CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. l
dimèlre s’obtient par l’emploi d’un système objectif, composé de deux lentilles, l’une convexe et l’autre concave, liées chacune à des bielles articulées qui les rapprochent, quand la
Fig. (j.3.
Boussole à lunette réductrice de Peaucellier et Wagner.
lunette s’incline, de telle sorte que l’image du stadimètre, pour
Villars, 1868) ou, dans le n° 18 du Mémorial de l’Officier du Génie, le Mémoire sur un appareil diastimométrique nouveau dit « appareil autoréducteur », et encore, dans le n° 23 du même recueil, le Mémoire du chef de bataillon du Génie Wagner, intitulé : Des Méthodes de levers en usage à la brigade topographique du Génie et de l’emploi d’un nouvel instrument {Appareil homolo graphique de MM. Peaucellier et Wagner). Dans la première de ces Notices on trouve encore la description d’un autre instrument désigné sous le nom de Métrographe mesurant par un seul pointé les distances suivant leurs pentes, leurs longueurs réduites à l’horizon et les différences de niveau correspondantes sans mesures d’angles et sans le secours de Tables. Nous nous bornerons à signaler au passage ces deux instruments, nous réservant de revenir un peu plus loin sur l’appareil liomolographiiiue.
l8.} LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGU.VDIIIQUES.
une même dislance, change de dimensions avec l’angle de penie. Les choses sont disposées de telle sorie que celle grandeur de l’image inlerceplée entre les fils mesureurs diminue comme le cosinus de l’angle de penie.
Le sladimèlre {fig. 63) a élé construit de façon à permelire de mesurer les distances jusqu’à 140™. Avec une lunette autoréductrice du grossissement de 12 fois seulement, l’approximation, quelle que soit la nature du terrain, est de de, beaucoup supérieure à celle des mesures à la chaîne ou à la sladia ordinaire, si bien que, par des opérations répétées et en prenant les précautions suffisantes, on peut se servir de ce procédé pour mesurer des bases de triangulations secondaires en pays de montagnes.
L’un des auteurs, le capitaine Wagner, avait ainsi mesuré trois fois, à Nice en 1868, la promenade des Anglais, qui avait alors près de 1800“ de longueur et avait trouvé 1759®, 34 avec un écart moyen de , „ ^ ; la moyenne des trois résultats n’étant erronée elle-même que de o®,o3, soit ^ de la distance.
Ce résultat tout à fait remarquable et que le capitaine Wagner obtenait couramment, aurait dû contribuer à répandre l’usage du sladimèlre; mais on a prétendu que cet instrument était trop délicat, et l’on se contente d’employer la sladia ordinaire couchée horizontalement. Le colonel Goulier, notamment, a adopté celle disposition pour son eulhymètre, « instrument moins exact que le sladimèlre, dit-il lui-même, mais aussi moins fragile et qui peut être sans danger mis entre les mains d’un porte-mire improvisé ».
Cela ne nous empêche pas de souhaiter que l’on continue à construire des sladimélres pour les confier à des opérateurs exercés qui en pourraient tirer un excellent parti, dans les circonstances indiquées par les inventeurs et dans d’autres encore (').
(') On pourrait rapprocher les expériences du capitaine Wagner à Nice, de celles de lleautemps-neaupré dans la haie de l’Advenlure. Les mesures expéditives de hases peuvent être, en eiïel, 1res précieuses dans hien des cas.