CHAPITRE X
| sible, la confusion qui résulte de cette réunion pêle-mêle de formes plus ou moins disparates, en établissant des groupes réunissant les espèces qui présentent entre elles des affinités incontestables.
… La création des genres, commencée par A. Schneider en 1876, y été le premier pas dans cette voie ; depuis cette époque, de nouveaux genres sont venus s'ajouter aux premiers, et nous allons à notre tour 4 essayer d'établir des familles, en nous appuyant sur des caractères . précis et en même temps assez généraux, pour permettre à chacune
d'elles d’'embrasser un nombre suffisant de genres voisins.
Si les caractères tirés du nombre absolu des segments se présen-
taient toujours d’une façon constante et invariable, ils pourraient
être utilement invoqués pour servir de base à une classification; mais
. nous avons vu qu'il est loin d’en être ainsi, et que non seulement
. certaines polycystidées passentla plus grande partie de leur existence
sous la forme monocystidée (Schneideria), de telle sorte qu’il devient
absolument impossible de les classer à quiconque n’a pas suivi leur développement pas à pas, mais encore, qu’une même espèce peut se
. présenter indifféremment sous une forme uni ou pluri-segmentée
TABL. ZOOL. — 161 — 11
(Æirmocystis polymorpha, Clepsidrina Poduræ, ete.), ce qui achève d’enlever à ces caractères le reste de leur valeur.
Il faut alors s'adresser à des caractères généraux plusstables et plus précis, tels que ceux qui nous sont fournis par la forme des spores. Celles-ci ne subissent effectivement que des variations individuelles ïinsignifiantes, microspores ou spores concrescentes, par exemple, et qu’il est toujours facile de ramener au type normal ; d’autre part, nombre de genres, manifestement voisins sous tous les apports, ont aussi leurs spores identiques, et enfin il est important de remarquer que les divisions générales ainsi établies d'après la morphologie des spores, ne cessent pas d’être en harmonie avec celles qui seraient basées sur le mode d’évolution ou, ce qui revient au même, sur le nombre absolu des segments.
Et en effet, à part le monocystis du Lombrie dont les spores sont d'ailleurs polymorphes et qui est un véritable type aberrant tant par son habitat que par la multiplicité de ses formes, toutes les monocystidées se distinguent nettement des polycystidées par leurs spores à pôles dissemblables.
Ainsi, les caractères tirés de la forme des spores paraissent réunir toutes les conditions désirables pour constituer la base d’une classification rationnelle des Grégarines ; c’est à eux que je me suis adressé pour létablissement de celle que je vais maintenant exposer.
En se reportant au tableau de la classification des spores qui a été donné page 102 (seconde partie), on verra de suite queles Grégarines se divisent d'abord en deux grandes classes :
A. Les Gymnosporées, chez lesquelles les sporozoïtes qui constituent chaque spore sont dépourvus d'enveloppe protectrice commune (spores nues).
B. Les Angiosporées, dont les sporozoïtes sont toujours protégés par une paroi résistante simple ou double (spores técumentées).
Les (Gymnosporées ne comprennent qu'une seule famille :
I. Les Gymnosporides, caractérisée par ses spores sphériques com-
nf EN
prenant un nombre relativement énorme de sporozoïtes très petits.
Les Angiosporées se divisent d’abord en deux grands groupes, se-
F Jon que les spores ontleurs pôles semblables ou dissemblables, groupes
qui distinguent dès maintenant les polycystidées des monocystidées.
Dans ces deux groupes, les différentes familles sont établies d’après la forme particulière des spores.
Ainsi dans le premier qui réunit les polycystidées :
a. — Les Grégarines à spores régulières lisses comprennent les familles suivantes :
IT. Les Clepsidrinides à endospore ovalaire et dont la forme extérieure est ovalaire ou doliforme (fig. 8, 4, 7) (1).
IT. Les Anthocephalides à spores ovalaires acuminées réanies en
chapelet par une attache équatoriale (fig. 5).