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GE SErLietiG ZitRoLD, DIcheNmAGENNIEN 1854 D? 12307
Remarquons que d’après cette équation 15 d’eau fournit, avec 136,2 d’isocyanate, 114,7 de diphénylurée. C’est pourquoi la diphénylurée He si souvent COMME produitaccessoire chaque fois qu’on met en conflit l isocyanate avec des substances qui n’ont pas été rigoureusement desséchées où qui peuvent fournir un peu d’eau par suite de quelque réaction accessoire.
Mais il semble bien que cette réaction se passe en deux temps et qu'il se produit d'abord de l’aniline, fait important pour nous, parce qu'il nous permettra d'expliquer plus loin la direction que prend la réaction quand on fait agir l’isocyanate sur un acide fort en présence de l’eau.
Quand on chauffe, en effet, au bain-marie bouïllant et en agitant fréquemment, un mélange de d£,10 d’isocyanale avec 20% d’eau, on constate que l’odeur irritante du carbanile disparaît rapidement et qu’il se précipite de la diphénylurée qui, recueillie et séchée, pèse 45,20. Cette quantité a exigé pour sa formation 45,50 d’isocyanate; il reste donc environ 0$,40 d’isocyanate qui ont disparu sous la forme d’un autre produit. Il est facile de montrer que c’est l’aniline qui se forme ici. En effet, le liquide aqueux filtré donne très fortement la réaction de l’anilime, ainsi lorsqu’on le traite successivement par un peu d’acide chlorhydrique, de nitrite de soude et un peu de naphtol 8 en solution dans de la lessive de soude. D'ailleurs le filtrat, agité avec de l’éther, abandonne à ce solvant un peu d’aniline, que l’éther abandonne sous la forme d’un enduit huileux, coloré en brun jaunâtre et donnant toutes les réactions de laniline. En effet, une gouttelette de cet enduit, traitée sur un verre de montre par un peu d'acide sulfurique étendu, donne le magma cristallin caractéristique du sulfate d’aniline; une autre portion du résidu, dissoute dans un peu d'acide azotique et traitée par du nitrite de soude, donne à l’ébullition un dégagement d'azote et l’odeur caractéristique de nitrophénol. Enfin, la solution aqueuse
de l’enduit est colorée en violet par lhypochlorite de chaux. ,
On peut donc interpréter ainsi qu'il suit la réaction de l’isocyanate de phényle avec l’eau. Dans un premier temps l’isocyanate réagirait d’abord avec l’eau en donnant de l'acide carbonique et de laniline :
(2) CON. CSH5 + H20 — CO? + NH°.C6Hs.
décomposition en tout semblable à la classique réaction qui a conduit Wurtz à la découverte de l’éthylamine