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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES

En un mol, avec les nouveaux inslrumenis, l’aiguille n’esl plus employée comme dans la boussole ordinaire, mais simplement comme un orientateur magnétique de l’appareil, théodolite ou planchetie, la Tachéométrie embrassant désormais ces deux insiruments, et le déclinatoire étant, comme on sait d’ailleurs, très anciennement en usage avec la planchette.

Échelles logarithmiques. — Enfin, Porro avait cherché (comme autrefois Brander) à faciliter les calculs en partant des nombres, distances et angles, qu’il avait observés et qu’il appelait nombres générateurs, desquels il tirait d’abord les coordonnées polaires proprement dites, puis les coordonnées rectangulaires de chaque point, par rapport aux trois axes orthogonaux ordinaires, la verticale, la méridienne et la perpendiculaire. 11 se servait, pour opérer ces transformations, d’une règle logarithmique adaptée à cet usage spécial et désignée sous le nom ^'échelle logarithmique centésimale, ses instruments étant divisés en grades.

Les insiruments et les méthodes dont nous avons cherché à donner une idée exacte, d’après le Mémoire de Porro, publié en i852, ont été grandement perfectionnés, principalement en France où, après quelques bésilalions, ils ont été mis en pratique et étudiés avec autant de soin que de succès. Porro, comme nous l’avons vu, ne cessait, de son côté, de construire des modèles différents qu’il ne réussissait guère à faire adopter ( ' ) et dont le dernier, qui date de 1867, est un tachéomètre

(') Porro avait créé, vers i855, à Paris, boulevard d’Enfer, un Institut technoniatique destiné au perfectionnement des instruments géodésiques. Plusieurs personnes distinguées l’avaient encouragé et même aidé de leurs deniers; mais l’entreprise avait échoué et devait échouer, Porro ne pouvant pas lutter avec les excellents constructeurs de cette époque. 11 s’était hasardé pourtant à entreprendre d’exécuter, pour l’Observatoire de Paris, un objectif deo"’,52 de diamètre, mais s’était vu obligé de reconnaître que la tâche était au-dessus de ses forces. L’auteur de cette Notice en sait quelque cliose; chargé par le Ministre de l’Instruction publique, M. Rouland, de se rendre compte de l’état d’avancement du travail de cet objectif, et après une longue visite dans les ateliers de Porro, il avait conseillé à celui-ci de ne pas continuer un travail auquel il était mal préparé. Sur son rapport dans lequel il faisait ressortir le mérite du sa-

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vant ingénieur, bien supérieur à celui de l’artiste, le Ministre avait consenti à exonérer Porro des engagements qu’il avait pris et lui avait même accordé une indemnité pour l’outillage dont il avait fait l’acquisition et pour le temps qu'il avait passé à travailler le verre, qu’il rendit d'ailleurs à l’Observatoire, à peine ébauché. 11 retournait en Italie après 1860 et fondait à Milan un nouvel Institut qui paraît avoir mieux réussi que celui de Paris.

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