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CHAPITRE III. — ICONOMIÎTUIIÎ ET MKTIIOPHOTOGRAIMIIE

mais, lorsqu’on ne veul prendre que des vues de paysage, celle opération peut être faite une fois pour toutes. Dans ce cas, l’objectif doit être fixé définitivement, ou bien on se contente de le ramener toujours à un même repère marqué sur la moulure.

La glace dépolie n’en sert pas moins à vérifier de temps en temps l’exactitude du repère et surtout à examiner les vues que l’on veul prendre, pour les diviser au besoin en plusieurs épreuves.

Les châssis a épreuves négatives, que l’on substitue à la glace dépolie, doivent être construits avec beaucoup de soin, pour que la surface sensible vienne se placer bien exactement dans le plan focal. C’est ce que l’on reconnaît à la netteté des épreuves elles- mêmes ou à celle des épreuves positives qu’elles fournissent.

Du piecl de l’ instrument. — La boîte de la chambre noire repose immédiatement sur un fort croisillon en bronze CC, sur lequel on la fixe au moyen des vis V, V, qui pénètrent dans des écrous noyés au fond de la boîte. Ce croisillon fait corps avec un cylindre creux BB, emboîtant un axe vertical en acier, autour duquel l’appareil peut tourner facilement. L’axe est porté par un trépied à vis calantes T, T, T, posé lui-même sur le plateau d’un pied à trois branches. Une forte vis, armée d’un ressort qui traverse le plateau et pénètre au centre du trépied, travaillé en écrou, relie solidement les deux parties du support de la chambre noire.

Des organes géodésiques. — A la base de l’axe vertical est fixé un cercle horizontal HH, dont la division tracée sur la tranche est parcourue par l’alidade DI) dans les mouvements de rotation. Cette alidade porte à son extrémité une pince J*, qui, lorsqu’elle est serrée, maintient l’appareil dans une direction déterminée; elle porte, en outre, une vis de rappel R, pour faciliter le pointé, et un vernier donnant la minute. Les angles dont on fait tourner l’axe optique de l’objectif s’évaluent donc avec un degré de précision toujours suffisant dans des opérations destinées à être traduites graphiquement.

l32 les instruments, les méthodes et le dessin topographiques.

L’instrument comprend, d’ailleurs, un niveau à bulle d’air et à lunette, disposé sur l’un des côtés de la boîte. La lunette LL, placée dans ses collets .1, J, est mobile autour d’un axe horizontal II et entraîne dans son mouvement une alidade 1)1)', dont les verniers parcourent les arcs d’un éclimètre vertical EL; une vis de pression P' sert à arrêter la lunette dans la direction d’un objet pris pour point de mire, et la vis de rappel IV à rendre le pointé tout à fait exact. La lecture des verniers donne, au besoin, l’inclinaison de l’axe optique de cette lunette sur l’horizon.

Le niveau NN, dont les pieds Y, Y reposent sur les tourillons de la lunette, peut s’y retourner sans rester, pour cela, exposé à tomber quand on manœuvre ou quand on transporte l’instrument d’une station à l’autre. A cet effet, la règle inférieure du niveau porte en son milieu une double équerre FF, dont les branches verticales sont armées à leurs extrémités de petites tiges cylindriques qui s’engagent dans les fourches U, U fixées à l’alidade. En relevant les crochets Z, Z qui passent sur ces liges, le niveau se trouve retenu et, lorsqu’on veut le retourner ou l’enlever tout à fait, on n’a qu’à abaisser les crochets.

La platine qui porte l’axe horizontal, et dans laquelle a été taillé l’éclimètre, s’applique solidement contre la face de la chambre obscure au moyen de vis W, W, qui traversent celte face, et d’écrous que l’on serre à l’intérieur; un contrepoids QQ vissé sur la face opposée ramène le centre de gravité sur l’axe vertical.

Indépendamment du réticule ordinaire, composé d’une croisée de fils, deux autres fils parallèles sont placés au foyer de la lunette pour servir à l’évaluation directe des distances (d’une station à l’autre), en certains cas, d’après le principe de la s lad ici.

Enfin, quatre aiguilles très fines a, a , a, a, sont disposées à l’intérieur de la boîte et au milieu des quatre côtés, tout près du bord contre lequel vient s’appliquer le châssis. Les aiguilles, en interceptant la lumière, marquent sur les épreuves quatre traits de repère qui, joints deux à deux, donnent la ligne d’horizon et une perpendiculaire passant par le milieu de cette

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