REC HE KO H ES
testent plusieurs ouvrages de polémique 1 , et il est certain, que leurs affirmations sont souvent hasardées, ce qui met en garde même contre ce qu’ils ont établi de vrai. Un nouvel et impartial examen de leurs recherches sur les premiers habitants de l’antique Ibérie (en comprenant sous ce nom la péninsule entière, c'est-à-dire l’Espagne et le Portugal) ne saurait être inutile. L’entreprise n’est pas sans difficultés. On peut reprocher à tous les écrivains indigènes une tendance marquée à tout faire dériver de leur propre idiome, comme aux étrangers de n’en avoir qu’une connaissance insuffisante. Les travaux faits jusqu’ici, n’embràssant pas les différents dialectes, ne permettent de' rien entreprendre de complet. Aussi doiton regretter que les ouvrages déjà publiés renferment si peu de notions sur la langue basque. Elles en auraient plus avancé la connaissance que les raisonnements philosophiques de leurs auteurs. L’étranger devra donc s’attacher uniquement à ce qui porte le caractère de l’évidence, et ne pas craindre de 'prouver trop ; car en pareille matière le plus important est de bien déterminer ce qui est susceptible d’être rigoureusement démontré; c’est le moyen (et il dépend surtout de la méthode) d’arriver à des notions plus étendues, qui n’auraient aucune base solide si l’on débutait par des hypothèses ou par de simples vraisemblances.
t . L’Apologie d’Astarloa est dirigée contre don Joaquin de Trafia, auteur de l’article Jfavarra, dans le dictionnaire géograpbico-historique publié par l'Académie royale de Madrid . Les Observations philosophiques en faveur de l'alphabet primitif sont une réponse de Krro à son adversaire, qui, empruntant le nom d’un père de Montuenga, l’avait attaqué, ainsi qu’Astarloa. (U.)