CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES
Si l’on parvient à faire tourner OA autour de O, de telle sorte que la nouvelle ligne de visée OIÎ rencontre la verticale du point D en E, à une distance DE = 1P, le problème sera
Fig. 7‘-
résolu, car, si DE = IP— — , on aura aussi AIÎ = — ou
OC = /i X AB.
Le mécanisme dont s’est servi M. Cliampigny pour obtenir
204 l'KS INSTULMEXTS, LES METHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.
ce résiillnl se compose principalement d’une sorte de manivelle QRSÏXY ijig'. 71 bis) qui peut s’enclancher dans une coulisse ZW, parallèle et reliée à la lunette, et prendre un mouvement de glissement le long du montant vertical du tachéomètre, entraînant alors la partie antérieure de la lunette qu’elle fait tourner autour de son axe de rotation 0 {/ig. 71 et 7 1 bis).
Le glissement vertical de la manivelle est obtenu en agissant sur le bouton de manœuvre {/ig. 70) que l’on fait tourner jusqu’au refus et limité par le butoir V que rencontre l’espèce de came QltST {Jig. 71 et 71 bis).
Voici comment est tracée la came pour atteindre le but proposé. Du point I i/ig. 71 bis), dont la position est bien définie sur la lunette, et avec un rayon convenable mais arbitraire, on décrit un arc de cercle QLS et au-dessous de l’axe de rotation 0, à une distance égale à ce rayon, on dispose le butoir horizontal Y. Il résulte évidemment de celle construction que, quelle que soit l’inclinaison de la lunette, la distance LVde la came au butoir est égale à IP et par conséquent à DE, c’està-dire au déplacement voulu de la lunette, mesuré sur la verticale du point I).
Comme on n’a besoin que d’une partie de l’arc de cercle décrit du centre I, pour toutes les inclinaisons utiles de la lunette au-dessus et au-dessous de l’horizon, on a pu, en prenant un autre centre I' sur le prolongement de 01 et à une
distance 01' = —5 construire avec le même rayon une seconde
moitié de la came, dont on se sert encore pour mesurer les
distances, en employant le rapport On n’a, pour cela, qu’à
inverser la lunette autour de son axe et à faire tourner l’instrument de 180“ en azimut pour la ramener dans la direction de la sladia.
Dans le modèle exécuté et représenté sur la figure, n = ioo et, par conséquent, les deux rapports déterminés par la came
sont — et
1 ÜO
CIlAPlTnE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. 9.0Ô
La mesure des différences de niveau s’oblienl également par deux pointés de la lunette et deux lectures de la mire. A cet effet, la lunette porte perpendiculairement à sa longueur une seconde coulisse dans laquelle peut s’enclancher un autre bras de la manivelle, perpendiculaire au premier. Les opérations s’effectuent d’une manière analogue et se justifient de même que celles de la mesure des distances.
L’enclanchemenl de l’un ou de l’autre des bras, qui est naturellement successif, s’opère à l’aide d’un mécanisme du genre des engrenages, et l’on voit sur la figure 70) l’aiguille à laquelle on fait prendre alternativement la position verticale et la position horizontale pour produire l’enclancbement nécessaire soit pour la mesure des distances (longueurs), soit pour la mesure des différences de niveau (hauteurs).
De tous les tachéomètres connus, celui que nous achevons de décrire est sûrement l’un des plus intéressants et des plus délicats, sous le rapport de la conception aussi bien que de l’exécution. Nous croyons savoir qu’il doit être soumis prochainement à l’examen de la Commission supérieure du Cadastre et nous souhaitons qu’il soit apprécié par elle comme il le mérite.
XXV. — Tachéomètres et tachéographes aiitorédiicteiirs par projections rectangulaires.
Principe général de ces instruments. — Indépendamment des tachéomètres autoréducteurs, fondés sur les ingénieux procédés mécaniques qui viennent d’être exposés, il existe encore une classe d’instruments dont le but est analogue et même plus étendu (en ce sens que l’on a voulu, avec certains d’entre éux, rapporter graphiquement les opérations sur le terrain), et qui ont pour organe commun une équerre à deux branches verticale et horizontale, sur lesquelles se projette la longueur proportionnelle à la distance estimée suivant la pente. Ces deux branches portant, à cet effet, des divisions, sont à rainures et languettes pour permettre les déplacements nécessaires, et la branche verticale est liée avec une règle parallèle
(’) Patentiertes Quotier Instrument fur generelle aufnehmen in koupiertem Terrain, von Franz Kreuter, ingénieur; Wien, 1874. Nous
à l’axe optique de la lunette d’observation qui peut être ellemême divisée.
Iaciiéomètre de Kreuter. — Le plus simple ou même le plus
Fig. 72.
Tachéomètre de Kreuter.
rudimentaire de ces instruments est celui de Kreuter (*)