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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES METHODES. J

Fisr. 22.

Graphomètrc et rapporteur.

Ouvrage daté de 1597 eldonl l’auleur, Philippe Danfrie, excel-

UiS INSTnL’MKM'?, LES MÉTIIOOES ET LE DESSIN TOrOGILVPllIQl ES

lùnpioi du gruplioinèlro.

leiil graveur, était en même tem|)s un inventeur des plus ingénieux ( ' ).

(’) Déclaration de l’usage du graphoniètre par la pratique duquel on peut mesurer toutes les distances des choses de remarque qui se pourront voir et discerner du lieu où il sera pose: et pour arpenter terres,

ciiapithe I

. — IIISTOHI0t:i-: DES INSTIU .MENT ' i; I' DES AlÉl IlODES.

Ji/inpioi du grapliumcLie. — AFclIiodc des inlcrseclions.

Jusque-là il n’a été question que de la mesure des angles,

bois, près et faire plans de villes et forteresses, cartes géographùjues et généralement toutes mesures visibles; et ce, sans reigle d’arithméliiiue Inventé nouvellement et mis en lumière par Philippe Uanerie, tailleur general des monnoix de France, à Paris, chez le dict Danfrie; i5ç)7.

mais pour le plan, sans reigle d' arithmétique, c'càX-

à-dire sans calcul, Danfrie employait le rapporteur {fig. 22) et il semblerait même qu’il opérât sur le terrain en se servant d’une petite planchette {petit ais de bois) sur laquelle était tendue la feuille de papier du dessin.

Les deux figures ci-dessus, que nous donnons d’après Danfrie, montrent les opérations à faire pour obtenir, avec le graplîomètre, de deux stations dont la distance est connue, un point éloigné {fig. 28) ou même un ensemble de points {fig. 24) permettant de dessiner un plan par la méthode des intersections.

La figure suivante indique comment on peut déduire la hau-

teur d’une tour en l’observant d’une station dont la distance au pied de la tour est connue {fig. 25).

Dans les deux cas, les tracés graphiques effectués au moyen du rapporteur et de sa règle sont figurés sur la planchette.

CHAPITniî I. -• mSTOniQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES,

Fig. 26.

Trigornètre de Danfrie.

Irigomèthe de Danfrie. — Dans le même Ouvrage, Ph. Dan-

8ü l,ES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAVIIIQUES.

frie décrit sous le nom de trigomètre (') un autre instrument ayant, comme il le dit lui-même, presque pareil usage et dont nous nous contenterons de donner la figure ( fig.o&), en y signalant sur la branche droite (la verge dextre) un petit perpendicLile, dont il est aisé de deviner l’usage, pour rendre cette branche verticale et en faisant remarquer que, dès cette époque, on avait cherché à construire le pied ou bâton à trois branches de façon à le réduire au plus petit volume possible pour le transport.

Le trigomètre, d’une construction assez compliquée, n’a d’ailleurs jamais approché de la popularité du graphomètre.

Pied de roy géométrique. — Mais Danfrie avait construit encore un troisième appareil dont il ne parle pas dans son Ouvrage et dont nous avons vainement cherché la description ailleurs, quoique nous croyions avoir découvert un instrument analogue dans l’un des trophées de la façade méridionale de l’Observatoire de Paris, composés par Perrault et représentés par la PI. A (-).

Le hasard en a mis entre nos mains un exemplaire en parfait état de conservation, daté de iSSg et signé Dâfrie, que nous reproduisons dans sa position la plus habituelle ( fig. 27).

D’après l’inscription qu’il porte sur ses deux branches, nous avons désigné cet instrument sous le nom de pied de roy géométrique. En redressant les branches, on a, en effet, un pied de roy divisé en pouces (l’un des pouces divisé en lignes), et la tige médiane qui, comme les deux branches, porte une pinnule à son extrémité extérieure guidée par deux petites tiges articulées, devient perpendiculaire à la règle du pied de roy. L’appareil ainsi disposé peut servir d’équerre, la pinnule

(') Certains auteurs hollaiulais qui ont connu cet instrument l'ont appelé triquètre, oubliant sans doute que ce nom appartenait depuis longtemps à l’instrument de Ptolémée avec lequel il ne saurait être confondu, malgré son analogie, puisqu’il s’agit encore de trois tiges articulées formant un triangle.

(“) Ces deux trophées, indépendamment de leur cliarme artistique, sont particulièrement intéressants en ce qu’ils font connaître à peu près complètement les instruments dont les marins, les voyageurs et les arpenteurs se servaient pendant la seconde moitié du xvii' siècle.

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