CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES
dessous comnie au-dessus et qu’une fenêtre soit pratiquée à la partie supérieure du tube parallélépipédique du viseur. Si l’axe de ce viseur est horizontal, l’opérateur verra l’image de la bulle d’air bisseciée par le prolongement d’un fil métal-
Fig. i35.
lique tendu au milieu de la fenêtre objective du viseur et dans le sens horizontal.
Quand l’objet sur lequel on dirige le viseur pour évaluer une pente, par exemple sur une mire dont le voyant a été fixé à la même hauteur que l’œil de l’opérateur au-dessus du point du terrain où il est en station, en agissant sur le petit volant qui entraîne l’alidade, on ramène rapidement le niveau à l’horizon pour faire bissecter la bulle d’air par le fil métallique, et la pente se lit, dans un sens ou dans l’autre, sur le demi-cercle vertical ou clisimètre.
Chambre claire de Wollaston. — Nous arrivons enfin à l’un des instruments à réflexion les plus simples et les plus précieux, imaginé en i8o4 par le célèbre physicien anglais Wollaston.
Nous aurons à revenir, aîi commencement du Chapitre 111, sur les propriétés de la chambre claire, mais ce que nous pouvons en dire, dès à présent, c’est que sa forme (celle que lui a donnée Wollaston lui-même) est celle d’un prisme à quatre faces dont deux sont à angle droit, les deux autres inclinées de 67“ 3o' sur chacune des premières et formant par conséquent entre elles un angle de i35°, supplément de 45° {fis- *36).
Il est aisé de voir, d’après cela, qu’un rayon lumineux qui entre par la face AB se réfléchit successivement et totalement sur les deux faces BD et DC et prend en sortant du prisme par la face AC une’ direction perpendiculaire à celle du rayon primitif. C’est cette propriété qui a été mise à profit par Bauernfeind dans l’une de ses équerres, le Vierseitige
Winhel Prisma.M.[!às l’idée tout à fait admirable de Wollaston, bien autrement ingénieuse et féconde que celles qui ont présidé à la confection des petits appareils dont nous venons de nous occuper, a été d’utiliser les deux réflexions successives pour redresser les images d’objets éloignés, par exemple celle d’un paysage, et de projeter ces images sur une feuille de papier convenablement placée à la distance de la vue distincte pour les y dessiner, en approchant l’œil du bord de l’arête C de son prisme. C’est cette idée qui a donné naissance à l’instrument désigné par l’inventeur sous le nom de chambre claire {Caméra liicida) par analogie et par contraste avec celui de Vdiï\û(\m chambre obscure {Caméra osciira).
La chambre claire était bien connue de tous ceux qui avaient besoin d’obtenir rapidement la vue d’un monument, ou un croquis de paysage; les architectes principalement, les paysagistes et même quelques topographes l’employaient avec
Chambre claire de Wollaston.