‹ Recherches sur les instruments (volume 2)Chapitre 32 sur 164 · I-'ig · texte numérisé non relu

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Boussole de Ataissiat.

leur complemenlaire de Maissiat, en nous bornant à ajouter que cette boussole, aussitôt adoptée dans nos Ecoles, par les ingénieurs-géograpbcs et |)ar la brigade topogra|)biquc du Gé-

r |8 I,ES IXSrnUMtîNTS, les méthodes et le dessin TOPOGUAPIIIQL'ES.

nie (loin la création et le rôle seront mentionnés an Chapitre H, a été employée avec le plus grand soin et le plus grand succès, particulièrement par les chefs et les adjoints de cette brigade (^).

Avec les progrès de la mécanique de précision, cet instrument a reçu, comme tous les autres, des améliorations de détail importantes qui l’ont rendu encore plus précieux, mais la manière de s’en servir est demeurée celle que Maissial avait’ conseillée et appliquée lui-même avec tant de sagacité et de sûreté. Le principe essentiel en vertu duquel un instrument imparfait et même infidèle, dans certaines circonstances, a pu lutter vicioi ieusement avec les plus précis est, en définitive, très simple : employer exclusivement la méthode des cheminements, limiter le nombre et la longueur des côtés des polygones, qui doivent se fermer toujours presque rigoureusement, quand on opère bien et que raigiiille aimantée nia subi aucune perturbation anormale.

Nous ne devons pas omettre d’ajouter que Maissiat luimême recommandait expressément d’appuyer les polygones à des repères trigonométriipies aussi multipliés que possible, l’expérience, imposée pai' les circonstances, du lever sans triangulation exécuté dans le l'alatinat étant tout à fait exceptionnelle (-).

Nous ne taririons pas si nous voulions énumérer tous les servi'ces rendus par la boussole nivelante (c’est le nom auquel on s’est arrêté définitivement) entre les mains des officiers d’État -major, notamment pour compléter les mappes du Cadastre et y figurer le relief du terrain, à l’aide des courbes de

{’) Voyez la Notice sur la Boussole topographique, par M. Bichot, lieutenant-colonel tin Génie, dans le n“ Ifi dn Mémorial de l’Officier du Génie; Paris, i85'|. En ce (|iii concerne l’emploi de la boussole pour lever les courbes de niveau, on ne saurait mieux faire que de consulter les leçons et les excellentes instructions données à l’École d’applicalion de l’Artillerie et du Génie, à Metz et <n Fontainebleau, par le lieulenant-colonel Clerc, le colonel Goulier et leurs successeurs.'

(“) Cette expérience a cependant été renouvelée plusieurs fois, à la vérité, sur une moindre échelle, par la brigade topographique du Génie, à Paris et à Lille, et les résultats encore très intéressants ont été publiés dans la Notice citée ci-dessus de M. le lieuteuaiit-colonel Bichot.

CllVPlTnE I. — mSTOllIOLE DES INSTIUMENTS ET DES MÉTHODES.

nivrau et, sous les Cormes les plus vaiiées, enlre celles des ol'liciei'S de louies armes, eu campagne el dans nos possessions d'oulre-mer. Les étrangers ont égalemeni employé la boussole dans les reconnaissances militaires (') et excepiionnellemeiii pour des usages civils, niais, |)Our exécuter les minutes de leurs cartes topographiques, ils ont donné la préférence, Icb uns au théodolite et les autres à la planchelte.

XIX. — Les propriétés et les perfectionnements de la planchette.

Avantages prétendus ou réels de la Planchette. — L’un des avantages les plus inconiesiahles de la boussole nivelante est sa légèreté et, par suite, la facilité avec laquelle on peut la ti-ansporier et l’installer partout. Ses adversaires, ou plutôt ceux t|ui ne voulaient pas s’astreindre à suivi-e la méthode de Maissiat (- ), ont continué, môme après la réponse qu’il leur avait faite, à prétendre qu’iiidépendammeni de sa précision siqiérieure, la planchette était le seul instrument qui pût ])ermettre de lever les détails et de les dessiner immédiatement en présence delà nature, ce qui garantissait contre les erreurs et les oublis d’une mise au net de notes et de croquis toujours incom|)lets. Or, quand on se sert de la boussole et du rappoiteur complémentaire, les opérations de détail s’elfectuent aussi bien sur le terrain où l’on eni|)loie, non pas la lourde planchette associée à une alidade, mais une planchette légère présentant sur une feuille de papiei- le double système des

(') Les Anglais ont également clierché à perfeclionner la boussole topograplii(iue, à hnpielle ils donnent le nom de Circumferenlor, mais c’est très indirectement, par l'addition d’un index intérieur entrainc par une aliilade, (lu’ils ont clierclié, par exemple, à so mettre à l'abri des inlidélités de l’aiguille aimantée dont le rôle se trouve ainsi considérablement réduit.

{’) L’auteur ue parle pas de cette métiiode par ouï-dire, l’endant les années j8'i7 et 1848, il l'a em|)loyée pour faire l’étude de la position militaire de Gambo, près de liayonne, aux deux écbelles do et de -gVüÿ, et s’il avait à recommencer le même travail, il ne s’y prendrait pas autrement aujourd’liui, sans se priver toutefois de l’emploi de la stadia, moins de recourir à la l’iiotograpliic.

l5o LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.

parallèles et des perpendiculaires à la méridienne, qui doit être considérée simplement comme une table à dessiner très portative.

Le motif beaucoup plus sérieux qui a fait adopter la plancbeite pour les levers topographiques de la plupart des pays" de l’Europe, c’est que les opérateurs n’ont, avec cet instrument, ni à lire, ni à transcrire, ni à rapporter les angles sur le papier, pour obtenir les projections des lignes de visée, en un ' mot, pour la planimétrie tout au moins, l’on n’a pas à craindre d’erreurs de lecture. Une autre propriété des plus appréciables de la planchette, c’est qu’elle peut servir à résoudre graphiquement et immédiatement sur le terrain un grand nombre de questions de Géométrie pratique, autant dire de Topographie, dont la plus connue et la plus importante est celle qui porte le nom de Problème de Pothenoti}) ou èèiin point par trois

(’) Problème de Géométrie pratique, dans les Mémoires de l’Académie royale des Sciences, depuis i6G6 jusqu’à 1699, tome X, Paris, mdccxxx.

Pollienot fut professeur au Collège de France et membre de l’Académie des Sciences.

Le si célèbre problème d’i^/i point par trois autres avait été cependant publié antérieurement, dans l’Ouvrage de Marolois intitulé : Œuvres ma-

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thématiques traictans de Géométrie, Perspective, Architecture et Fortification, par Samuel Marolois, de nouveau rcveüe, augmentée et corrigée

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