‹ Recherches sur les instruments (volume 2)Chapitre 110 sur 164 · CHAPITRE I. — IlISTOlUQUE UES INSTRUMENTS ET UES MÉTIIOUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — IlISTOlUQUE UES INSTRUMENTS ET UES MÉTIIOUES

essentiel de l’équerre à réllexion est celui dont jouit le sex-

Fig. 127.

Équerre à réflexion d’Adams.

tant, c’est-à-dire de pouvoir être employé à la main avec autant de précision que s’il était installé sur un pied.

Equerre d’alignement. — De même qu’avec l’équerre d’arpenteur ordinaire, on peut, sur la direction qui joint la station à un point donné et signalé par un jalon, élever des perpendiculaires dans les deux sens opposés et déterminer ainsi trois points en ligne droite dont la station de l’opérateur se trouve entre les deux autres, on pourrait évidemment avec l’équerre à réflexion, après avoir élevé une première perpendiculaire, renverser l’instrument, la poignée en haut, et en élever une seconde dans le prolongement de l’autre.

En superposant dans la même monture deux miroirs plans inclinés chacun sur un troisième à 45°, mais dans deux sens opposés, on a construit un instrument au moyen duquel la double opération s’effectue simultanément et si facilement que l’opérateur peut se placer très vite sur l’alignement de deux stations données. La figure ci-contre {fig. 128) représente le modèle de cet instrument construit d’après les indications de M. Coutureau, ingénieur-géomètre, à Saint-Cloud (')■

('} Voyez la brochure intitulée: L’équerre d’ahgncnieat Coutureau, par J.-L. Sanguet, suivie d’une Instruction, par A. Coutureau. Saiiil-Vil (Doubs); 1897.

La première équerre à réflexion était évidemment dérivée de l’octant, avec ses deux miroirs à faces parallèles, dont l’une étamée entièrement ou partiellement; on s’est avisé un peu plus tard qu’au lieu de ces miroirs on pouvait employer des prismes à réflexion totale et l’on a été conduit à imaginer une

Fig. 128.

Équerre d’alignement de Coulureau.

série d’instruments dont le principe est toujours le même, celui de deux réflexions successives d’un rayon ou plutôt d’un faisceau lumineux ramené dans la direction de l’objet visé sans intermédiaire, mais dont les formes et les dispositions ont varié et sont assez nombreuses (‘ ). Nous ne les décrirons pas toutes et nous signalerons seulement les plus intéressantes et les plus répandues.

(') On les trouve presque toutes indiquées en détail dans les deux Ouvrages suivants ;

Elemente der Vermessungskunde, von D' Cari Maximilian Bauernfeind, Professor der Ingenieur-Wissenschaften und der Geodasie in München (München, 1862) et dans les éditions suivantes.

Istrumenti e metodi moderni di Geometria appUcata, per Angelo Salmoiraghi, ingegnerc, direttore dell’ Officina La Filotecnica, fondata in Milano dal professore PoRRO- Milano; 1884.

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