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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES. 3l

lile ordinaire ou ses analogues et ses dérivés. Mais, après avoir mentionné naturellement et nécessairement la méthode si simple et si précieuse des alignements qui fut pendant longtemps à peu près exclusivement celle du Cadastre, nous devions aussi signaler les conditions particulières des levers souterrains et de ceux des pays forestiers, et nous avons été amené ainsi à examiner quelques-unes des modifications qu’il avait fallu faire subir aux instruments fondamentaux et aux méthodes générales elles-mêmes pour les plier à ces conditions.

En avançant dans notre travail, nous n’avons pas tardé non plus à reconnaître qu’il n’était pas possible de négliger l’étude de ces modestes instruments portatifs qui ont rendu et rendent journellement tant de services précisément au point de vue où nous nous sommes placé nous-même, c’est-à-dire à celui des levers rapides.

Nous n’avons donc pas hésité à élargir notre programme en donnant, dans les Paragraphes XXXVI, XXXVII et XXXVIII, des détails sur les planchettes légères avec alidades nivellatrices et sur les boussoles de poche.

Mais nous n’avons pas encore parlé d’une classe d’instruments également très portatifs et très utiles aux militaires, aux ingénieurs et aux topographes, qui sont, pour la plupart, fondés sur un principe commun, celui des lois de la réflexion de la lumière sur des miroirs plans, et que nous avons rejetés dans cet Appendice dans lequel nous voulons insister sur deux appareils de la plus haute utilité pour les explorateurs et qui sont passés aujourd’hui entre les mains de tous ceux qui entreprennent des reconnaissances d’une certaine importance.

Ces deux instruments sont le sextant et le baromètre.

Le premier seul est un instrument à réflexion et c’est à lui que se rattache l’ensemble de ceux qui compléteront la série des petits appareils que nous venons de décrire. Le baromètre destiné au nivellement, dont le principe est si différent, n’a été rapproché du sextant que parce que, comme lui, il convient à la fois aux marins, aux explorateurs et aux topographes.

3lS LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.

Si nous avions pu joindre aux deux principaux inslrumenls dont il s’agit le chronomètre et la boussole ('), cet Appendice aurait compris tout ce qui intéresse la Navigation et la Géographie, mais nous serions sorti du cadre que nous nous étions tracé et nous avons dû nous contenter de ce qui se rapporte à la Topographie expéditive avec laquelle les explorateurs doivent d’ailleurs être familiarisés.

Le Sextant employé a terre. — Pendant longtemps les marins et les voyageurs scientifiques n’ont eu pour se guider que le quadrant géométrique, l’astrolabe ou l’anneau astronomique, qui n’en différait pas essentiellement, et la boussole. Les marins, pour évaluer les distances parcourues, y joignirent le loch avec le sablier et les autres les durées de marche de chaque jour, selon leur manière de voyager, à pied, à cheval, à dos de dromadaire, etc., les circonstances locales influant d’ailleurs considérablement sur la vitesse du déplacement et exigeant, par conséquent, une sorte d’étalonnage.

Les progrès de l’Astronomie et de l’horlogerie, aussi bien que ceux de la mécanique de précision en général, ont singulièrement amélioré les conditions dans lesquelles se trouvent désormais les marins et les explorateurs. Depuis la fin du siècle dernier et notamment à dater des célèbres voyages de de Humboldt, la détermination des positions géographiques à l’aide du sextant est devenue de plus en plus précise, et il en est résulté que les itinéraires journaliers, relevés par la méthode dont il vient d’être question, c’està-dire avec la boussole et par l’estime des distances parcourues, ont pu être raccordés entre eux, rectifiés au besoin, et fournir les éléments de la carte de pays souvent tout à fait inconnus auparavant.

) La boussole marine et la boussole spécialement construite pour les explorateurs, dont les dimensions sont supérieures à celles des boussoles ordinaires des topographes.

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