‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 38 sur 62 · PL:AX · texte numérisé non relu

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Habitat : Tube digestif des Crytops hortensis. L'existence de cette Grégarine dans le Crytops a été signalée d'abord par M. A. Schneider et plus tard par M. Balbiani, qui a

décrit les entophytes en compagnie desquels on la rencontre sou-

(4) Ce sporoducte est de forme toute particulière, il est globuleux (fig. 11, a), et constitué par une sorte de petite ampoule que traverse le tube conducteur des spores. Vu en coupe optique (fig. 11,b), il montre trois cercles concentriques, correspondant : le plus extérieur au bord de l’ampoule, le moyen à la ligne de contact de l'ampoule avec le kyste, l'interne à la coupe optique du tube éjaculateur.

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vent dans le tube digestif de ce myriapode ; mais la suite de son développement était resté inconnue jusqu'ici.

Cantonnée presque toujours dans la seconde moitié du tube digestif, elle atteint parfois de fortes dimensions, dépassant une longueur de 7 à 800 1.

Sa forme est généralement très effilée ; cependant quelques exemplaires sont massifs, et vers la fin de la vie végétative, à une période voisine de l’enkystement, ils deviennent ovoïdes.

Les formes très jeunes montrent le mucron et le plateau terminal du protomérite, encore engagés dans la cellule épithéliale et hérissés de prolongements digitiformes divergents (fig.1).

Le deutomérite possède à cette époque une forme ovalaireatténuée en pointe. Le nucléus est légèrement ovalaire avec un gros nucléole irrégulier. La cloison ne tarde pas à se dessiner ; elle est légèrement convexe ; puis le deutomérite prend une forme plus allongée en même temps que le nucléole se déroule en ruban (fig. 2).

Dans la suite, le protomérite, prenant plus d’extension, fait éclater la cellule qui le contient, et les prolongements digitiformes peuvent alors embrasser un certain nombre de cellules épithéliales voisines.

À mesure que la Grégarine grandit, le ruban nucléolaire se fragmente en un nombre souvent considérable de morceaux irréguliers (fig. 3).

Epimérite et protomérite. — T’épimérite et le protomérite sont entièrement liés l’un à l’autre ; mais l’appareil de fixation proprement dit est seulement constitué par une dizaine de digitations implantées sur les bords du plateau du protomérite, qui est lui-même relevé d’un mamelon excentrique terminé par une courte pointe rigide.

On n’observe pas de digitations sur le mamelon, ni sur la partie centrale du plateau (fig. 6). Celui-ci esttrès contractile, pouvant se déformer diversement, se dilater ou se creuser en coupe, etc. Il enest de même du mamelon qui se présente tantôt droit, tantôt incurvé en . dedans ou en dehors de l'axe de la Grégarine, modifiant ainsi profondé-

ment l'aspect du protomérite (fig. 7).

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Les digitations sont caduques ; mais le mamelon est persistant et semble faire partie constitutive du protomérite ; cependant, à un âge avancé, le protomérite et le mamelon se ratatinent considérablement jusqu’à devenir presque indistincts (fig. 8).

L'épicyte, très épais, montre de grosses stries longitudinales saillantes (fig. 5 et 8). |

Le sarcocyte est mince et montre, sous l'influence des réactifs, une belle couche striée, surtout visible au sommet du deutomérite.

L’entocyte est à granulations fines jaunâtres, très nombreuses surtout dans les formes adultes.

Les kystes sont sphériques avec une large zone protectrice. Leur diamètre est en moyenne de 200 1. Ils sont d’abord d’une couleur blanche uniforme ; si on les place dans l’eau, ils commencent bientôt à se développer et au bout de quelques jours ils paraissent divisés en deux hémisphères dont l’un est coloré en noir violacé, tandis que l’autre est resté blanc ; en même temps la surface du kyste se hérisse de petits mamelons. La coloration de la partie sombre est due à la présence de l’air interposé entre les spores qui occupent cet hémisphère ; ce gaz diminue la densité générale du kyste qui flotte alors à la surface de l’eau. L'hémisphère blanc est occupé par des granulations inutilisées qui forment un pseudo-kyste latéral (fig. 9).

À la maturité, le kyste s’ouvre en deux valves suivant la ligne de séparation des hémisphères. L’une des valves contient le pseudokyste, l’autre les spores ; celles-ci s’échappent, réunies quelquefois par petites files de cinq ou six, ou, le plus souvent, entièrement libres.

Ces spores sonteylindriques, arrondies aux deux extrémités ; leur coupe optique est circulaire (fs. 14). Elles ont deux téguments très distincts ; l’externe, mince, se déchire facilement et met l’endospore en liberté (fig. 15).

Elles mesurent en moyenne 11y de long sur 4 1 30 de large ; quelques-unes ont une longueur moitié moindre (fig. 12), mais n'en diffèrent pas d’ailleurs autrement. A l’intérieur, les corpuscules sont

id

disposés en deux bouquets de chaque côté du nucléus de reliquat.

Les sporoblastes (fig. 10) ont une forme très renflée aux deux extrémités, et paraissent résulter de l’accolement de deux masses sporoblastiques primitives, sphériques ; à mesure qu’elles se sécrètent une paroi, la forme de la spore devient peu à peu cylindrique(fig. 11).

Si quelques-unes de ces masses sporoblastiques sphériques restent libres sans s’accoler, elles n’en continuent pas moins leur développement, et donnent naissance à ces sortes de demi-spores

que l’on rencontre parfois au milieu des spores normales (fig. 12).

Genre Stephanophora (Nov. gen.).

(PI. XII, fig. 4 à 7.)

Appareil de fixation longtemps persistant, constitué par un plateau épais bordé d’une couronne de tentacules globuleux.

Grégarines toujours solitaires, fixées pendant la plus grande partie de leur existence ; globuleuses à l’état jeune, de forme plus allongée dans la suite.

Kystes sphériques déhiscents par simple rupture du tégument.

Spores cylindro-biconiques.

Stephanophora radiosa

Syn. : Actin. Lucani (Stein).

Habitat : Tube digestif du Dorcus Parallelipipedus.

Localité : Touraine, Poitou.

Il faut rechercher cette Grégarine avec soin, car elle est presque toujours fixée à la paroi du tube digestif, ce qui empêchetout d'abord de l’apercevoir.

L'épimérite est un plateau convexe relié au protomérite par un col court et large; du bord de ce plateau partent une quinzaine de tentaculesrayonnants dilatés en massue au sommet. UÜeux-ci sont généralement relevés en une élégante couronne, ou bien ils divergent plus

ou moins selon la latitude que leur offre leur situation (fig. 4).

Chaque tentacule renferme un entocyte à granulations fines et peu nombreuses, limité par une mince paroi.

Le plateau, dont l’épicyte est plus épaissi, contient un entocyte à granulations plus denses.

Arrivé à son maximum de développement, l’épimérite atteint sou-

vent un diamètre égal à la plus grande largeur de la Grégarine. Longtemps persistant, il ne disparaît ordinairement qu’au momentde l'enkystement (fig. 3).

Les formes respectives du protomérite et du deutomérite sont re- | présentées par la fig. 3. Le septum est plan. |

L’épicyte est à fines stries longitudinales ; le sarcocyte montre une belle couche striée assez lâche et que le chlorure d’or rend bien apparente (fig. 4). |

L’entocyte à granulations jaunâtres de grosseur moyenne montre « un nucléus sphérique avec un beau nucléole rubané. |

La longueur totale de la Grégarine atteint 3 à 400 y.

Développement. — Dans la phase intracellulaire, le sporozoaire est un corps globuleux légèrement déprimé au sommet et pourvu d'un beau noyau sphérique avec un nucléole à peine rubané. Tout autour de la dépression, un bourrelet apparaît, représentant la première ébauche de la couronne des tentacules qui se découpent peu à peu dans sa masse, à mesure que la jeune Grégarine grandit et apparaît hors de la cellule.

D'abord globuleuse (fig. 1), la Grégarine est déjà légèrement ovoïde lorsqu’apparaît le septum (fig. 2) ; dans la suite, un accroissement considérable du deutomérite lui donne sa forme allongée (Gg. 3). L’épimérite, qui continue aussi à grossir, ne tarde pas à faire éclater la cellule qui le renferme et Jes tentacules peuvent alors en-

" glober les cellules épithéliales voisines.

Kystes et spores. —Les kystes sont sphériques d’un diamètre de 250 LL "2

environ, munis d’une zone transparente résistante, présentant des

stries concentriques. La surface elle-même du kyste est marquée de stries parallèles saillantes.

De.

Il faut conserver les Dorcus pendant une longue captivité avant de pouvoir en obtenir des kystes.

Ceux-ci ne se développent pas dans l’eau, mais seulement dans l'air humide et dans un endroit sombre autant que possible, ce qui réalise bien d'ailleurs les conditions naturelles dans lesquelles ils se trouvent : les Dorcus passant la plus grande partie de leur existence dans la vermoulure humide des troncs d’arbres.

Même en été, leur développement exige un temps considérable, variant d’un mois à un mois et demi, tandis que celui de tous les autres kystes de polycystidées demande rarement plus d’une dizaine de jours.

Au bout de ce temps, ils crèvent d'eux-mêmes, mettant ainsi les spores en liberté.

Celles-ci sont cylindro-biconiques, circulaires en coupe optique, mesurant 13 u. de long sur 4 11 50 de large. Leur paroi est épaissie aux deux extrémités, et paraît constituée par la réunion intime des deux téguments, épispore et endospore.

Leur contenu, d’abord granuleux (fig. 5), se différencie plus tard en corpuscules bien visibles par transparence, de chaque côté du nucléus de reliquat (fig. 6).

On rencontre aussi quelquefois des spores anormales, arrondies à une extrémité, et des spores concrescentes formant des solides à quatre ou six pointes (fig. 7 et fig. 29, PI. XXII), résultant de la

soudure d'un nombre variable de sporoblastes.

Genre Asterophora (Nov. gen.).

Appareil de fixation, caduc, consistant en un gros bourrelet circulaire relevé de côtes saillantes radiées, au milieu duquel s’élève un mamelon terminal.

Sporadins solitaires, de forme allongée.

Kystes sphériques déhiscents par simple rupture.

Spores cylindro-biconiques.

TABL. ZOOL, — 129 — 9

Ce genre comprend actuellement deux espèces rencontrées dans le tubedigestif des larves de Phryganides.

À. Mamelon central de l’épimérite prolongé en un long mucron

terminal 2,40 EME 10 1Lu HE MÉSENASERMeEeRE

B. Mamelon central de l’épimérite, subconoïde à peine sail-

ant, 59 FOUDRE. ET AIRE

Asterophora mucronata (Nov. spec.).

(PL XV, fig. 6 à 9.)

Habitat : Tube digestif des larves de Ryacophila.

Localité : Dans la Loire.

Obs. : Assez rare. ; 1

Jusqu'à présent, je n’ai rencontré cette espèce que dans les larves de Ryacophila qui vivent dans les anfractuosités des pierres submergées, dans la Loire; celles recueillies dans divers autres cours d’eau ne renferment pas de parasites.

La fig. 6 représente un état jeune.

Les sporadins se font de suite remarquer par leur aspect caractéristique (fig. 8), dû à ce que le deutomérite est égal ou à peine plus long que le protomérite et de même forme, ce qui leur donne | l'apparence d’un cylindre étranglé en son milieu etatténuéaux deux extrémités. Ils mesurent environ 350 L. de longueur.

L'appareil de fixation, constitué comme il a été ditplus haut (A), est relié au protomérite par un col assez long (fig. 7). |

L’épicyte est finement strié en long. Le sarcocyte, mince, montre difficilement une couche fibrillaire fine et serrée.

L’entocyte est à fines granulations d'un gris brunâtre, avec un nucléus ovalaire renfermant plusieurs nucléoles petits, à peu près

sphériques avec une tache claire.

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Kystes. — Les kystes sont difficiles à obtenir, car la Grrégarine est rare et les larves meurent promptement dès qu’on les tient en captivité. :

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Ils sont sphériques avec une zone transparente persistante, d'un diamètre de 150 à 200 y.

Au bout de cinq ou six jours, si le temps est chaud, les kystes conservés dans l’eau sont déjà remplis de spores qu’ils mettent en liberté par simple rupture de leur técument.

Les spores sont cylindro-biconiques, assez larges dans leur portion médiane et circulaires en coupe optique; leur paroi est épaissie aux deux extrémités. Leur contenu, d’abord granuleux, se différencie bientôt en corpuscules (fig. 9, et a).

Elles mesurent 8 y, 50 grand axe, sur 5 p. 50 petit axe.

Asterophora elegans (Nov. Spec.).

(PI. XIL, fig. 8 à 14.)

Habitat : Tube digestif des larves de Phryganea grandis et de Sericicostomes.

Localité : Marécages de la vallée de la Loire.

Cette espèce se rencontre parfois en grand nombre dans le tube digestif des larves de Sericicostomes et dans celui des larves de Phryganea grandis ; chez ces dernières, elle se montre parfois en compagnie d’une autre Grégarine, le Pileocephalus Heerii décrite récemment par À. Schneider.

L’Asterophora elegans peut rester très longtemps fixée à la paroi intestinale, et le col qui relie l'appareil de fixation au protomérite s’allonge parfois considérablement (fig. 9). Au moment de la chute de l’épimérite, le col se renfle un peu au-dessous du bourrelet, tandis que la portion inférieure se flétrit ; la Grégarine abandonne alors sa tête et conserve assez longtemps les vestiges du col (fig. 10).

L'état jeune de cette Grégarine est représenté par la fig. 8. À j'état adulte, elle se distingue nettement de l’espèce précédente :

1° Par une agilité beaucoup plus grande ;

2° Par son appareil de fixation à mamelon central non prolonge

en mucron. Les plissements radiés de l’épicyte du bourrelet sont

Rio

rigides, comme cutinisés ; vu de face, le contour de cet épimérite se présente ainsi comme celui d’une fine roue dentée. J'ai multiplié les figures (fig. 9, 11 et 12) afin de bien montrer sa conformation.

3° Par son deutomérite, toujours beaucoup plus long que le protomérite qui est arrondi au sommet ;

4° Par son nucléus sphérique ou subsphérique, avec de nombreux nucléoles sphériques pourvus d’une tache claire.

Les sporadins atteignent une longueur de 450 ,,; ils sont donc plus gros que les précédents.

Les kystes sont gros, sphériques, de 3 à 400 1 de diamètre. Leur grosseur et leur coloration d’un blanc mat permettent de les voir par transparence à l’intérieur des larves de Sericicostomes, dont ils remplissent parfois la portion terminale du tube digestif en la distendant considérablement.

Les spores sont biconiques, de forme bien plus allongée que celles de l’Asterophora mucronata (fig. 13 et 14); elles mesurent12 y 70 sur 4 pu 25.

Genre Amphorella (Nov. gen.).

(PL'X, Ge 19 à 14)

Appareil de fixation très caduc, en pointe cylindro-conique ou globuleuse (fig. 9).

Sporadins solitaires, de forme ovalaire variable, arrondie à la base.

Kystes, sphériques, déhiscents par simple rupture.

. Spores, biconiques à un seul técument apparent.

Amphorella Polydesmi (Nov. spec.).

Habitat : Dans le tube digestif du Polydesmus complanatus, soit seul, soit en compagnie du Stenocephalus.

Localité : Vallées de la Vienne et de la Loire.

La chute de l’épimérite s’opère de très bonne heure. À l’état de

sporadin, l'Amphorella se rencontre le plus souvent sous l’aspect

TE cu

représenté par la fig. 10 ; cependant elle est très mobile, et, sous l’action de la couche de fibrilles musculoïdes, elle se modifie diversement, se contractant en certains points pour se dilater en d’autres, rappelant ainsi les différentes formes des vases antiques auxquels elle doit son nom. Son extrémité postérieure est parfois recouverte de bactéries qui la font paraître comme pubescente (fig. 13).

La longueur du sporadin ne dépasse guère 170 à 200 y.

Le protomérite, très court, comprimé (fig. 11), est encore plus mobile que le deutomérite ; onle voit, par des contractions rapides, se creuser en cupule plus ou moins régulière ou même s'aplatir presque complètement (fig. 10). Le deutomérite, globuleux dans les formes jeunes, prend une forme plus allongée dans la suite ; mais il n’est jamais terminé en pointe à la base.

Le septum est épais, fortement réfringent, légèrement convexe, mais seulement dans sa portion centrale (fig. 11).

L'épicuyte, strié de côtes saillantes longitudinales, va en augmentant d'épaisseur depuis le sommet du protomérite jusqu'à l’extrémité postérieure (fig. 12, ep). Le sarcocyte au contraire (fig. 12, sa) atteint sa plus grande épaisseur au niveau du septum et va en s’amincissant vers les deux extrémités ; il montre une couche de fines fibrilles spiralées (fig. 11).

Les granulations de l’entocyte sont excessivement fines, d’un jaune brunâtre ; peu nombreuses dans le protomérite, elles ne sont jamais assez compactes dans le deutomérite, pour empêcher de voir le nucléus sphérique avec un nucléole semblable à son intérieur.

Kystes. — Les kystes sont sphériques ou légèrement ovalaires, de 150 y, environ de diamètre. Ils ont une mince zone transparente,

disparaissant pendant le développement.

Spores. — Les spores sunt biconiques ou naviculaires (fig. 14 a et b), mesurant 7 pu. 80 sur 3 y 8. On rencontre aussi souvent des spores concrescentes de formestrès variées (fig. 14 c, d, e), selon le nombre

des sporoblastes qui entrent dans leur constitution. Ce nombre

devient parfois si considérable que la spore concrescente qui en à résulte est très grosse et échinulée (fig. 14 7).

Genre Discocephalus (Nov. gen.).

(PI. XV, fig. 10, 41, 42.)

Appareil de fixation, caduc, formé par un mamelon terminai un peu surbaissé et bordé d’un gros bourrelet.

Sporadins solitaires, courts, tronqués à la base.

Kystes sphériques, déhiscents par rupture du tégument.

Spores biconiques, légèrement ventrues.

Discocephalus truncatus (Nov. spec.).

Habitat : Tube digestif des larves de Sericicostomes (?).

Localité : Vallée de la Boivre, en Poitou.

Obs. : Rare.

Cette Grégarine se distingue de suite par son deutomérite régulièrement cylindrique, ou à peine ventru et resserré un peu au-dessus de la base ; il est toujours tronqué à angle droit à son extrémité (fig. 11). Son protomérite est globuleux, souvent plus large que le deutomérite etterminé en cône très surbaissé au sommet.

La longueur du sporadin est en moyenne de 300 4. L'appareil de fixation, constitué comme il a été dit plus haut, est relativement gros et contient de nombreuses granulations foncées remplissant le bour-: relet et le mamelon central. Un col étroit le relie au protomérite. Le nucléus est sphérique et renferme de deux à six nucléoles semblables à son intérieur,

L’épicyte, le sarcocyte et l'entocyte présentent la constitution ordinaire.

Kystes. — Les kystes sont sphériques, sans zone protectrice ; ils mesurent environ 140 y de diamètre.

. Spores. —Tl est rare qu’elles soient parfaitement mûres lors de la

rupture du kyste ; elles continuent leur développement dans l’eau et

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les corpuscules paint quelques jours plus tard (fig. 12, a).

On observe fréquemment des spores concrescentes (fig. 12, 4, c, d), dont les formes diverses sont en rapport avec le nombre des sporoblastes qui se sont réunis pour les constituer.

Genre Phialis (Nov. gen.).

(PI. XII, fig. 4 à 12.)

Appareil de fivation longtemps persistant, relié au protomérite par un long col et consistant en un mamelon rétractile bordé d’un bourrelet festonné, et entouré d’une petite collerette à plissements terminés par des dents triangulaires (fig. 8 et 9, PI. XII).

Grégarines solitaires, de forme massive dans la vieillesse.

Kystes, sphériques, déhiscents par simplerupture.

Spores, biconiques, ventrues, à un seul tégument apparent.

Phialis ornata (Nov. spec.).

Habitat : Tube digestif de la larve d’Zydrophilus Piceus. Seule ou en compagnie du Pogonites capitatus.

Localité : Dans le Clain, à Poitiers (rare).

Le développement de cette belle Grégarine est donné par les fig. 4, 9, 6, 7 de la planche XIII.

On voit l'appareil de fixation différencié de très bonne heure et relié au protomérite par un col d’abord large et court. Celui-ci s’allonge peu à peu, jusqu à atteindre une longueur parfois considérable (fig. 7, PI. XIIT). Puis, en vieillissant, il se flétrit et se ratatine jusqu'à devenir presque nul (fig. 10, PI. XITI) ; après quoi, il se rompt, entraînant l'épimérite avec lui.

L’épimérite présente une structure assez compliquée. Le mamelon central peut se rétracter à l’intérieur et former une sorte de ventouse (fig. 9). Ilest immédiatement entouré d’une délicate collerette

à plissements réguliers, formée par une expansion lamelleuse de

l’épicyte cutinisé. Enfin, un gros bourrelet périphérique, légèrement

festonné, entoure le mamelon et sa collerette (fig. 8).

L’épicyte présente des stries longitudinales saillantes. Le sarcocyte montre une belle couche striée spiralée, surtout bien visible dans le col (fig. 8).

L’entocyte, finement granuleux, montre un nucléus sphérique avec un corps nucléolaire constitué tantôt par un long ruban contourné, tantôt par un nombre variable de nucléoles résultant de sa fragmentation.

La longueur de la Grégarine adulte atteint en moyenne 12 millimètre.

Kystes. — Les kystes sont sphériques, de 3 à 400 y, de diamètre, dépourvus de zone transparente.

Ilsmûrissent rapidementdans l’eau, donnant des spores biconiques, ventrues (fig. 11), à parois épaissies aux deux extrémités. Leur grand axe mesure 10 1 50 et le petit axe 6 y} 75. Il y a quelquefois des spores concrescentes résultant de la soudure de trois ou quatre

sporoblastes primitifs (fig. 12).

Genre Bothriopsis (A. Schneider).

(PL. XII, fig. 1 à 3.)

Appareil de fixation, très caduc, constitué par un petit bouton lenticulaire duquel partent six longs filaments flexibles (fig. 1).

Grégarines très agiles, solitaires, à protomérite très développé et | d’une mobilité excessive.

Kystes sphériques.

Spores biconiques, ventrues, à un seul tégument distinct.

Bothriopsis histrio (A. Schneider).

Habitat : Tube digestif des larves de Dytiscides. Localité : Touraine, Poitou, etc.

Les caractères des sporadins de cette curieuse espèce ont été

4 de

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donnés par À. Schneider (1); mais l’appareil de fixation etles spores

n'étaient pas connus.

L'étude du développement de cette Grégarine, que j'ai pu suivre dans de jeunes larves d’Aydaticus, me permet maintenant de compléter cette description.

L'extrême caducité de l’épimérite, la délicatesse de sa structure, sont certainement les causes pour lesquelles il a tout d’abord échappé à l'observation.

Il faut la plus grande attention pour apercevoir les filaments ténus qui partent du plateau fixateur ; on les voit s'élever dans la cellule, en s’incurvant irrégulièrement ; rigides à la base, ils deviennent de plus en plus flexibles en s’amincissant jusqu’à leur extrémité. Leur longueur atteint de 80 à 90 pr; ilsne présentent pas de mouvements

propres.

Les états jeunes (fig. 1, 2) dans lesquels on suit pas à pas le déve-

loppement du protomérite, sont des plus caractéristiques. La couche

striée y est admirablement nette. Sous son action, le protomérite des sporadins se présente sous les aspects les plus bizarres.

Avant l'enkystement, les individus sont conjugués par leurs protomérites solidement engrenés l’un dans l’autre. Les kystes munis

d’une large zone protectrice mesurant environ 4 à 500 11 de dia-

mètre.

À la maturité, ils sont remplis de spores biconiques très ventrues

à un seul técument. Elles mesurent T 1 20 sur 5 14. Le nucléus

de reliquat est représenté par un gros globule réfringent (fig. 3). Genre Xiphorhynchus (Nov. gen.).

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