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CHAPITRE I. — HISTORIQUE DES INSTRUMENTS ET DES MÉTHODES

une garniture de laiton et les autres parties faites de ce même métal), deux petits miroirs dont l’iin F voisin du grand miroir E lui est parallèle quand le zéro du vernier de l’alidade ]) correspond au zéro de l’octant, et l’autre G placé un peu plus loin est dans une direction rectangulaire par rapport au premier,

La moitié inférieure du miroir F estétamée, sa moitié supérieure est transparente et permet à l’observateur de viser directement les objets éloignés en plaçant l’œil convenablement derrière l’un des deux œilletons pratiqués dans la lame I qui peut être remplacée par une lunette.; l’image du second objet est amenée dans la même direction par le déplaéement de l’alidade qui entraîne le grand miroir. Ce mode d’observation est celui qui a été conservé dans les instruments à réflexion généralement employés.

Le miroir G et l’œilleton II qui en est tout proche servaient à observer les angles d’objets situés de part et d’autre de la station, en avant et en arrière, comme lorsqu’on opérait avec le quartier anglais. Le miroir G était étamé à sa partie inférieure et à sa partie supérieure, mais avec un intervalle transparent qui laissait voir les objets éloignés situés en avant.

Trois verres colorés de teintes différentes représentés en K pouvaient être employés séparément pour les observations du Soleil ou de la Lune, ou mis de côté ([uand on n’observait que des objets terrestres. Dans le cas où l’on employait l’œilleton II, le jeu de ces trois verres était transporté en N.

En même temps que Hadley, de 1780 à 1781, un Américain nommé Godfrey, vitrier de son état mais instruit en Mathématiques et en Astronomie, proposait pour remplacer le quartier de Davis un quadrant à réllexion à deux miroirs analogue aux précédents.

La priorité de l’inventioii de l’octant à deux miroirs n’appartient pas moins incontestablement à Newton, mais en s’abstenant de supposer, comme on l’a fait, que Hadley avait pu avoir connaissance de la Note de son illustre compatriote, il paraît bien avéré que la même idée est venue à peu près en même temps à plusieurs personnes'; sans qu’il soit nécessaire d’ailleurs de faire intervenir la Providence, ce ne serait pas la première fois que de telles coïncidences se seraient [iroduiies.

3:i6 LES INSTKU.MENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.

quand un problème s’imposait pour répondre à un besoin devenu impérieux.

Perfectionnements de l’Octant. — Différents perfectionnements furent bientôt apportés à la construction de l’octant. Ainsi, en 1767, le capitaine Campbell augmentait l’amplitude de l’arc et la portait à 60° (d’où le nom de sextant), afin de pouvoir mesurer les angles jusqu’à 120°. Nous donnons

Fig. ii5.

Sextant d’après Campbell par Adams.

{ fig. ii5) la figure du sextant construit par Adams, qui est le type de ceux qui ont été en usage depuis plus d’un siècle dans la marine anglaise et que les constructeurs français ont adoptés sans modifications sensibles ( ' ).

(,') Les collections du Conservatoire des Arts et Métiers contiennent des spécimens des sextants de Ramsden, de Dollond, de Gambey, etc., qui présentent la plus grande analogie dans leur construction.

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