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II. — Association des mies pittoresques et des plans

Il y a d’ailleurs bien d’autres arguments à faire valoir en faveur de l’ utilisation des vues pittoresques dans l’art de lever

(') C’est ce qui explique celles que l’on constate en si grand nombre sur la Carte de l’État-Major et, en général, sur les caries analogues publiées à l'étranger. — Voyez, à ce sujet, un article paru récemment dans la Revue scientifique, numéro du 12 novembre 1898.

(2) 11 est évident, en outre, que les vues photographiées procurent à ceux qui ont le contrôle des travaux topographiques les moyens de vérification les plus prompts et les plus sûrs.

les plans ou plus généralementen Topographie. Il est aise, par exemple, de montrer qu’en s’abstenant de le faire, on semblerait ignorer les services qu’elles ont déjà rendus à cet art ivanl l’invention de la Photographie, c’est-à-dire alors qu'il était incomparablement plus difficile de les obtenir.

Après avoir indiqué au Chapilre précédent (Chap.II), les phases par lesquelles a passé le dessin topographique dans les temps modernes, principalement depuis l’invention de la gravure jusqu’au règne de Louis XIV, nous avons constaté que, à celte dernière et brillante époque, les créaieurs delà Topographie régulière avaient continué à se servir de la perspective pour illustrer leurs plans, aidera les mieux faire comprendre.

Parmi les exemples les plus frappants de celle association préméditée des vues pittoresques et des caries ou des plans levés géométriquement, nous avons signalé surtout l’œuvre qui porte le nom de Grand Beaulieu (*), et les trois Planches I V, V et VI qui en sont extraites montrent clairement le hui que se proposaient leurs auteurs et jusqu’à quel point ils l’ont atteint. Si la tradition ne s’est pas perpétuée sous cette forme précise, on se tromperait assurément en méconnaissant le rôle qu’a continué à jouer le dessin pittoresque dans les travaux d’exploration et de reconnaissances topographiques exécutés pendant les deux siècles écoulés depuis la publication du Grand Beaulieu.

Il suffirait de se reporter aux Allas de l’expédition d’Égypte et des campagnes de Bonaparte en Italie par Baggetti et par Carie Vernel dont nous avons déjà parlé, à celui de l’expédition de Morée-et à bien d’autres encore (nous nous bornons aux plus célèbres parmi les publications faites en France) pour constater ce besoin du pittoresque à côté des œuvres topographiques les plus parfaites et des relevés d’architecture les plus soignés.

Ainsi, en nous en tenant à l’expédition d’Egypte, où les plus illustres savants étaient accompagnés d’ingénieurs et d’arehi-

(’) On sait que l’on désigne ainsi le Recueil général qui a pour titre: Les glorieuses Conquêtes de Louis le Grand ; Cartes . profils, [dans des uilles avec leurs attaques, conduits, batailles, etc.

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