‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 4 sur 62 · SN · texte numérisé non relu

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Nous examinerons ensuite les modifications du cycle chez les Grégarines dicystidées et chez les formes monocystidées.

Les premières ou dicystidées sont toutes des formes nouvelles, ne comprenant jamais plus de deux segments dont le premier ou épimérite est caduc, de sorte que, dans leur phase libre, elles ont toute l’apparence d’un monocystis. Elles ne doivent donc pas être confondues, ni avec les Grégarines dont les sporadins comportent toujours deux segments (#ricystidées), ni avec les secondes, ou monocystis proprement dits, dont le développement est notablement différent et dont la présence a été signalée depuis longtemps par les auteurs dans les annélides.

En dernier lieu, nous aurons à rechercher l’influence de la rotation des générations sur nos parasites et à nous enquérir du sort qui leur est réservé à l’époque des métamorphoses de leurs hôtes ; nous terminerons cette première partie par l’étude de faits particuliers concernant la reproduction des Grégarines.

Mais revenons à notre cycle évolutif.

Les jeunes Grégarines, à l’état de corpuscules falciformes, sont renfermées, au nombre de six ou huit, quelquefois même beaucoup plus, dans la spore mûre. Celle-ci, avalée avec les aliments par l'hôte convenable, s’ouvre sous l’action souvent complexe des divers liquides du tube digestif, et donne passage aux corpuscules qui sont aïnsi mis en liberté dans l'intestin.

Ces corpuscules ou sporozoïîtes, comme les appelle A. Schneider, d’une façon plus générale, possèdent toujours un noyau et présentent une conformation des plus aptes à remplir le rôle auquel ils sont destinés. En effet, il sont de forme cylindrique effilée à leur partie postérieure et pourvus à leur partie antérieure d’un rostre perforant plus rigide que le reste du corps.

Ils ne tardent pas, par des mouvements vifs en arc de cercle, à venir se mettre en contact avec les cellules de la muqueuse dont ils percent la paroi pour se placer à leur intérieur, généralement entre

le noyau et le plateau cuticulaire.

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Là, trouvant une nourriture tout élaborée et directement assimilable, ils grossissent rapidement en prenant une forme le plus souvent sphérique ou ovoïde, et bientôt, par excès de nutrition, poussent un

prolongement qui vient faire hernie dans la lumière du tube di-

gestif.

4 Ce prolongement grandit plus ou moins selon les espèces, et il ; apparaît bientôt une cloison ou septum qui isole la portion distale E constituant ainsi le deutomérite.

Le segment intermédiaire au précedent et à la partie intracellulaire (épimérite) devient le protomérite. Le noyau, logé au début dans la portion intracellulaire, se rend toujours vers le pôle dista : pendant ces développements successifs, et vient alors dans le deutomérite. Cependant, dans quelques cas où son mouvement est trop lent, il arrive que le septum apparaît avant que sa migration soit entièrement effectuée, et il reste renfermé dans le premier segment.

Cet arrêt s’observe assez fréquemment chez certaines espèces (Pileocephalus, Eïirmocystis ventricosa, Acanthospora de | Hydrous) et ne semble pas d’ailleurs avoir d’inconvénient pour le développement ultérieur de la Grégarine.

Au cours de ces transformations de l'être, la portion intra-cellu-

ENCRES, sd "2

laire a pu se différencier d’une facon très compliquée ou rester à l'état

de simple petit mamelon pour constituer l'appareil de fixation.

Quand le parasite a suffisamment grossi et que le contenu nutri-

" tif de la cellule hospitalière est complètement épuisé, il quitte la muqueuse soit en entraînant avec lui sa nourrice, soit en abandonnant dès maintenant son appareil de fixation qui reste implanté dans la

cellule. .

à De toute façon, cet épimérite, toujours caduc, estrejeté tôt ou tard

et la Grégarine devient libre dans l'intestin : c’est la phase de Spora-

din de Schneider.

Sous cet état, elle continue encore à grossir, et enfin, parvenue au terme de sa croissance, elle s’enkyste.

L'enkystement est simple, double ou même triple, ce qui est plus

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