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CHAPITRE III. — ICONOAIÉTRIK ET MIÏTROPIIOrOGRAPIIIE, \>.r

de Carislie, avait en précisément pour objet de relever des mesures géométriques exactes sur une vue du dôme des Invalides, prise de la place \ au ban.

Les procédés d’agrandissement, si simples et si répandus aujourd’hui, étant alors très incommodes et très imparfaits,

Fig.

Chambre noire topographique.

pour avoir des détails suffisamment nets des plans éloignés, nous avions adopté un objectif dont la distance focale étaitde o,n,5o, bien supérieure par conséquent à la vue distincte.

L’excellent opticien Bertaud jeune, qui, dès celte époque ( 18 )8), pratiquait, très habilement une méthode des retouches locales qui lui était propre, était parvenu à nous livrer un objectif simple dont le champ sans aberration sensible déliassait 30".

Enfin, nous nous étions adressé au célèbre artiste Brunner, pour la construction de la première chambre noire topographique, munie des organes essentiels et dont les nombreux appareils analogues ont reçu plus tard, en France et à l’étranger, les noms de photothéodolites , phototachéomètres, photogrammètres , etc. Celte chambre noire représentée Jig. 36 et dont nous allons donner la description détaillée, lut terminée en 1 83g, et nous ne tardâmes pas à la soumettre aux expériences dont il sera question ci-après.

Propriétés des images produites dans la chambre noire.— Rappelons encore quelques notions déjà exposées à propos des vues dessinées à la chambre claire, en les étendant aux images photographiées. Les vues de paysages, qui se peignent au fond de la chambre noire, sont des perspectives coniques sur des tableaux plans entièrement analogues à celles que l’on dessine avec la chambre claire et jouissant, par suite, des mêmes propriétés que ces dernières.

Le sommet du cône est, dans ce cas, un point situé sur l’axe optique de l’objectif et qui, selon la théorie que l’on adopte, est le centre optique de cet objectif ou le point nodal d’émergence des rayons lumineux. Pour simplifier le langage, et bien que la théorie des points nodaux soit la plus exacte, nous continuerons à désigner le sommet du cône de la perspective sous le nom de centre de l'objectif, sans préjuger sa position, que nous chercherons plus tard à déterminer.

Nous admettons tout d’abord que le tableau sur lequel viennent se former les images est fixé à une distance constante de ce centre, qui est le point de vue de la perspective, et nous sommes autorisé à faire cette hypothèse puisque nous opérons, en général, sur des paysages composés d’objets assez éloignés pour que leurs images viennent se former dans le même plan focal, celui qu’on appelle le plan focal principal.

Ce que nous aurons à déterminer n’est donc théoriquement autre chose que la distance du point de vue au tableau.

Cette distance est l’un des éléments essentiels et, il faut

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