‹ Recherches sur les instrumentsChapitre 80 sur 122 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

IC0NOA1 ETRIE ET MKTROI’IlOTOlilWI’IllE.

métriques du télémélrographe, si ce n’esi que l’expérience prolongée pendant les quatre mois de la durée du siège de Paris par nombre d’olliciers, d’ingénieurs, de savants et d’artistes du plus grand mérite a fait plus que confirmer nos pré-

visions.

Tous ceux qui avaient pris une lois la peine de se servir de cet instrument étaient frappés de la netteté et de l’exactitude des résultats qu’ils obtenaient et dont ils se donnaient souvent eux-mêmes la satisfaction de tirer les conséquences avant d’envoyer leurs dessins à la Direction des observatoires militaires où leur rapprochement permettait d’elfecluer le travail

d’ensemble.

Ainsi (J ne nous l’avons annoncé, on trouvera dans un Appendice les renseignements complémentaires sur l’organisation de ce service de reconnaissances à de grandes distances, qui est sans doute, jusqu’à ce jour, celui qui a fonctionné sur la plus grande échelle.

Ajoutons que nous avons eu la bonne fortune de retrouver, après la Commune, une grande partie des dessins originaux, des artistes de grand mérite nommés dans l’Appendice, qui sont aujourd’hui autant de documents du plus haut intérêt. Ne pouvant les publier dans cet Ouvrage, nous allons seulement en donner deux spécimens très réduits.

Le premier (PL X) représente les deux extrémités (formant la dixième partie) du panorama embrassé du clocher de Villejuif, comprenant le plateau entre les deux vallées de la Seine et de la Bièvre, de Choisy-le-Roi à Chevilly. Il avait été dessiné avec beaucoup de talent par M. Maxime Collignon, alors élève à l’Ecole Normale, aujourd’hui membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Son développement total atteignait i2.,n; sur plusieurs points de ce panorama qui donnait une idée complète des travaux de l’ennemi, il y en a dont les distances s’élèvent à 7km, 8k,n et jusqu’à iokl"; l’échelle de réduction de la figure est de yW (entre \ et -£).

Le second spécimen (Jig. 35) représente la redoute de Montretout vue de la lanterne du Panthéon, c’est-à-dire d’une

distance de plus de iokl" cl les derniers plans dépassent i2km. L’aquarelle très soignée, dont la Jig. 35 est une réduction à

122 I I-:s INSTRUMENTS, UES METHODES ET LE DESSIN TOI'OOIIAPII IQU ES.

1 échelle de enire { et -1, avait été exécutée par M. Henry, architecte de l’École Polytechnique qui, du haut du même observatoire, avait dessiné plusieurs autres vues très intéressantes et jusqu’à des épisodes de la bataille de Champigny.

Nous avons toujours pensé et les explications dans lesquelles nous venons d’entrer et celles que nous donnerons plus loin ( voir l’Appendice annoncé du Chap. III) sur le fonctionne-

lùg. 3o.

Redoute de Montretout, vue du Panthéon.

Echelle y'-j de l’original.

ment des observatoires militaires pendant le siège de Paris suffiraient à justifier cette opinion, qu’il serait sage de profiter du temps de paix pour préparer un service analogue, il serait facile, en effet, en utilisant le talent des jeunes artistes peintres ou architectes pendant leur service militaire, de faire dessiner à l’avance au lélémélrographe, les panoramas du terrain dangereux autour de chacune de nos forteresses. Enfin, en recourant aux photographes professionnels ou amateurs également sous les drapeaux, on pourrait, grâce à la Téléphotographie, ajouter à l’œuvre d’ensemble des paysagistes des détails d’une merveilleuse précision.

Nous espérons pouvoir donner, dans l’un des paragraphes suivants, une reproduction à plus grande échelle de la vue précédente de Montretout, peinte à l’aquarelle, ainsi qu’un spécimen des vues photographiées et annotées de M. Javary,

Page 1