NOMS DE LIEUX DU RESTE DE LA GAULE
En examinant ces noms dans le reste de la Gaule, on sent que l’on a affaire à une langue différente. Ils nous aideront à reconnaître l’origine étrangère de beaucoup de noms espagnols que nous ne pouvions que [difficilement faire dériver du basque. On trouve aussi en Gaulo beaucoup de noms dont les initiales se rapprochent des noms de la Péninsule. Cela est plus rare pour les désinences, telles que gelduba (qu’on peut rapprocher de corduba, salduba, etc.), mais dont les deux dernières syllabes sont formées vraisemblablement du nom des Ubiens, à qui cette cité appartenait. Pour les syllabes initiales, nous trouvons les 4 rdyens (près du Rhône, depuis sa source jusqu’au lac Genfer), Analbinum dans la Germanie supérieure, les Arccrnes et Aniens, les Caracates , les Cadurces (en Espagne Jlurces), Carasa, Carcasu, Camutes, Carocotinum, Carpentoracte, Carnet , Corbilo, Turones, etc. On aurait tort de tenir ces noms pour des noms basques, ou pour celtiques ceux qui leur ressemblent en Espagno. Il est dans la nature des langues d’employer plus ou moins les mômes mots à des sens différents. Ceux-là seuls doivent être pris pour des noms basques qui figurent encore aujourd’hui dans la langue, et dont le sens et la construction s’y rapportent évidemment. La ressemblance, ou môme l’identité d’une syllabe initiale, ne suffirait pas à établir
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cette conclusion, s’il ne s’y joignait d’autre preuve. Mais ici, au contraire, hors do l’Aquitaine et de la côte de la Méditerranée, on a peine à trouver un seul nom qui offre un caractère réellement basque. J’ai cité, par exception, les Biturigcs.