‹ Recherches sur les grégarinesChapitre 5 sur 62 · M QE · texte numérisé non relu

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rare, et cela sans différences particulières dans le résultat, autres que la grosseur et la forme du kyste.

Le kyste ainsi formé, muni d’une paroi résistant aux agents extérieurs, est le plus souvent évacué au dehors avec les excréments. Là, s'ilrencontre un milieu convenable, l'humidité avant tout, il ne tarde pas à être le siège d’un travail intérieur dont le but est la transformation de son contenu en corps reproducteurs, navicelles des anciens auteurs, les spores.

Ces spores, dont la forme est très variée, sont à leur tour le siège d’un développement qui amènera la transformation de leur contenu d'abord granuleux, en un certain nombre de corpuscules falciformes renfermés étroitement à leur intérieur.

Lorsque tout le contenu n’est pas utilisé, la portion qui reste forme une masse granuleuse plus ou moins considérable autour de laquelle se placent les corpuscules. C’est le nucleus de reliquat auquel les anciens auteurs avaient attaché tout d’abord une importance quil est loin d’avoir.

Pendant toutes ces transformations de notre Sporozoaire, on peut se convaincre que le nucléus, loin de disparaître, se comporte d’une facon typique.

Nous le voyons au point de départ, dans le corpuscule falciforme, il grandit avec la jeune Grégarine, en même temps que son nucléole présente certains changements de forme ou de structure.

Nous le retrouvons au début de l’enkystement, où il se fragmente bientôt en autant de parties qu’il va apparaître de spores.

Enfin chaque portion du nucléus primordial, dévolue à une spore, va, à son tour, se diviser de nouveau pour venir individualiser chacun des corpuscules falciformes.

Tel est le cycle évolutif normal d'une Grégarine polycysti dée. I] implique, comme on le voit, deux conditions essentielles :

1° L'existence des corpuscules dans toutes les spores ;

2° Le développement intra-cellulaire des formes jeunes.

Ce cycle convient-il à toutes les Grégarines polycystidées sans exception, ou bien existe-t-il réellement certaines espèces auxquelles il ne serait pas applicable ?

C’est ce que nous allons maintenant examiner.

Ed. Van Beneden à donné, en 1871, l’histoire du développement complet de la grégarine géante du homard, le Porospora gigantea.

Elle s'éloigne singulièrement du cycle général que je viens d’exposer ; mais nous verrons bientôt ce qu'il y a lieu d’en penser.

Selon cet auteur, en effet, la Grégarine dérive d’une monère qui émet des pseudopodes : c’est la phase de cytode générateur ; puis les pseuaopodes disparaissent et la monère pousse deux prolongements vermiformes qui se détacheront successivement de leur mère : ce sont les pseudofilaires. Chacune de ces pseudofilaires va s’accroître, devenir ovoïde, augmenter son contenu plasmique en même temps qu’un noyau se forme de toutes pièces dans chacune d'elles ; car la monère primitive pas plus que les deux pseudofilaires ne possédaient de noyau au début.

Enfin le protoplasma se condense plus spécialement dans une des extrémités qui s'isolera du reste par un septum, et la jeune Grégarine sera dès lors constituée. Son développement ultérieur ne portera plus que sur ses dimensions, qui, comme on le sait, peuvent devenir considérables.

Quelle est l’origine de cette monère engendrant ainsi deux Grégarines ?

Ed. Van Beneden n'en parle pas ; il ne parle pas non plus du rapport qui doit exister nécessairement entre les kystes qu’il a observés et les Grégarines qui nous occupent.

A cette époque, en effet, les spores de la Grégarine géante n'étaient pas connues, et Aimé Schneider, enles découvrant, rendait déjà douteuses les assertions de cet auteur. Cependant on n’était pas encore fixé sur leur véritable constitution.

Elles furent d’abord considérées comme des spores sphériques à

paroi très épaisse, fortement réfringente, limitant une petite cavité

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