‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 39 sur 62 · PI. XVII · texte numérisé non relu

PI. XVII

Appareil de fixation constitué par un plateau garni d’une dizaine

e dents et au mili "él erminé en de dents et au milieu duquel s'élève un long mucron t s

pointe aiguë (fig. 6).

(1) Thèse pour le doctorat.

Sporadins : solitaires, de forme ovalaire allongée, terminés en pointe.

Kystes : sphériques à deux enveloppes à la maturité.

Spores : biconiques allongées, à deux téguments bien distincts, l'épispore très fugace.

Ce genre comprend actuellement deux espèces.

A. — Pointe centrale de l’épimérite grosse, longue et rigide Xipb. firmus.

B. — Pointe centrale grêle et filiforme. . . Xiph. tenuis.

Xiphorhynchus firmus (Nov. spec..

Habitat : Tube digestif de la larve du Dermestes lardarius.

Localité : Poitiers.

Cette Grégarine se fait remarquer de suite par l’originalité de son appareil de fixation.

Les fig. 1, 2, 8, 4, PI. XVII, indiquent les différentes phases de son développement.

Dans l'extrême jeunesse, les pointes marginales qui apparaissent tout d’abord comme de simples tubercules, prennent une direction ascendante (fig. 7), tandis que le mucron central s’allonge peu à peu.

Dans les céphalins adultes, celui-ci devient très aigu et peut atteindre jusqu'à 80 1 de longueur; il est droit ou légèrement incurvé au sommet. La direction des dents du plateau est alors sensiblement horizontale (fig. 6).

Dans la vieillesse, la longue pointe centrale se ratatine et se raccourcit (fig. 4 et 8), en même temps que les appendices marginaux flétris se rabattent sur le bord du plateau (8) ; finalement le col se rompt en a (fig. 8) et la Grégarine passe à la phase de sporadin.

Sous cet état, elle se distingue par son sarcocyte qui présente un épaississement remarquable au sommet du protomérite (fig. 6) et

montre une fine couche striée, par son septum mince et flottant et

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RECHERCHES SUR LES GRÉGARINES. 139 … par son nucléus ovalaire, avec un nucléole en ruban dans la jeunesse et fragmenté dans la suite.

L’épicyte présente des stries longitudinales et s’épaissit vers la base du deutomérite.

Les kystes sont sphériques de 180 à 200 y. de diamètre, dépourvus

de zone transparente.

Ils mûrissent très rapidement dans l'eau. La masse sporigène se porte au centre, et sécrète une nouvelle paroi, de telle sorte qu’à la maturité, les spores sont contenues dans un second kyste plus petit que le premier et situé à son intérieur (endokyste).

La déhiscence se produit par la simple rupture de ce double técument.

Les spores sont biconiques allongées, mesurant en moyenne 14 p. 50 grand axe sur 6 j1 petit axe (fig. 12). L'épispore, très fugace, hyaline, se détache presque aussitôt qu’elles sont sorties du kyste, en s'ouvrant en deux valves (fig. 11). L’endospore est plus épaisse ; à son intérieur on voit admirablement les corpuscules enroulés en spirale, et le nucléus de reliquat est représenté par deux globules

- réfringents situés aux deux pôles (fig. 13). Xiphorhynchus tenuis (Nov. spec.).

Habitat : Tube digestif du Dermestes undulatus. Localité : Poitiers.

Obs. : Assez rare.

Cette espèce diffère de la précédente par son appareil de fixation dont les appendices marginaux sont plus massifs et dont le mucron central est très grêle, filiforme, plus court que le premier (fig. 9). Les kystes montrent aussi deux parois à la maturité et la déhis- … cence semble toujours se produire par la rupture des téguments en un seul endroit de plus faible résistance, situé au point de contact de l’endokyste et du kyste primitif.

Les spores sont alors évacuées en petits chapelets (fig. 10) et tout

en restant ainsi accolées, les téguments externes s'ouvrent en deux valves pour donner passage aux endospores (fig. 11). On observe ainsi des petites files de coques vides formées par les épispores qui restent encore réunies en chapelets.

Les spores ne diffèrent de celles de l'espèce précédente que par leur forme un peu plus ventrue (fig. 11).

Genre Pyxinia (Hammerschmidt).

Appareil de fixation caduc, en forme de coupe évasée, frangée sur les bords, et du centre de laquelle s'élève un mucron court, conique (fig. 1 et 2, Pl XIV).

Sporadins solitaires de forme ventrue.

Les autres caractères sont ceux du genre précédent.

Pyxinia rubecula.

(PI. XIV, fig. 1 a 4.)

Habitat : Tube digestif du Dermestes lardarius et vulpinus, en compagnie du Xiphorhynchus firmus.

Cette espèce, dont la présence dans les Dermestes a été signalée par Hammerschmidt, nediffère en somme des deux espèces précédentes que par son remarquable appareil de fixation et par la forme plus renflée des sporadins. Tous les autres caractères leur sont communs.

La fig. 1 représente un céphalin encore coiïffé de sa nourrice, comme on en trouve fréquemment. La fig. 2 représente un autre céphalin beaucoup plus développé. Les kystes sont sphériques, d'environ 250 à 280 uw de diamètre ; il se forme, comme chez les Xiphorhynchus, un endokyste à leur intérieur, et les spores sont mises en liberté par la rupture des deux téguments.

Celles-ci sont biconiques, ventrues, mesurant 14 4 pour le grand

axe sur 7 L. pour le petit axe.

Elles ont un double tégument, l’externe très fugace. A leur inté-

rieur les corpuscules sont très visibles, et leurs noyaux se colorent … rapidement par les réactifs (fig. 3). Ces spores s'ouvrent spontanément pour livrer passage aux

. corpuscules, lorsqu'on les place dans le suc gastrique des Dermestes (fig. 4).

Genre Actinocephalus (1) (Schneider).

Actinocephalus tipulæ (Nov. spec.).

(PL. XIV, fig. 12, 13, 14.)

Habitat : Tube digestif des larves de Tipula.

Localité : Vallée de la Vienne.

Cette espèce se rencontre seule et en grand nombre dans le tube digestif des larves de Tipula, ou bien elle est en compagnie de nombreuses troupes de Clepsidrina longa et d’Eirmocystis ventricosa (2), et alors elle estheaucoup moins nombreuse, souvent même solitaire, comme si la présence de ces dernières mettait obstacle à sa multiplication.

À cause de la grande caducité de l’épimérite, les céphalins de cette espèce sont extrêmement rares ; chez tous ceux que j'ai observés, l’appareil de fixation était solidement engagé dans la cellule épithéliale dont il est impossible de le dégager. À cause de cela, étude de ce segment est fort difficile et ne peut se faire que par transparence : dans ces conditions, il m'a paru constitué par un mamelon pourvu d'appendices remplissant presque complètement la cellule et relié au protomérite par un simple étranglement (fig. 12). Ces caractères, joints à ceux fournis par la forme du sporadin du kyste et des spores, font rentrer, sans aucun doute, cette Grégarine dans le genre Actinocephalus.

Les sporadins sont agiles avec un deutomérite à peine quatre ou

(1) Pour les carictères du genre, voyez A. Schneider, Contribut. 4 l'étude des Grégarines.

(2) Ces deux espèces ont été décrites précédemment.

cinq fois plus long que le protomérite et terminé en pointe aiguë. A une période voisine de l’enkystement, quelques-uns atteignent près d’un mm. de longueur; ils sont alors très gros, ventrus, et leur entocyte est bondé de granulations.

Le sarcocyte est mince et la couche striée difficile à distinguer.

Le nucléus est sphérique, avec un nombre variable de nucléoles de même forme.

L'enkystement est souvent solitaire ; le kyste qui en résulte est sphérique, de 250 à 300 px de diamètre, avec une mince zone protectrice.

Spores.— Les spores sontbiconiques, à tégument unique, mesurant 9 u sur4u 40 (fig. 13 et 14).

Le nucléus de reliquat est représenté par un globule réfringent central.

Actinocephalus acutispora (Nov. spec.

(PL. XIV, fig. 6à 11.)

Habitat : Tube digestif du Silpha lœvigata.

Cette Grégarine se rencontre parfois en si grande quantité dans le tube digestif du Silphalævigata qu’elle en obstrue complètement la lumière. Je ne l’ai jamais observée dans les autres variétés de Silpha (obscura, tristis, reticulata, etc.), qui sont pourtant beaucoup plus répandues : ce fait me paraît digne de remarque, au point de vue de la répartition des espèces.

L'appareil de fixation est très caduc, relié au protomérite par un col court, et constitué par un bouton épais autour duquel sont insérés une dizaine d’appendices ascendants lésèrement incurvés en dedans, à l’intérieur de la cellule, et en dehors lorsqu'ils en sont dégagés (fig. 5 et 6).

Ces appendices se terminent en pointe obtuse ; à leur point d’insertion, leur base dilatée se prolonge en côte saillante sur le bord du bouton qui les supporte.

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