CHAPITRE Ht. — ICONOMÉTRIK ET 11ÉTROP1IOTOGIUPIIIE. lo
êlre nécessaire de lui imprimer pour accroître le champ vertical, l’invariabilité de position de ce centre, jointe à la propriété connue des deux miroirs, donnera réellement l’immobilité à l image projetée sur la planchette; tandis que, si l’axe ne passait pas par ce point, la rotation entraînerait celui-ci et l’éloignerait ou le rapprocherait de la planchette, c’est-à-dire du tableau, ce qui dilaterait ou contracterait les parties de l’image que l'on découvrirait successivement.
La sphéricité de la surface d’émergence ne crée d’ailleurs aucune espèce d’aberration capable de produire des déformations dans les images. Il y a plus: quoique sa courbure soit calculée pour la distance ordinaire de la vue distincte, on peut rapprocher ou éloigner le prisme de la planchette dans des limites assez étendues sans que la parallaxe redevienne sensible ( ' ).
On trouverait l’explication de ce fait dans la forme des surfaces caustiques engendrées par les rayons de chaque faisceau, mais il suffit de l’énoncer ici comme un résultat de l’observation.
Inversement, si le prisme est fixé à ora,3o au-dessus de la planchette, c’est-à-dire si l’on fait occuper à celle-ci le plan focal principal, il est également facile de constater que l’objet peut s’approcher beaucoup du prisme sans que la parallaxe devienne une cause d’erreur. Cependant, il y a une limite qu’il ne faudrait pas dépasser, et, si l'on voulait, par exemple, dessiner un objet situé à la même distance que le papier, copier un dessin, la théorie fait voir que la parallaxe deviendrait aussi considérable que lorsqu’on regarde des objets éloignés avec un prisme à faces planes. En définitive, la chambre claire hémi-périscopique est faite pour prendre des vues et peut servir à obtenir des réductions, mais elle ne convient ni pour copier ni pour amplifier des dessins (2). Dans ce dernier cas, le
(’) On n’a généralement intérêt qu’à augmenter la distance du point de vue au tableau; à oro,45, la parallaxe est encore très faible pour le rayon de om,i5 donné à la calotte sphérique.
(3) Pour faire une copie de même grandeur que l'original, on devrait se servir de la partie du prisme qui n’est pas entaillée et au-dessus de laquelle on pourrait, à cet effet, pratiquer un autre diaphragme dans la monture.
mieux serait d’employer une construction particulière ou plus simplement de recourir à des jeux de lentilles, mais nous n’avons pas à nous en occuper dans ce Mémoire.
Ajoutons qu’avec le nouvel appareil, on n’éprouve ni difficulté, ni perte de temps pour la mise au point, comme cela peut arriver lorsqu’on corrige la parallaxe au moyen de lentilles qui ont des distances focales différentes. Enfin, et c’est un avantage sur lequel on ne saurait trop insister, la parallaxe reparaît à peine pour les directions les plus obliques qu'il est inutile d’employer, tandis qu’avec des verres lenticulaires placés nécessairement à une certaine distance de l’œil, il n’y a que le milieu du champ qui soit tout à fait à l’abri de ses effets, parce qu’alors les directions obliques vont toujours traverser l’épaisseur de la lentille assez loin de son centre.