CHAPITRE III. — IÇONOMIÎTRIE ET MÉTROPIIOTOGRAPIIIE. I
formaient, autant de précieux médaillons que l'on soudait ensuite les uns aux autres par des remplissages faciles à exécuter, toujours à la lunette.
Il était de mon devoir de rendre hommage au double mérite de ces hommes de talent qui ont bien voulu, par patriotisme, s’astreindre à exécuter un travail de patience eide minutieuse précision, tout à fait en dehors de leurs habitudes.
A côté de ces artistes, je dois citer encore M. Henry, architecte de l’École Polytechnique, qui, de la lanterne du Panthéon, exécutait, avec une puissante lunette, des aquarelles merveilleusement exactes ( voy\ le spécimen fig. 35), enfin M. Maxime Collignon, alors élève à l’École Normale (’), qui a accompli, avec une rare habileté et une persévérance au-dessus de tout éloge, le travail de ce genre le plus considérable qui ait été entrepris : le panorama qui se déroulait au sud du clocher de Villejuif, sur le plateau entre Seine et Bièvre (voir PL X). C’était ce côté de la ceinture qui nous étreignait que j’avais supposé devoir être rompu pour donner la main à l’armée de la Loire. Aussi avais-je tout fait pour hâter ce remarquable travail que je portai, dans le courant de novembre, au gouverneur de Paris, avec le tracé des lignes allemandes, figuré sur un fragment du plan des environs de Paris, à l’échelle de dont plusieurs feuilles avaient été exécutées par des élèves de l’École Normale, sous la direction de M. Levasseur, membre de l’Institut, qui m’accompagnait dans cette visite. Malheureusement, les projets du commandement étaient différents, et j’ignore même si les renseignements précis que nous avions fournis ont été communiqués à ceux qui dirigèrent la fausse attaque sur l’Hay, le jour de la bataille de Champigny.
J’aurais bien d’autres réflexions à présenter, à propos du rôle des observatoires militaires, mais ce ne serait peut-être pas le lieu, et je veux en ce moment ne songer qu’à mes collaborateurs, dont voici la liste :
Commissaires militaires : MM. le lieutenant-colonel Lebeurriée, le lieutenant-colonel Hamel, le lieutenant-colonel
(') Aujourd’hui membre de l'Academie des Inscriptions et Belles-Lettres.
1 84 les instruments, les méthodes et LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.
Lévy, le lieutenant-colonel Bovet, le commandant Oudot, le commandant Ratheau, le commandant Revin, le commandant Faure, le commandant Castel, le capitaine Javary (en même temps chef du service des observations à Montmartre), et le garde du Génie Galibardy.
Astronomes et physiciens : MM. Lœwy, Gaillot, Folain, Périgaud, Paul et Prosper Henry, Lévy, Sonrel, Moureaux, Capilaneano (de l’Observatoire de Paris), Maurat, Brion, Fernet, professeurs de Physique, Maxime Collignon, Maxime Cornu et Branly, élèves à l’École Normale.
Ingénieurs, artistes de précision et volontaires de professions diverses : MM. Vuignier, Henry, architecte, Guéroult, Delaunay fils, Lemoine, Chevallier, Chauvet, Janssen (Eugène), Bardou fils, Richepance, Gauche (Victor), Briou.
J’ai le regret de ne pouvoir pas donner les noms des marins qui nous ont aidé, partout où ils se trouvaient, et notamment à Villejuif, où la lunette a été brisée par un projectile, à côté du maître d’équipage qui était de quart, et à Romainville, d’où les renseignements étaient donnés avec une régularité et une précision tout à fait remarquables.
Des nombreux télégraphistes qui nous ont également rendu les meilleurs services, je n’ai retrouvé que les noms de MM. Paris et de Beauchamp, attachés à l’observatoire des Phares.
Enfin mes auxiliaires immédiats, aussi bien dans le bureau qu’à l’extérieur, je pourrais dire mes aides de camp, étaient MM. Alfred Tresca, Alvès ( 1 ) et l’adjudant du Génie (depuis capitaine) Luthard.
Après cet exposé des services rendus par le télémétrographe, il semblerait que le léléiconographe de M. Revoil fût
(') M. Alvès, mon préparateur au Conservatoire des Arts et Métiers, éLait un dessinateur très habile et très instruit. C était lui qui relevait sur les croquis et les panoramas les renseignements journaliers pour les rapporter sur les plans aux échelles de (1c i u ùoü ,u6me (lc
-- J—, dont il a élé question plus haut. Nous n’avons retrouvé, après la Commune, que la minute do la Carte a j~-0-yô.