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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. 27O

par l’expérience devraient être maintenues pour donner toutes les garanties de précision à l’œuvre fondamentale dont il s’agit. Ainsi, les grandes triangulations placées, d’ancienne date, dans les attributions des services géographiques de l’armée y resteraient aussi bien que la construction des cartes topographiques et chorographiques qui seraient de simples réductions habilement interprétées des mappes cadastrales. D’un autre côté, le service du Nivellement général créé en France depuis moins d’un demi-siècle (et imité depuis à l’étranger) garderait la responsabilité du travail délicat dont il est chargé, et les ingénieurs du cadastre auxquels ces deux services procureraient les éléments primordiaux, c’est-à-dire les repères de la planimétrie et du nivellement, lèveraient de la manière la plus rigoureuse et la plus détaillée les plans nivelés aux plus grandes échelles, depuis jfÿ jusqu’à avec tableaux d’assemblage à -np^.

Ces derniers ingénieurs 'seraient d’ailleurs naturellement chargés du service dit de la Conservation du Cadastre, qui consiste à tenir les plans de chaque commune au courant des modifications que peut éprouver le sol par suite des nouveaux travaux entrepris par l’État, par des compagnies industrielles, par les communes elles-mêmes ou par des propriétaires et, en outre, des mutations dans l’-assiette de la propriété.

'l'elle semble être, en effet, la tendance actuelle des pays les plus avancés, et il est probable qu’elle deviendrait générale et se réaliserait bientôt, si d’autres préocupalions ne venaient trop souvent entraver l’accomplissement des idées les plus saines et les plus fécondes.

XXXVI. — Levers spéciaux des terrains boisés et des souterrains .

En décrivant les méthodes topographiques en usage et les instruments au moyen desquels on les applique, nous n’avons pas considéré à part les cas où de grandes étendues de terrain sont couvertes de bois et nous avons tou jours supposé que l’on opérait en plein air, à la surface du sol.

28o les instruments, les méthodes et le dessin topographiques.

Levers des pays boisés et des mines. — Nous rapprochons ces deux circonstances parce qu’il est aisé de concevoir que la même méthode doit être appliquée là où l’on cesse de découvrir le terrain dans toutes les directions et dans les souterrains où la vue est encore plus limitée. Cette méthode est forcément celle des cheminements.

Dans les premiers cas, les cheminements peuvent être dirigés de manière à former un réseau de polygones contigus les uns aux autres et venant se rattacher à des triangulations qui enveloppent les bois et les forêts et qui y pénètrent même assez souvent (' ). Quand il s’agit d’un bois ou d’une forêt dont l’étendue n’est pas trop considérable, on peut les envelopper entièrement dans un polygone dont quelques-uns des sommets sont situés sur le prolongement des roules ou des chemins qui les traversent. Enfin, quand ces routes ou ces chemins se prolongent en ligne droite dans toute la largeur du bois et que le terrain s’y prête, on mesure avec le décamètre en ruban d’acier en chaînant sur le sol et non par ressauts, plutôt deux fois qu’une, la longueur totale de ces chemins entre deux sommets du polygone enveloppant, en prenant toutes les précautions requises et en se servant au besoin d’un cercle d’alignement répétiteur ou réilérateur. La même opération est faite, autant que possible, dans deux sens à peu près rectangulaires, et des piquets doivent être laissés aux points d’où parlent d’autres chemins ou d’autres sentiers que le géomètre suivra plus lard, la boussole à la main, pour former d’autres polygones intérieurs ou plutôt des traverses aboutissant à deux piquets bien repérés.

Instruments employés par les forestiers. - Les instruments dont se servent en général nos agents forestiers français appartiennent aux deux types suivants {fig- 93 et q4) construits très habilement par M. II. Bellieni, de Nancy, sous la direction de M. le professeur E. Thierry, de l’École forestière.

{') Les forêts sont fréquemment percées de larges routes rectilignes qui débouchent dans des plaines où l’on peut placer des signaux de triangulation visibles des carrefours.

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