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CHAPITRE III. — ICONOMÉTIUE ET MÉTROPIIOTOGIUPIUE

enfin, la pièce k qui forme fenêtre est mobile autour de la goupille i et donne la facilite d’introduire le prisme dans sa monture ou de l’en retirer pour enlever au besoin la poussière ou l’humidité qui se seraient déposées sur ses faces ( ').

Mise en station de l’appareil. — Après avoir fixé les mâchoires à la planchette de manière que les tiges se trouvent exactement en face l’une de l’autre, précaution sans laquelle il pourrait y avoir un gauchissement nuisible à la manœuvre de l’instrument (on peut, au besoin, se servir de lignes de repères tracées sur les bords, comme celles que l’on voit sur la PL IX, fîg. 5), on procédera, dans l’ordre suivant, aux opérations qui donnent les éléments de chaque perspective :

i° Mettre de niveau la planchette et le prisme (PL IX, Jig. 1). — Ces deux opérations se font successivement, au moyen du niveau à bulle d’air AA; on cale la planchette comme à l’ordinaire et selon sa construction, qui doit être d’ailleurs la plus simple possible, puis on pose le niveau sur la surface supérieure du prisme dont les extrémités sont laissées à découvert dans la monture pour recevoir les talons l, l' , dont le niveau est armé. En agissant sur la vis de rappel g, on amène la bulle au milieu du tube, tantôt en pressant seulement avec le doigt sur la tète de la vis, tantôt en la faisant marcher dans son écrou. Le retournement du niveau dans celle posilion peut d’ailleurs servir à vérifier s’il est bien réglé lui-même; on le rectifie, s’il y a lieu, en serrant ou desserrant la vis de correction dont il est muni.

20 Déterminer le point principal de la perspective et la distance du point de vue au tableau (Pl. IX, fig. 5). — On trouve très simplement le point principal en laissant tomber un fil à plomb qui rase l’arête du prisme au point même

(') Le premier exemplaire de cet instrument a été construit par le célèbre artiste U. Froment; j’en ai fait don au Conservatoire des Arts et Métiers; mais le prisme, qui était un chef-d’œuvre de précision de l’habile opticien Berlaud jeune, a disparu à l’Exposition universelle de 18G7 et a dû être remplacé par une pièce bien exécutée, quoique peut-être un peu moins parfaite.

ïo8 LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOGRAPHIQUES.

où est situé le centre optique o (milieu de la partie apparente de l’arête à travers la monture), et en marquant sur le papier la trace P de la pointe S par laquelle se termine le fil à plomb de forme cylindro-conique.

On mesure ensuite directement la distance du point de vue au tableau, en plaçant l’extrémité d’une règle divisée marquée o sur le point principal et en approchant le bord qui porte les divisions du centre optique où l’on fait la lecture.

3° Tracer la ligne d'horizon. — Le point principal que l'on vient d’obtenir appartient déjà à la ligne d'horizon; pour achever de trouver celle-ci, on peut employer deux procédés différents :

(a) . — Suspendre un fil à plomb à quelque distance en avant de l’instrument, quatre ou cinq mètres environ, attendre qu’il n’oscille plus, dessiner sur la planchette son image vue à travers le prisme, et, par le point principal, mener une perpendiculaire à cette image; cette perpendiculaire est évidemment la ligne d’horizon. Ce moyen est extrêmement simple, mais la moindre agitation de l’air peut en compromettre l’exactitude; le suivant, quoique un peu plus long, est donc préférable, dans la plupart des circonstances.

(b) . — Après avoir examinéla perspecliveà travers le prisme, on choisit, à sa droite ou à sa gauche, mais du même côté, trois ou quatre points bien différents qu’on marque avec la pointe du crayon, en les désignant, si l’on veut, par une lettre ou par un chiffre, ou même en esquissant l’objet auquel appartient chacun d’eux (/V. IX, fig. 5); du point principal comme centre, on décrit autant d’arcs de cercle passant par ces points; puis, en continuant à regarder dans la chambre claire, on fait tourner la planchette autour de son axe qui n’est jamais très excentrique par rapport au point principal, de gauche à droite ou de droite à gauche, suivant le cas, jusqu’à ce qu’on voie les images de chaque point passer successivement une seconde fois sur les arcs de cercle qui correspondent à leur première position, et l’on marque encore les points de passage; enfin on cherche les milieux de lotis les arcs inter-

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