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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. 2ll

ment sur le plan les courbes de niveau. En terrain accidenté, en employant plusieurs porte-mire ou bien un aide niveleur et un ou deux porte-mire seulement et en s’attachant, autant que possible, à déterminer les points à cotes rondes, un topo-

Fig. 7G.

Homolographe à anneau de Peancellier et Wagner.

graphe exercé parvenait, avec l’homolographe, à filer les courbes plus rapidement que par les procédés ordinaires et avec les autres instruments. On pouvait ensuite décalquer tous les détails dessinés sur chaque planchette circulaire et les reporter sur la feuille minute.

ai4 t.ES INSTRUMENTS, lÆS MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.

Les invenleurs ont encore voulu se dispenser de ce travail de copie, en faisant construire un instrument {fig. 76) entièrement semblable au premier pour toute sa partie supérieure, mais porté par un bâti à trois branches, terminées chacune par un galet pouvant tourner dans la rainure circulaire d’une couronne plate en cuivre posée elle-même sur la planchette.

Celle-ci, qui reprend alors la forme carrée ou rectangulaire, et, au besoin, des mouvements de translation pour amener un de ses points verticalement au-dessus de celui du terrain qui lui correspond, est munie de deux rouleaux sur lesquels s’enroule la feuille minute.

Les expériences faites avec ce nouvel appareil, dans les circonstances les plus variées, notamment pour le lever de plusieurs hectares, avec l’indication des points de raccord des différentes planchettes, du nombre de points relevés et du temps employé, ont démontré :

1° Que la plus grande erreur commise dans la lecture de la distance est de o’",^o, et cela seulement pour les grandes distances de 120'“ à i4o“;

2“ Que généralement l’erreur est inférieure à o“,io;

3“ Que l’erreur moyenne n’est que de o“,o55 pour une distance moyenne de 90"'.

Nous avons indiqué plus haut les résultats de la comparaison de la vitesse atteinte précisément avec cet instrument à celle des opérations faites par les anciens procédés et renvoyé le lecteur au Mémoire détaillé du commandant Wagner qui contient les détails numériques des nombreuses expériences dont il s’agit.

Tachéograpiie de Schrader. — L’habile géographe de la maison Hachette, M. Schrader, a repris depuis quelque temps, l’étude du même pioblème et il en a donné une solution un peu différente qui mérite également d’être connue.

En jetant les yeux sur la figure qui représente son tachéographe {/Ig- 77 ), on reconnaît tout d’abord l’organe essentiel des instruments que nous avons rapprochés sous le même

cnAPtxnE I. — insToniQUE des instruments et des métiioues. 21 5 litre, c’esi-à-dire l’équerre avec ses deux branches verticale

Fig. 77.

Tachéographc de Schradcr.

et horizontale et la règle à coulisse parallèle à l’axe optique delà lunette ou règle hypoténuse.

Comme dans l’homolographe, il y a au foyer de la lunette un

'DsoC*'

2i6 les INSmiMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGR.VPHIOUES.

fil vertical fixe et un fil mobile, et l’image de la sladia est amenée dans le plan focal par le déplacement longitudinal de l'objectif.

Le sladia n’est plus une mire parlante, c’est-à-dire avec des divisions numérotées; elle rentre dans la catégorie des mires à deux voyants fixes; tenue horizontalement comme le sladimèlre, elle porte bien plusieurs voyants, chacun avec une ligne de foi blanche sur fond noir, mais ces voyants se combinent deux à deux pour l’observation, comme cela sera expliqué tout à l’heure, selon les distances des points à relever.

Tour déplacer le fil mobile, au lieu du coin guidé parle mécanisme de MM. Peaucellier et Wagner, M. Schrader fait usage d’une came [dont la forme calculée très simplement doit être exécutée avec le plus grand soin (')] liée à la règle hypoténuse et pouvant glisser dans un sens ou dans l’autre, entraînée par le mouvement de l’équerre. Ce mouvement est déterminé par l’opérateur à l’aide d’un boulon, très apparent sur la figure (,/?§■. 77), et qui est celui d’un pignon engrenant avec une crémaillère vissée sur la branche horizontale de l’équerre. Tandis, d’un côté, que la came, en glissant dans la règle hypoténuse qui est parallélépipédique et creuse, fait avancer ou rétrograder, sous l’elfori d’un ressort antagoniste, le chariot du fil mobile de la lunette, la branche horizontale de l’équerre, portant un vernier, coulisse dans une rainure de la règle divisée, qui fait partie du bâti de l'instrument, en entraînant le porte-crayon ou piquoir placé en face du sommet de l’équerre. Il suffit alors d’apjiuyer sur la tête de ce piquoir pour marquer la projection horizontale du point visé sur la feuille de papier portée par la planchette.

Comme sur les autres instruments du même genre, un vernier porté sur la règle hypoténuse sert à mesurer la différence de niveau entre l’axe de rotation de la lunette et la position de la règle de la sladia au-dessus du sol par une lecture faite sur la branche verticale de l’équerre.

Il est bien entendu que les divers mouvements que nous venons de décrire sont subordonnés à ceux de l’ensemble de

(') Le prol'il lie celle came est un arc d’hyperbole.

CIIAPITUK I. — lIIHTOniQUK DK.S IN.STRUMRNTS KT OKS MÉTIIO/)RH. y.17

l’appareil et de la lunelle autour de leurs axes de rotation et que l’opérateur termine par le double pointé qu’il eHectuc sur deux des voyants de la mire en agissant sur le bouton du pignon.

L’écartement des deux voyants extrêmes est réglé d’après l’échelle adoptée pour le plan. Ainsi, pour un plan qui doit être exécuté à l’échelle de le grossissement de la lunette étant de 20, un écartement de i'",3o à i”,5o suffira pour les distances de loo"* à 120® qui sont les plus grandes à évaluer avec le lacbéograpbe dont le diamètre de la planchette circulaire ne dépasse pas o®, 25.

Dans l’instrument que nous avons examiné, l’écartement des deux voyants extrêmes, réglé pour la distance de loo®,

était de i'",36 et le rapport ^ qui en résultait correspondait

sensiblement à un angle micromélrique de i grade; en rapprochant la mire à 6o"', l’angle micrométrique augmente et atteint une limite qui ne peut pas être dépassée, eu égard au grossissement; on remplace donc l’un des voyants extrêmes par un autre placé à la moitié de l’intervalle primitif; une nouvelle came succède alors à la première pour l’évaluation des distances comprises entre 6o® et 3o"’; enfin, pour celles (jui sont comprises entre 3o® et 20”, on emploie deux voyants espacés du quart du premier intervalle et une troisième came qui succède à la seconde. Le tachéographe ne permet pas, avec sa construction actuelle, de relever des points plus rapprochés de la station.

Il résulte d’expériences faites dans la grande salle des Machines, au Champ de Mars, par M. Schrader, en présence de M. l’Ingénieur en chef des Mines Lallemand, membre de la Commission supérieure du Cadastre, avec le premier tachéographe construit d’après ces principes, que sur vingt-cinq distances comprises entre 22® et 85®, mesurées d’abord avec un décamètre en ruban d’acier, puis évaluées à l’aide du tachéographe, les différences constatées sont du même ordre que celles que nous avons signalées en parlant de l’homolographe. Nous croyons savoir que l’auteur travaille encore à perfectionner les détails de cet instrument.

2i8 les instruments, les méthodes et le dessin TOPOGRArillOUES.

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