‹ Recherches sur les habitants primitifs de l'Espagne a l'aide de la langue basqueChapitre 18 sur 61 · Voy, mes suppléments à Mithridatc, p · texte numérisé non relu

Voy, mes suppléments à Mithridatc, p

raga, Astobiza, Astorga, Astulez, Asturien; et parmi les noms anciens : Asta (Plin., I, 139) chez les Turdétans.

Astigi, que l’on trouve trois fois en Bétique, savoir : Astigitana colonia qui s’appelait aussi Augusta firma , Astigi Julienses, et Astigi vêtus (Plin., I, 137, 16, 139, 37).

Astapa, aussi en Bétique (Liv., XXVII, 22), nom qui se donne encore aujourd’hui en Biscaye aux habitations situées au pied des rochers (tel est le sens de la désinence pa) ; on rencontre, entre Durango et Bilbao, des forges de ce nom.

Enfin, Astures, Asturica, et le fleuve Asttira (Florus, IV, 12, 54), eau de rocher, de as la, et ura, eau.

Astarloa cite aussi ( Apol ., p. 233) : Acer ris chez les Jaccétaniens (Ptol., II, 6), de erria, terre, et aeha, rocher. Il ne faut pas croire qu’ici acha soit devenu asc, car dans ces noms anciens le c avait le son du h. Le mot se décompose ainsi : as-c-erris; au radical rocher (as-ta), appartient seulement as; c (co), aussi go, exprime l’idée de hauteur, et le tout signifie : lieu sur le haut d’un rocher. De là, d’après Astarloa, ces deux noms de localités en Biscaye : As-co-itia et As-pe-itia, signifiant que la première est située sur la hauteur, et l’autre au pied de la montagne. Ascua. des Carpétans (Liv., XXIIT, 27) a probablement la môme étymologie. As-co-a, dans le dialecte biscayen, équivaut à Ascua. C’est à tort qu’ Astarloa explique acci (prononcer akkî) par acha.

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