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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES, 2g

Le côté de l’alidade le long duquel on trace les directions des points visés, taillé en biseau, est lui-même divisé en millimètres et sert à rapporter les distances sur le plan ou à les y évaluer, fournissant ainsi le second élément du calcul des différences de niveau dont le premier est donné par la lecture de la division delà branche de la pinnule objective.

De même que l’on multiplie, autant qu’on le peut faire sans confusion, les points triangulés rapportés ou obtenus sur la planchette pour faciliter le relèvement des stations qui complètent le canevas, on peut également multiplier ces points de stations pour lever rapidement les détails. L’indépendance avec laquelle on opère par la méthode des relèvements est d’ailleurs telle que ces détails peuvent être tracés sur la planchette, au fur et à mesure que l’on vient s’installer aux différentes stations, sans attendre l’achèvement du canevas, comme on serait obligé de le faire si ce canevas était levé par la méthode des cheminements, les stations ne pouvant être alors considérées comme définitivement déterminées qu’après la

en grande partie à notre corps des Ponts et Chaussées. C’est ainsi que pour relever ou pour tracer les routes en déterminant leurs pentes, Cliézy avait

imaginé le petit instrument connu sous le nom de niveau de pente et qui a été le précurseur et l’inspirateur de l’alidade nivellatrice. Nous donnons ici, simplement à titre de document, la figure du niveau de pente de Chézy

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fermeture des polygones et des traverses aux sommets desquels elles se trouvent (').

Pour les détails de la planimétrie, on procède aussi comme dans les levers réguliers par rayonnement (orientation et distance du point visé avec l’alidade — coordonnées polaires) ou par la mesure des abscisses et des ordonnées des différents points rapportées à une ligne du canevas (coordonnées rectangulaires supposant l’emploi de l’équerre d’arpenteur), et en choisissant les détails les plus intéressants, lorsqu’on est obligé d’en omettre. Là où ces détails deviennent très nombreux et importants, comme dans les villages, les groupes d’habitations avec des murs et d’autres clôtures, dans les parties boisées, etc., la méthode des cheminements s’impose et il faut la diriger de manière à construire un canevas de polygones fermés. Cela peut encore se faire avec le déclinatoire associé à la planchette et, à la grande rigueur, avec la planchette seule dans les cas où l’on aurait à craindre des actions magnétiques perturbatrices, mais on doit alors éviter de multiplier les stations et recourir plutôt assez souvent à l’équerre d’arpenteur.

Pour le nivellement par courbes, comme avec la planchette on opère toujours en présence du terrain et qu’il est dès lors beaucoup plus facile de se laisser guider parles formes et les lignes caractéristiques énumérées au Paragraphe XXVII, on doit amorcer tout au moins les éléments les plus, importants des courbes horizontales et leurs accidents, si l’on n’a pas le temps de les suivre sur toute l’étendue du lever.

Alidades nivellatrices perfectionnées. — Nous terminerons cet aperçu de la question des levers rapides, en mentionnant deux alidades nivellatrices qui, par le soin apporté à certains détails de leur construction, tendent à accélérer les opérations et à en accroître les précisions.

(’) c’est cette importante propriété de la planchette, à laquelle faisait allusion le lieutenant-colonel Holdich après le général Walker, quand il rappelait l’usage si avantageux qui a été fait de cet instrument réduit à l’état le plus rudimentaire dans l’Inde et sur la frontière afghane où les levers des détails étaient facilités et garantis par le grand nombre de points triangulés rapportés sur les planchettes. ,

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La fig. 102 qui représente Validade nivellatrice du colonel Goulier et la légende qui l’accompagne en feront immédiatement saisir les avantages.

Fig. 102.

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