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CHAPITRE III. — I CONOM ÉTR I E ET Al ÉTROPIIOTOORAPIIIE. l.lj

mobile dans une rainure verticale, ce qui permet de les élever ou de les abaisser au besoin.

Si l’on voulait prendre l’image d’un point sur lequel on dirige la lunette pour point principal, il faudrait s’astreindre à de nouvelles vérifications que l’on évite en plaçant les deux autres points de manière (lue la ligne qui les unit soit perpendiculaire à la ligne d’horizon et liasse sensiblement par le milieu de celle ligne. On reconnaît très facilement que celte double condition est remplie, en se servant à cet effet, non plus de la glace dépolie, mais d’une épreuve positive obtenue à l’aide de' l’appareil entièrement rectifié d’ailleurs. Dans ce cas encore, une extrême précision n’est pas de rigueur, et quand les deux pointes ont été placées avec soin par le constructeur, il n’est plus nécessaire d’y toucher, à moins d’accident.

Remarque. — L’objectif est habituellement fixé au milieu du côté antérieur de la chambre noire, et, par suite, la ligne d’horizon partage elle-même l’épreuve en deux parties égales.

D’un autre côté, comme, en général, les rayons visuels dirigés sur les objets du paysage ont des inclinaisons qui ne dépassent guère de 10“ à i5° (au-dessus ou au-dessous de l’horizon), pour ne pas donner des dimensions exagérées à l’appareil, on règle sa hauteur d’après celle indication.

Il peut arriver cependant, en pays de montagnes ou dans des stations choisies à l'intérieur des villages, que les points de vue soient dominés par les objets environnants ou qu’ils les dominenteux-mêmes, de tellesorte que les images de ces objets ne se trouvent plus entièrement comprises dans le cadre de l’épreuve. Quand c’est le point de vue qui est dominé, la ligne d’horizon, au lieu de passer par le milieu de l’image, devrait en occuper la partie inférieure, et réciproquement, quand c’est lui qui domine, la ligne d’horizon devrait laisser la plus grande partie, sinon la totalité de l’image au-dessus d’elle. Or on peut aisément réaliser le déplacement de la ligne d’horizon, dont la position dépend de celle de l’objectif, en faisant porter celui-ci par un châssis mobile dans deux rainures verticales, pratiquées à la partie antérieure de la chambre noire.

l38 LES INSTRUMENTS, LES MÉTHODES ET LE DESSIN TOPOURAPIIIQUES.

Quant aux aiguilles, on peut les laisser à la même place; seulement la ligne qui les unit ne représente plus invariablement la ligne d’horizon, mais seulement une parallèle à cette ligne, dont le tracé sur les épreuves est d’ailleurs encore très facile. Il suffit, en effet, d’avoir une graduation de centimètre en centimètre sur les bords de la coulisse et des index sur le châssis qui porte l’objectif. Le zéro de celte graduation correspond a la position moyenne de l’objectif, pour laquelle la ligne d’horizon passe par les aiguilles.

Quand on élève l’objectif d’un certain nombre de centimètres, la ligne d’horizon suit ce mouvement, et, comme l'image sur laquelle elle se déplace est renversée, pour l’obtenir il faut, sur l’épreuve redressée, mener une parallèle à la .ligne déterminée par les aiguilles et au-dessous de celte ligne, à la distance mesurée sur la graduation. Quand, au contraire, l’objectif a été descendu, la parallèle doit être tracée audessus de celte même ligne.

On évite, par ce moyen, de donner à la chambre noire des dimensions qui la rendraient inutilement incommode ; car, dans la plupart des cas, les vues de paysage sont loin de couvrir toute l’étendue des plaques ou des feuilles de papier placées dans le plan focal, et dont la hauteur est ordinairement moindre que la largeur.

Mais la nécessité d’accroître, dans un sens ou dans l’autre, le champ vertical de la chambre obscure n’en est pas moins réelle, et elle s’était fait sentir, drtns les études entreprises par M. le capitaine Javary pour expérimenter l’appareil que nous achevons de décrire et auquel nous avons fait ajouter le dispositif dont il vient d’être question ( 1 ).

Il doit être bien entendu, toutefois, que le champ net, dont nous n’avons pas encore parlé, a, dans tous les cas, une limite qui dépend de la nature de l’objectif et qu’on ne peut pas

(’) Ce dispositif est celui qui est employé le plus habituellement pour éviter d’incliner l'axe optique de l’appareil et, par conséquent, le plan du tableau qui, cessant d’être vertical, donne des perspectives sur lesquelles, comme nous l’avons expliqué, les lignes verticales deviennent convergentes.

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plus dépasser dans le sens verlical que dans le sens horizontal (<).

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