PI. IL
Appareil de fixation constitué par un plateau épais bordé d’un gros bourrelet marqué de côtes saillantes.
Sporadins solitaires à un seul segment cunéiforme (psexdo-monocystis), (fig. 4 et9).
Kystes bisphériques, déhiscents par simple rupture du tégument (fig. 11).
Spores lisses, ventrues, régulièrement biconiques ou légèrement déprimées à l’un des pôles (fig. 6 et 12).
Ce genre réunit des Grégarines dicystidées proprement dites, à épimérite toujours parfaitement différencié, et dont l'existence n’avait pas encore été signalée jusqu'ici. Il est dédié au professeur Aimé Schneider, si versé dans l’étude de ces organismes et dont les sages conseils n’ont cessé de me guider au cours de ces délicates recherches. É
Il comprend actuellement deux espèces :
A. Bourrelet de l’épimérite à côtes fines et nombreuses ; plateau surmonté d’un mucron en son centre... LEE Schn. mucronata.
B. Bourrelet de l’épimérite à côtes grosses et saillantes ; pla-
teau central dépourvu de mucron.............,........…. Schn. coronata.
Schneideria mucronata (Nov. spec.).
Habitat : Tube digestif des larves de Bibio Marci.
Localité : Touraine, Poitou.
Obs. : Assez rare.
Cette Grégarine se développe habituellement dans les longs
cæcums situés autour de la partie antérieure du tube digestif de
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ces larves ; elle reste longtemps fixée à leur paroi, jusqu’à ce qu’elle ait acquis, ou à peu près, son développement définitif; elle se sépare alors de son épimérite, eb, sous la forme d’un monocystis, gagne le tube digestif où elle ne tarde pas à s’enkyster après conjugaison préalable.
L'appareil de fivation est relié au segment unique par un étranglement formant un col court (fig. 7 et 8). Le bourgeon qui le constitue est granuleux, et les fines côtes du bourrelet résultent de plissements de l’épicyte qui devient épais, réfringent et comme cutinisé.
Ces côtes prennent naissance sur le bord externe du mamelon, un peu au-dessus du niveau du col (fig. 10), et viennent se terminer à la surface du plateau médian (fig. 8 et 10). Vu de face, l’épimérite se présente ainsi comme une petite étoile à nombreuses branches rayonnantes, dont le centre est occupé par le mucron qui surmonte le plateau.
A l’état de sporadin, le pseudo-monocystis se présente ordinairement sous une forme simple, arrondie ou subconique au sommet et rétrécie en pointe à la base (fig. 9). D’autres fois, un renflement accentué de l’extrémité proximale donne à la Grégarine un aspect cunéiforme caractéristique; enfin celle-ci peut encore présenter sur sa longueur un ou deux étranglements correspondant à autant de parties renflées dans l’une desquelles se trouve le noyau (fig. 8). Cette Grégarine est d’ailleurs assez agile, et on conçoit que ses formes soient très variables. La longueur des sporadins est environ de 7 à 800 p.
L’épicyte est épais et finement strié en long. Le sarcocyte, mince, montre la couche striée, surtout visible à l'extrémité antérieure. L’entocyte renferme d’abondantes granulations, et un nucléus sphérique contenant un gros nucléole avec de nombreuses taches claires à son intérieur.
Les kystes bisphériques sont dépourvus de zone protectrice et
mesurent en moyenne 270 y: de long sur 190 ,, de large. Ils sont
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souvent accumulés en grand nombre dans la partie postérieure du tube digestif, où ils accomplissent presque tout leur développement.
Les spores sont biconiques, à pointes légèrement émoussées (fig. 12). Elles sont grosses et ne montrent qu’une seule paroi distincte ; leurs dimensions sont de 15 4, 50 sur 9 y, 50. Certains kystes renferment avec des spores normales (microspores) des spores beaucoup plus petites, mais de même forme (microspores) dont les dimensions sont seulement de 10 y, 50 sur 7 pr 50 (fig. 13). Enfin il y a quel-
quefois des spores concrescentes (fig. 15). A leur maturité, elles montrent de beaux corpuscules entourant un nucléus de reliquat granuleux (fig. 12 et 15).
Schneideria coronata (Nov. spec.).
Habitat : Tube digestif des larves de Sciara.
Localité : Poitou.
De même que l’espèce précédente, cette Grégarine se développe toujours dans les cæcums du tube digestif de l'hôte etne se rend dans l'intestin qu’au moment de l’enkystement. Les téguments des petites larves de Sciara sont si transparents qu’il est facile de voir les parasites à leur intérieur, même à l’œil nu, car ils atteignent environ 1"* de longueur, dimension énorme relativement à celle de leur hôte qui ne dépasse guère 5°”.
Les fig. 1,2 de la PI. II montrent les différents états du développement, que l’on rencontre dans les cellules épithéliales des cæcums.
On voit l'appareil de fixation naître sous forme d’un simple bourrelet annulaire à la surface du bourgeon primitif sphérique ; peu à peu, ce bourrelet devient plus saillant et les côtes apparais-
4 > ol 2 sent à sa surface à mesure que la Grégarine grossit en s’allon-
geant. Il ne se forme pas de col proprement dit, séparant nettement
l'épimérite du second segment, comme dans l'espèce précédente ;
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mucron et peut devenir convexe et saïllant à un âge avancé.
Les sporadins (pseudo-monocystis) présentent les mêmes carac= 4 tères que ceux de Schn. mucronata ; ils sont cunéiformes,-leur extrémité antérieure étant presque toujours renflée en tête arrondie (dig. 4).
Les spores sont grosses, mesurant de 18 à 20 y de long sur 10 p 20 de large (fig. 5 et 6).
Elles sedistinguent essentiellement de celles de Schneideriamucro- « nata, par une légère dépression accompagnée d’un épaississement de la paroi à l’un de leurs pôles (fig. 6). Avec elles, nous faisons un premier pas vers les spores à pôles dissemblables que nous allons main-
tenant rencontrer chez les monocystidées proprement dites.
Genre Gonospora (Schneider).
Grégarines monocystidées, de forme généralement allongée, renflées et arrondies à l'extrémité antérieure et atténuées en pointe à l'extrémité opposée. |
Kystes sphériques durables.
Spores à pôles dissemblables, dépourvues de filament caudal, arrondies à la base et terminées en pointe simple ou denticulée au sommet.
Ce genre créé par Schneider pour la Gronospora Terebellæ, comprend maintenant trois espèces qui se distinguent par la forme des spores, la plupart des monocystidées présentant la plus grande analogie à l'état végétatif.
A. Spores terminées en pointe simple au sommet. . . . Gon. Terebellæ Spores ovalaires, à sommet rétréci en bec B. Spores | couronné de dents (fig. 5, PI. XX). . (Gon. varia denticulées Spores presque globuleuses, à peine attéau sommet nuées au sommet et couronnées de fines pointes hyalines (fig.7 et 8, PI.XX). Gon. sparsa
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Gonospora varia (Nov. spec.).
(PI. XX, fig. 2)
Habitat : Cavité générale de l’Audouinia.
Localité : Belle-Isle-en-Mer.
Cette monocystidée se présente avec des facies très variables : - tantôt allongée, atténuée en pointe et atteignant près de 1°" de lon- - gueur, tantôt beaucoup plus arrondie et semblable à une toupie. Fréquemment on rencontre des individus conjugués (fig. 2, PI. XX) … accolés par leur extrémité antérieure. L’entocyte renferme des gra- 1 nulations fines très nombreuses.
| Le nucléus est sphérique, contenant un ou plusieurs nucléoles avec … une tache claire.
L’enkystement est solitaire, ou bien il réunit deux individus préa- … Jablement accolés, mais qui sporulent chacun pour leur propre compte. - Il arrive même quelquefois que l’un des deux individus enkystés est 1 complètement sporulé, tandis que l’autre est encore à l’état granuleux.
On trouve ces kystes de dimensions très variées, dans la cavité Ë générale de l’annélide. Ceux qui sont mûrs sont remplis de grosses - spores constituées comme ila été dit (fig. 5, PI. XX), et dont les tégu- * ments sont si peu résistants qu’elles se déforment au moindre contact (tig. 6, PI. XX). Elles mesurent 17 y de longueur sur 9 11 50 dans leur plus grande largeur.
- A leur intérieur, on voit admirablement les corpuscules entourant . un nucléus de reliquat granuleux.
Gonospora sparsa (Nov. spec.).
Habitat : Cavité générale du Phyllodoce et de la Glyceria. Localité : Côtes de Belle-Isle.
Cette espèce présente la forme allongée et atténuée en pointe,
commune à un grand nombre de monocystis.
Glyceria ; elle est d’ailleurs assez répandue, et il ne me paraît pas . impossible que plusieurs autres monocystis de même forme, que l’on rencontre dans des annélides voisins et dont il est impossible de se pro- “
curer les kystes, se rapportent en réalité à cette espèce. Sa longueur atteint jusqu'à 1°” chez la Glycère, où l’on ren-
contre parfois des individus conjugués latéralement (fig. 3 et 4,
PI. XX). Il est rare de trouver les kystes mûrs dans la cavité géné-
rale. Il est nécessaire de les faire développer dans l’eau de mer pour obtenir les spores.
Celles-ci se distinguent des précédentes par leur forme globuleuse
presque sphérique. À leur sommet, elles sont légèrement renflées en …
un petit mamelon (surtout prononcé dans les kystes du Phyllodoce)
couronné de pointes hyalines (fig. 7 et fig. 8, PI. XX). Elles mesurent
en moyenne 10 px de long sur 9 y. de large.
Genre Urospora (Schneider).
Grégarines monocystidées ou cæœlomiques.
Spores à pôles dissemblables, pourvues d’un seul filament caudal à la base.
Deux espèces sont déjà connues : Urospora nemertis (Schn.) et
Urospora du Tubifex (Ray-Lankester) ; il faut y ajouter les deux sui-.
vantes dont le développement a été étudié dans la première partie de
ce travail.
Urospora Sipunculi (!).
Syn. (?) Monocystis Sipunculi (Ray-Lank.).
Habitat : Cavité générale du Siponcle.
Localité : Naples ; Baie de Douarnenez.
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(1) Voir le développement de cette espèce, p. 46.
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. encore reliés au tube digestif par une pédicelle (fig. 12, PI. XX).
Spores à ssmmet couronné de fines dents hyalines et à base pro
longée en un filament caudal atteignant six ou huit fois leur longueur.
Urospora Synaptæ (!).
Habitat : Cavité générale de la Synapta inhærens.
Localité : Belle-Isle-en-Mer.
Grégarine cælomique, à kystes libres dans la cavité générale.
Spores grosses, ovalaires allongées, denticulées au sommet et prolongées à leur base en un filament caudal atteignant à peine trois fois
leur longueur.
Genre Ceratospora (Nov. gen.)
Grégarines monocystidées de forme conique, réunies deux à deux (pseudo-conjug.) par leur extrémité antérieure, de manière à constituer un fusoïde rectiligne (fig. 9, PI. XX) ou incurvé (fig. 10).
Kystes, nuls, les spores apparaissant directement à l’intérieur des individus conjugués et sans enkystement préalable.
. Spores, ovalaires à pôles dissemblables, couronnées au sommet par une petite collerette hyaline et terminée à la base par deux longs
filaments divergents.
Ceratospora mirabilis (Nov. spec.).
(PI. XX, fig. 9, 10 et 41.)
Habitat : Cavité générale de la Glycère.
Localité : Port-Philippe.
Obs. : Rare.
La forme remarquable des spores de cette Grégarine aïnsi que son
mode de sporulation ne permettent pas de la confondre avec toute
. autre monocystidée.
(1) Voir page 49.
Lens acte an
Les individus, mesurant environ 5 à 600 /z de long à l’état adulte, D. sont accolés par leur extrémité antérieure ; arrivés au terme de leur. 1 vie végétative, le contenu de chacun d’eux se transforme d’abord en « sporoblastes que l’on voit fourmiller à leur intérieur ; puis, le mou- « vement cesse, et les sporoblastes, se revêtant d’une paroi, deviennent … des spores (fig. 10). 4
Durant ces transformations, la forme extérieure des individus »
accolés ne s’esten rien modifiée ; de telle sorte que les spores se trouvent définitivement renfermées dans deux poches allongées formées par le técument des Grégarines et constituant ainsi une sorte de bissac à paroi mince et transparente.
La cloison qui correspond au plan d’accolement persiste dans la
plupart des cas, pendant et après la formation des spores, chaque
Les spores sont ovalaires, mesurant en moyenne 12 y} (grand axe) sur 8 p. 20 (petit axe). Quelques-unes sont notablement plus allongées, d’autres au contraire presque sphériques.
Elles portent à leur sommet une petite collerette hyaline souvent peu visible, résultant d’un mince plissement circulaire de leur tégu« ment externe. À leur base, ce même tégument émet deux longs prolongements en forme de filaments divergents, peu flexibles, mesurant environ 34 y. de longueur (fig. 11). Je n'ai pas rencontré ces ; spores à un état de maturité assez avancé pour constater la présence
È Le $ F ”" ue Grégarine conservant ainsi jusqu’à la fin son entière individualité. | ; ñ } î des corpuscules. È
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