LÉGENDE
000, pinnule oculaire à trois œilletons étagés; l’œilleton du milieu est celui dont on se sert le plus souvent, les deux autres n’étant utilisés que pour les fortes inclinaisons dans un sens ou dans l’autre. Dans quelques instruments destinés aux pays de montagnes, les œilletons sont pratiqués dans une lame qui peut coulisser le long du bâti de la pijnnule pour permettre d’évaluer les pentes jusqu’à 70 pour 100.
aa, pinnule objective divisée sur ses deux bords intérieurs ; nn, niveau à bulle d’air ou nivelle;
1, l, petits leviers à came excentrique servant à caler la règle de l’alidade;
66, bord de la règle divisée en millimètres;
e, e, autres divisions de la règle pour servir à régler l’espacement des courbes de niveau.
On remarquera notamment les petits leviers de calage qui permettent, dans le nivellement, de s’affranchir d’un défaut d’horizontalité de la planchette.
( ‘ ) Uetle alidade peut aussi être employée seule comme niveau de pente; elle est alors montée sur une règle en cuivre munie d’une vis de réglage et d'une douille qui peut s’engager sur un pied à trois branches.
L'alidade aiitorédiictrice du colonel Peigné jouit de propriétés encore plus étendues, car elle peut, le cas échéant, devenir stadimétrique, c’est-à-dire servir à la mesure directe des distances, à la condition de lui adjoindre une stadia à deux voyants fixes ( ' ).
La fig. io3 qui représente cette alidade montre que le tube du niveau est séparé de la règle à l’une des extrémités de
Fig. io3.
laquelle se trouve une vis de correction B, qui joue le même rôle que les leviers de calage dans l’alidade de Goulier.
Mais, ce qui distingue essentiellement cet instrument de tous ceux du même genre, c’est la variabilité de la distance des deux pinnules et l’emploi d’un cadre indicateur cc mobile le long de la pinnule objective. Celle-ci est, à cet effet, montée sur un tube de métal ajusté sur celui du niveau et pouvant se rapprocher ou s’éloigner de la pinnule oculaire par le jeu d’une crémaillère attachée au-dessous du tube de niveau et d’un pignon muni d’un bouton de manœuvre h. Le tube du
(') Le colonel Peigné considère que les instruments dont nous nous occupons dans ce Paragraphe, en y joignant la mire à deux voyants, répondent à tous les besoins de la Topographie régulière et à ceux des reconnaissances, depuis l’échelle de ^ jusqu’à l’échelle de ïô'Vïïô’ Voyez la brochure intitulée La Topographie automatique, publication de la Réunion des officiers (Paris, librairie Gh. Delagrave; 1881).