‹ Recherches sur les habitants primitifs de l'Espagne a l'aide de la langue basqueChapitre 51 sur 61 · KECHEHU11ES · texte numérisé non relu

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tendre des résultats utiles. Jusqu’ici les auteurs qui s’en sont occupés ne possédaient pas suffisamment la langue basque, ou montraient en sa faveur une partialité évidente. Tous ont suivi leur fantaisie; et jamais encore le travail essentiel et préparatoire de la recherche et de l’explication des signes n’a été entrepris d’une manière complète et d’après un plan régulier.

Pour arriver à des résultats sûr&, il faut étudier de nouveau les monuments (en grande partie des monnaies) figurés dans les recueils de Vélasquez , Lastanosa, Florez, etc., classer les inscriptions d’après les lieux auxquels elles appartenaient, et dresser une catalogue exact et complet des lettres et des signes qu’on y remarque. Alors seulement on pourra obtenir un alphabet, et s’en servir pour traduire, sans jamais oublier que les langues basque, celtique et punique figurent sur ces inscriptions. Actuellement, les explications manquent de bases sûres, et on en juge ainsi, môme en Espagne. Don Antonio Valcarcel, dans un petit traité publié à Valence, en 1773, montrait, par l’examen d’une centaine de monnaies ignorées du public , combien on était encore loin d’une vraie méthode de • déchiffrement de cette écriture inconnue 1 . Il est à croire que les recherches postérieures l’auraient confirmé dans cette opinion. En effet ces inscriptions n’ontjamais été étudiées qu’à un point de vue personnel et borné. Sestini, pour interpréter les monnaies espagnoles du cabinet de Héderra, ne s’est servi que de l’alphabet grec. Erro a luimême composé un alphabet . Il désigne la même lettre par trois, quatre ou cinq signes différents, et applique le même signe à des lettres différentes; il lit tantôt à droite, tantôt

4. Medallas de las rolonias, munkipios y pu eblos antiquos de Espana, por D. Antonio Val-Carcel Pio de Saboya y Spinola, p. 21. (H.)

SUR LES HABITANTS PRIMITIFS UE L'ESPAGNE 157 à gauche, sc permet des élisions de voyelles, des contractions de lettres, des abréviations de mots, tout à fait arbitraires. Cette diversité d’opinions et cette imperfection des méthodes m’ont fait hésiter à mentionner beaucoup de noms de lieux entièrement inconnus jusqu’ici, que Erro et Sestini prétendent avoir découverts sur les monnaies, tracés en caractères indigènes. De môme que les écrivains romains nous donnent souvent à la fois le double nom, latin et indigène, des localités, de même la plupart des monnaies portent deux inscriptions, l’une latine, l’autre dans une autre langue, et qui ne sont que la répétition l’une de.l’autre. Nous avons vu la même chose pour les noms d’individus. En conséquence, j’ai cru inutile de compliquer, par l’interprétation des inscriptions, une recherche où tant de points sont encore douteux, et qui demande tant de prudence et de circonspection 1 .

1 . On s’est livré depuis quelques années à de fort ingénieuses tentatives de recomposition de l'alphabet ibérien. Voy. là-dessus les ouvrages de MM. Lenormant (Mémoire sur l'alphabet ccltibérien ; Reçue numismatique, <850); de Saulcy (Alphabet ccltibérien); de Lorichs (Recherches numismatique!), et surtout les beaux travaux de l’habile philologue de Béziers, M. Boudard ( Numismatique ibérienne; Études sur l’alphabet ibérien. Paris, Leleux, <852). M. Boudard pense que les Ibères possédaient un alphabet national. C’est par l’examen des légendes des monnaies et de quelques autres débris d’écriture en très-petit nombre, qu’il s’est cru autorisé à en présenter le tableau suivant :

L’alphabet ibérien se compose de vingt-quatre lettres.

Treize consonnes : 6, c, d, g, k, l, m, n, p, r, s, t, s.

Six voyelles : a, e, i, o, u, y.

Une aspirée : h.

Quatre lettres à son mixte : kh, ch, tz, ho.

Le point . qui indique une voyelle omise.

Une autre lettre signifiant co.

L’écriture ibérienne va toujours de gauche à droite.

Les lettres ibériennes se composent en général de lignes droites. Les lettres arrondies sont des copies plus ou moins exactes de quelques lettres phéniciennes tournées d droite, ou s’introduisirent à l’époque où les peu-

pies gréco-italiques commencèrent à entretenir des relations plus fréquentes avec l'Espagne.

M. Boudard reconnaît donc que les Ibères ont reçu des étrangers une partie des lettres de cet alphabet national. Aussi il est permis de douter que G. de Humboit, si habitué à n’admettre quo les faits rigoureusement démontrés, eût accepté dans leur entier les découvertes des érudits modernes dans une question qui lui semblait, à bon droit, si pleine d’obscurités.

On a fait grand bruit, depuis quelques années, des alphabets des peuplades du nord de l'Afrique, où l'on croyait apercevoir des monuments originaux, indices d'une civilisation antique et inconnue i laquelle on rattachait la civilisation ibérique. L’un des plus illustres historiens de notre époque, en mémo temps philologue des plus profonds, M. Mommsen, dont la saine critique a fait évanouir tant de chimères, s'exprime ainsi sur ce point :

« L’alphabet libyque ou numide, celui usité chez les Berbères au-

• jourd’hui comme au temps jadis, pour l'écrituro do la langue non

• sémitique, est l’un des innombrables dérivés du type araméen

> primitif. Dans quelques-uns de ses détails, il semble même s’en rap- » procher plus encore que celui des Phéniciens. Qu’on n’aille cependant

> pas croire que les Libyens auraient reçu l’écriture d’importateurs plus « anciens que les Phéniciens eux-mêmes; il en est de même ici qu'en » Italie, æù certaines formes évidemment plus vieilles n’empêchent pour- » tant pas que l’alphabet local ne se rattache aux types grecs. Tout ce

• qu’on en peut induire, c’est que l’alphabet libyque appartient à l’écri— » ture phénicienne d'une époque remontant au delà de celle où furent « tracés les monuments phéniciens qui nous sont parvenus. • (Hisl. romaine, t. III, p. 45).

D’après M. Ernest Renan ( Langue s sémitiques, p. 2t0), l’alphabet phénicien était devenu, sous diverses formes, l’alphabet commun de tous les peuples méditerranéens, avant d’être remplacé par l'alphabet grec et l'alphabet latin, c'est-à-dire par deux transformations de lui-même.

(Trad)

INDEX DES NOMS

Abarum, 49, G8.

Abilyx, G7.

Abobrica, 75.

Abra, 78.

Abula, 49, 67, i 1 1 .

Abulobrica, 77.

Acatucci, 35.

Acci, 57.

Acinippo, 59.

Adeba, 57.

Adobrica, 75.

Aebura, 90.

Agiria, 101.

Aglaminor, 23.

Agurium, 101.

Alaba, 36, GO, 111.

Alavona, 37, GO, 110.

Alba, 36, 104, 110.

Albiga, 104.

Albium, 104.

Albocella, 36, 1 1 0.

Albonica, 3G, G2, 1 10.

Albucella, 3G.

Alce, G7.

Aico, 67.

Aletes, G7.

Allobon, 38.

Allobriges, 84.

Allobroges, 125.

Allolriges, 8.

Allucius, G7. Almantiea, 65.

Alone, 38, G0.

Alontigiceli, 38, GO.

Alorcus, G7.

Alostigi, 38, 60.

AYnallobrica, 76.

Amba, G8.

Ambarri, G8.

Ambiani, 68.

Ambiorix, 66, 68.

Ambivareti, 68.

Ambo, 68.

Amusitus, 67, 68.

ISO

INDEX DES NOMS

Anas, 16.

Andobales, 67, HL Anilorgis, 58.

Anistorgis, 55.

Antebrogius, 125.

Autrigones, 53, HL Arabriga, .37, 60. 75.

Aracillum, 37, HO.

Arandis, 57,

Aratispi. 37, 62.

Arauricus, 68.

Aravi, 37, 60, 1 10. Arcilacis, 60.

Arcobriga, 16, 60. 73.

Ardyes, 85.

Areva, 62.

Arevaci, 60, 23.

Arganthonius, 68.

Argiria, 101.

Arialbinum, 85.

Arialdunum, 60, 87.

Ariorum montes, 62, Aritium, 38. 60, TL Arocelitani, 62. .

Arotrebes, 2.

Arriaca, 38, 62.

Arsa, 38. 60. 102, 122.

Arsia, 102. 106.

Artabri, 9, 82.

Artanes, 68.

Artigi, 38, 60, 122, Artobriga, 82, 8L Arucci, 62,

Aruci, 62,

Arunci, 37, 22.

Arunda, 37, 60.

Arverni, 85,

Arvii, 85.

Ascerris, 25, 1 i 1 .

Ascua, 25,

Asido, 62.

Asindum, 62.

Aspaluca, 32,

Aspavia, 32, 60.

Aspis, 39, 62.

Asseconia, 62.

Asso, 60.

Asta, 24, 25, 60, 101. 109.

Astapa, 25, 57, 60, 109, 1 13.

Astiacca, 38,

Asligi, 25, 57, 60, 109.

Astura, 25, 92, 25, 101.

Astures, 25, 30, 60, 110.

Asturica, 25, 30, 110.

Attacum, 39.

Attegua, 39.

Attubi, 39,

Aturis, 34, 88,

Audax, 68,

Augustobriga, 75, 76.

Augustonemetum, 92, Aulerci Eburovices, 90.

Aurunci, 102.

Auscii, 53, 83,

Ausetani, 58, 102.

Ausones, 102.

■ ’Avarus, 68.

Baebro, 61, 78. Baecor, 01.

Baecula, 48, 6L Baedyi, 61.

index ues noms

Baelo, (il.

Baenis, GL Baesippo, 59, (IL Bætica, GO,

Bætis, 9, 60, fiL Bætulo, 48, GL Bæturia, 35.

Bailo, GL Balarus, G8.

Balda, 39, lffiL Balsa, 40, 109.

Balsio, 40, 1 <0.

Barbesula, 48, GL Barcino, 40, GL Bardo, 40, GL Bardyali, SL Bardyetæ, 8, GL Barea, 40.

Bargiacis, GL Bargusii, 61.

Barnacis, 40, GL Barria, 40.

Barum, 40.

Basabocates, 83.

Bascontum, 52, 1 10.

Basi, 52, UL Basilippo, 52, Basitania, 52.

Bas la, 102.

Basterbini, 102.

Bastetani, 51, 58, 111.

Basli, 51. 52, 111.

Bastitani, 51.

Bastuli, 48.

Baudobrica, 37.

Bebryces, 84.

Bebulo, 61.

lui

Bedunesii, 4Jj I II).

Belia, GL Belippo, 59, fil.

Bell).

Bellovaci, 93.

Bercorcates, 83.

Bergidum, GL Bergistani, 58.

Bergium, 62, 96.

Bergula, 48, 69.

Bemama, 62. ,

Berunenses, 95.

Berurium, 62.

Besaro, 16.

Besasis, 08.

Biatia, GL Bibali, 02,

Bigerra, 62, 83.

Bigerriones, 83.

Bigorra, 62, 83.

Bilbilia, 41, 57. 111.

Bilistages, 08.

Biscargis, 51, 111.

Biscaya, 35.

Bilurgia, 102.

Bituriges, 83, 86.

Bituris, 32, 62,83, 96, 102. 110.

Blanda, 23.

Blendium, 23,

Bletisa, 23! ,

Bodensee, 99.

Bodincomagum, 99,

Bodincus, 99.

Bojodurum, 88,

Bontobrice, 8L Bona, 3L Borlinae, iL

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