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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. SqS

Instruments simplifiés pour le lever des détails. — Avec ces indications (comprenant les cotes de nivellement des points iriangulés) ou bien quand le lever ne doit embrasser qu’une faible étendue de terrain, l’opérateur n’a plus besoin d’avoir à sa disposition qu’une planchette bien construite mais encore assez légère, portée par un pied à trois branches sans l’intermédiaire d’articulations compliquées et accompagnée d’une alidade nivellatrice et d’un déclinatoire {fig. 99).

Pour faciliter la mise en station de cette planchette, on emploie, en France, soit la calotte sphérique de Bodin, soit un dispositif encore plus simple, également emprunté à l’Ecole d’application de l’Artillerie et du Génie, et représenté Jîg. 100.

On voit sur cette figure une entaille à mi-bois pratiquée audessous de la planchette et garnie d’une plaque métallique

Fig. 100.

Plateau à coulisse de la planchette.

percée d’une ouverture circulaire prolongée par une rainure dans laquelle on engage la tête d’une vis centrale qui traverse le plateau du trépied. En serrant ou en desserrant un écrou inférieur, la planchette peut être fixée à ce plateau ou devenir libre de tourner. On en profite pour l’orienter au moyen du déclinatoire ou des signaux naturels (procédé Pothenot), après l’avoir calée horizontalement à l’aide du niveau de l’alidade et du déplacement de l’une des trois branches du pied guidé par les indications de ce niveau, convenablement dé-

placé lui-même sur laplancheiie dans deux directions rectangulaires.

Soit que le papier qui recouvre la planchette porte des points triangulés et cotés, ou que l’on y ait rapporté la base mesurée avec ses angles, dont les sommets peuvent servir de stations fractionnant cette base, on est en mesure d’opérer une triangulation graphique complémentaire ou primordiale. Dans tous les cas, on doit profiter des positions relatives des premiers points déterminés pour en obtenir d’autres au moyen de triangles bien conjormës, en ne négligeant jamais de se ménager des vérifications.

Quand le nombre des signaux naturels triangulés trigonométriquement ou graphiquement est devenu suffisant, la planchette, on le sait déjà depuis longtemps, est l’instrument qui se prête le mieux à la détermination directe des points que l’on choisit successivement pour y stationner et y rattacher les détails. Cette détermination s’effectue, en effet, facilement par relèvement {\iYOc,é&é Pothenot) ou, plus rapidement encore, par la méthode dite de recoupement qui suppose la planchette orientée ( ' )•

Nivellement. — Les divisions tracées sur les branches des pinnules, qui sont habituellement des centièmes de leur intervalle, rendent le nivellement par pente très expéditif et suffisamment exact, quand la distance entre le point visé (dont la cote a été déduite elle-même d’un repère de nivellement supposé existant sur la base ou dans son voisinage ou résultant d’un nivellement irigonométrique) et le point à déterminer n’est pas trop grande

(’ ) Quand la planchette est orientée, au moyen d’un déclinatoire sur la sensibilité duquel on peut compter, et que l’on reconnaît bien les signaux naturels qui s’y trouvent rapportés, en dirigeant l’alidade successivement sur deux de ces signaux convenablement espacés angulairement, et en faisant passer sa règle par les points correspondants de la planchette, la rencontre des deux lignes tracées le long de cette règle détermine la station. C’est ce que l'on appelle un recoupement.

(“) Nous n’avons pas entrepris de traiter complètement l’histoire des instruments et des méthodes de nivellement; mais nous n’avons pas moins constaté et nous constatons une fois de plus que leurs progrès sont dus

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