CHAPITRE I. — ii:storiqi:e des instruments et des méthodes. 1O
preili ei Melano, ei c’était Negretii (*) qui avait initié le clievalier de Lostende, comme il devait initier plus tard son compatriote Porro (^), dont le nom est beaucoup plus connu comme étant celui sinon du créateur, tout au moins du propagateur le plus actif de la Célérimélrie ou de la Tachéométrie, dont nous allons nous occuper.
XXII. — Cëlérirnétrie ou Tachéornélrie, d'après Vingénieiir italien Porro.
Invention et influence de Porro. — L’usage de la siadia tardait toutefois à se répandre, jusqu’au moment où un homme, d’un mérite incontestable, dont nous serons cependant obligé de combattre les prétentions et les exagérations, vint faire connaître en France, vers 1849, une nouvelle et brillante solution du problème de la parallaxe qu’il avait imaginée, affirmait-il, vingt-cinq ans auparavant.
L’inventeur dont il s’agit, Ignazio Porro, né à Pignerol, en 1801, avait été officier du génie dans l’armée piémontaise et, parvenu au grade de major, il avait pris sa retraite en 1847.
De son propre aveu, ainsi f|ue le fait remarquer M. Jadanza, il devait beaucoup à Negretti. Ainsi, en parlant de la lunette à mesurer les distances, dans l’Ouvrage qu’il fit publier à Turin, en 1 85o :
« C’est aussi à l’extrême obligeance de M. Negretti, disait-il, que je dois la connaissance de ce diastimomètre tel qu'il l'em-
(') Negretti serait aussi celui cpiiavec Bagetli aurait fait adopter le nom de sLadia pour désigner la mire parlante. M. Jadanza cite encore, sans insister, un autre Piémontais nommé Gatli qui aurait employé la lunette à mesurer les distances, dès j8o3. [Voyez Jadanza, Per la Sloria délia Celer Imensura.)
(“) Quelques auteurs ont supposé, par erreur, que c’était Porro qui avait donné au chevalier de Lostende des renseignements sur la stadia. Ür Porro était né en 1801, et n’avail, par conséquent, que quinze ans en i8i6. Ce qui est malheureusement plus vrai, c’est qu'avec son caractère violent et sans avoir pris la peine de lire le Mémoire du chevalier de Lostende, il accusait ce galant homme de s’étre attribué rinvention de la stadia. (Voyez Jadanza, Per la Sloria délia Celeriniensiira, page i5. )
tC>8 LES INSTUU.MEXTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGBAPIIIQLES.
ployait lui-même; et sçniaiil, comme il les avait sentis, les inconvénients opiif|ues signalés plus haut, je me suis dévoué à la reclierche des causes qui avaient arrêté M. Negretti; j’ai eu le bonheur de les découvrir et je suis arrivé à une nouvelle combinaison de lentilles, formant une lunette achromatique susceptible de la plus haute perfection et exempte de tous les inconvénients que l’on remarquait encore dans l’application des micromètres à la mensuration des longueurs, lunette à laquelle convient l’épithète de stéréogoniqne, c’est-à-dire à angle invariable » ( ' ).
Voici le principe de cette découverte, tel qu’il est exposé par Porro dans sa première publication citée par M. Jadanza (-) :
« En O (y/g". 5q) est un objectif achromatique, R est un veri-e convexe dont le foyer existe au centre optique de l’ob-
Fig. 09.