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CHAPITRE lll. — ICONOMÊTRIE ET MÉTR01M10T0ÜUAP1IIU. ~l

sur le terrain la distance qui sépare deux des points A, B, C, I), ou de déterminer II .

Celle construction est la plus simple que l’on puisse imaginer; mais, si l’on voulait opérer sur une feuille de dessin de longueur réduite, on pourrait ne pas employer le point O', et arrêter l’épure à la ligne de terre. Il suffirait alors de tracer la perpendiculaire du point a entre les deux lignes LT et LIT, de joindre O, à a et à a", puis de mener par a' une parallèle à O, a" jusqu’à la rencontre de O, a prolongée s’il est nécessaire.

Celte modification, facile à justifier en se reportant à la figure, a toutefois l’inconvénient d’exiger un peu plus de temps.

Pour que les constructions que l’on vient de décrire réussissent, il convient évidemment que le point de vue soit assez élevé au-dessus de la surface de l’eau ou du terrain, et que les bords dont on cherche la projection horizontale ne soient pas trop éloignés de la verticale du point de vue ; enfin, pour les points situés dans le plan principal ou tout près de ce plan, les intersections des droites qui servent à les déterminer se feraient sous des angles trop aigus; on doit alors avoir recours au rabattement, sur le plan du tableau, des plans verticaux de chaque rayon visuel.

Dans les pays de plaines où l’on rencontre quelquefois des édifices d’une grande hauteur, un seul panorama pris du sommet de l’un de ces édifices et qui contiendrait les routes, les canaux, les cours d’eau et les autres accidents remarquables du terrain environnant, même des maisons dont on découvrirait le pied, fournirait les éléments d’une reconnaissance partielle, qui pourrait être encore passablement exacte (dans un rayon limité toutefois, comme nous le verrons bientôt), à la condition que le sol fût sensiblement de niveau ( 1 ).

La solution précédente, que nous avons appliquée, dès i85i, à des vues de côtes dessinées du haut des falaises de

(') C’est le cas restreint considéré par Lambert, de Mulhouse, dans sa Perspective libre, cité antérieurement page n.

la Manche, a acquis un bien plus grand intérêt depuis que l’on l'ait de la Photographie instantanée en ballon captif ou en ballon libre et même, comme nous l’avons déjà annoncé, au moyen de cerfs-volants. Il convient donc d’examiner les conditions dans lesquelles on pourrait avoir quelques chances d’opérer avec succès en se servant de ces stations aériennes.

Il y a, on le conçoit, de précieuses propriétés communes à des vues prises de points très élevés au-dessus du terrain, mais il n’est pas moins indispensable de distinguer les cas où les tableaux sont verticaux, inclinés à l’horizon ou horizontaux. Le premier et le dernier cas ne présentent pas de difficultés particulières, et dans le dernier on peut même souvent obtenir des images qui sont de véritables plans; mais, dans les deux cas, l’étendue du terrain embrassé est plus limitée que lorsqu’on incline convenablement le tableau. En pays de montagnes, on peut aussi être amené accidentellement à incliner l’axe optique de l’appareil pour découvrir des ravins profonds et rapprochés ou pour atteindre des parties élevées de roches abruptes dont le pied est également trop rapproché de la station.

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