MONUMENTS IBÉRIQUES AVEC L’ÉCRITURE INDIGÈNE
On s’étonnera peut-être que je ne m’explique point sur les inscriptions fort difficiles à déchiffrer, découvertes en Espagne sur des pierres, des plaques de métal, des vases de terre et des monnaies. Toutes les explications qu’on en a données jusqu’ici sont si peu satisfaisantes, qu’elles autorisent à supposer que la grande partie de ces inscriptions est écrite dans la langue du pays. Elles feront l’objet d’un travail spécial, destiné à compléter ce que la langue basque nous apprend sur les habitants primitifs de l’Espagne et dont je m’occupe depuis longtemps*. Je suis convaincu néanmoins que cette étude présente encore tant de confusion et d’obscurité, qu’il serait hasardeux d’en at-
1 . Ce travail n'a jamais été publié. On en trouverait peut-être les éléments dans les manuscrits de G. de Humbolt, déposés à la bibliothèque royale de Berlin.