes bien tranchés :
Les premières ou spores nues, formant le groupe des Gymnospores ;
Les secondes ou spores pourvues d’une paroi, formant le groupe des Angiospores.
Chez un certain nombre d’Angiospores, la paroi se montre nettement constituée par deux téguments bien distincts : l’un, externe, généralement mince et hyalin, l'épispore ; l’autre, interne, plus épais, réfringent, l’endospore.
Il arrive quelquefois que ces deux éléments sont assez lâchement unis pour que l’endospore flotte librement à l’intérieur de l’épispore (fig. 4, 9); mais, en général, ils sont étroitement accolés (fig. 8; 6, 7). Souvent même, leur adhérence devient si intime, qu’il est très difficile sinon impossible de distinguer si la paroi est unique ou réellement constituée par deux enveloppes.
Dans les autres angiospores, il n’y a plus décidément qu'une seule enveloppe de visible, soit que l'épispore se résorbe de très bonne heure ou se fusionne complètement avec l’endospore pour ne former qu'une paroi unique, soit qu’en réalité il ne se forme jamais qu’un seul técument (fig. 10, 11, 12).
L'incertitude dans laquelle on se trouve souvent de ne pouvoir se prononcer sur le nombre des téguments, ne permet donc pas d’utiliser ce caractère pour établir une classification des spores. Il est nécessaire de s’appuyer sur des signes distinctifs plus généraux et plus faciles à saisir, que chaque observateur puisse mettre à profit.
De tels caractères sont fournis par la morphologie externe des spores.
D'après la simple conformation extérieure des spores, nous allons, en effet, établir dans celles-ci des groupes naturels simplement définis, dont l'importance pourra devenir considérable si l’on remar-
que qu'à chacun d’eux correspond un groupe de Grégarines réunies
Eee
déjà par d’autres relations. Ainsi, se trouvent en même temps jetées les bases d’une classification des Grégarines que j’exposerai à la fin de ce travail.
Gymnospores. — Nous ne connaissons actuellement qu’une seule forme de gymnospore, c’est la spore sphérique du Porospora gigantea (fig. 1). Peut-être ce groupe s’accroïtra-t-il à mesure que l’on connaîtra plus complètement les Grégarines des crustacés.
Angiospores. — Au contraire, le nombre des angiospores actuel-
lement connues est déja considérable, et leurs formes sont très
variées. En examinant la planche XXTI dans laquelle j'ai réuni les principaux types de ces spores, ilest facile de voir qu’elles peuvent
de suite être divisées en deux grandes catégories :
mens it ER ét Des
À. Les premières, fig. 2 à 18, possèdent toutes un plan de symétrie médian, perpendiculaire au milieu de leur grand axe (plan équatorial), et ont par conséquent leurs pôles semblables.
B. Les secondes, fig. 19 à 26, sont dépourvues de plan équatorial
ét tin de à ne Ode,
de symétrie et ont par conséquent leurs pôles dissemblables.
Toutes ces dernières sont spéciales aux monocystidées.
Les premières, au contraire, se rapportent aux polycystidées, sauf celles du monocystis du Lombric qui présentent, comme on le sait, un grand polymorphisme et appartiennent tantôt au premier groupe, tantôt au second. :
Entre ces deux grands types de spores, le terme de transition est donné par la spore du Schneideria coronata qui, bien que pourvue | d’un plan équatorial médian, présente une légère dépression à l’un de ses pôles (fig. 19) ; or, il est intéressant de remarquer que cette Grégarine est précisément une dicystidée ayant, à l’état de sporadin, toute l'apparence d’un monocystis. (Voyez fig. 4 et 9, PI. IL.) |
A. Spores à pôles semblables. — a. La plupart des spores à pôles F semblables sont symétriques par rapport à leur grand axe; ce sont les spores régulières (Gg. 2 à 16).
b. Les autres sont dépourvues d’axe de symétrie (fig. 17, 18): ce
sont les spores irrégulières.