CHAPITRE I. — inSTORIQÜE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES
traitée trop dédaigneusement et avec prévention. C’est du moins ce qui semble résulter de l’opinion répandue actuellement à peu près partout à l’étranger où elle a commencé à être mise en pratique depuis une trentaine d’années, comme on le verra au Chapitre IV de cette étude.
Sextant de poche. L’un des plus anciens et des plus complets, sous le rapport des usages que l’on en peut faire, est le sextant de poche, qui paraît avoir été construit en
Fig. 125.
Angleterre peu de temps après le sextant destiné aux marins. Il est décrit en détail dans l’Ouvrage d’Adams continué par Jones (0, et nous en donnons la figure {fig. laS) d’après les planches de cet Ouvrage, en même temps que celle de \' horizon artificiel qui lui est joint et qui est nécessaire pour permettre d’observer les hauteurs des astres à terre.
( ' ) Geometrical and graphical essays containing a general description of the mathematical instruments, etc. London; i8i3 (déjà souvent cité antérieurement).
36'i LES INSTRL’MENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.
[| suffit d’avoir eu ce précieux petit instrument entre les mains pendant quelques heures pour apprendre à bien s’en servir, à le rectifier au besoin et pour comprendre tout le parti que l’on en peut tirer. Quant à l’horizon artificiel, il en existe plusieurs modèles, l’un avec' l’emploi d’un bain de mercure
Fig. 126.
pour réflécbir la lumière (/g*. i^G) et un autre dont la surface réfléchissante est une plaque d’émail noir portée par trois vis calantes avec un niveau à bulle d’air.
Equerre a réflexion \Optical square des Anglais). — Cette équerre destinée aux mêmes usages que l’équerre d’arpenteur se compose essentiellement de deux miroirs plans inclinés l’un sur l’autre à ^5°, disposés dans une monture métallique munie de fenêtres convenablement placées et qui se termine par une poignée. Ce système fonctionne à la manière des deux miroirs du sextant, avec cette condition que l’angle restant fixe, le rayon direct et le rayon réfléchi deux fois successivement forment toujours le même angle double de celui des miroirs et par conséquent un angle droit. Il a été imaginé pendant la seconde moitié du siècle dernier par Adams, père de l’auteur de l’Ouvrage cité, auquel nous empruntons la figure élémentaire qui montre en plan la disposition des deux miroirs {/ig- 1 27 ). 11 y a d’ailleurs plusieurs sortes de montures en usage et l’une des plus simples que l’on puisse adopter est celle de la fig. 128 (p. 364). E’avaniage